CONCLUSIONS
I. — L’ostéochondrite de la hanche laisse presque toujours à sa suite une déformation articulaire plus ou moins importante, dont les signes cliniques sont souvent assez peu marqués pour que les sujets qui en sont atteints ne se doutent pas de leur infirmité et soient reconnus aptes au service armé.
II. — Cependant ces malades ne peuvent pas supporter la fatigue, et lorsqu'ils sont soumis à l’entrainement militaire, ils éprouvent bientôt des douleurs et une augmentation de la boiterie ; d’autre part, ils sont exposés sans l’intervention du surmenage et du seul fait de l’évolution spontanée de leur maladie, à présenter des accidents d’arthrite sèche à une période
plus ou moins avancée de la vie.
III. — Les sujets atteints d’ancienne ostéochondrite de la hanche ne doivent donc pas être acceptés au
service armé. Ils peuvent être versés dans le service auxiliaire, sous la réserve de rester sous la surveillance du médecin militaire et d’avoir une fonction en rapport avec leur aptitude physique. Même avec . ces précautions, il ne sera pas toujours possible d’éviter une aggravation qui pourra engager la responsabilité de l'Etat.