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lites des os courts et plats, Haaga sur 414 cas observés à la Clinique de Von Bruns n'aurait vu que 4 ostéomyélites de l'os iliaque.
Milchner (1) rapporte qu'en 5 ans à la clinique de Fribourg, sur 55 cas, 3 fois seulement l'os iliaque était atteint. |
V. Bruns et Honsell (2) auraient observé à la clinique de Tubingen 106 cas d’ostéomyélites dans le voisinage de la hanche. Dans la plupart des observations, ils’agit d’ostéomyélites ayant fini par atteindre à la fois fémur et os iliaque. Il est difficile de dire quel fut le point de départ de l’afflection. Le maximum des lésions est au fémur. Il n'y a guère que 6 cas dans lesquels le point de départ fut nettement pelvien et l'atteinte articulaire secondaire.
51 l’on considère la fréquence de l’affection par rapport aux autres os, on voit que sur la totalité des 545 cas relatés par Frühner et ayant porté sur 661 os, 1 fois seulement des os courts et plats ont été intéressés :
Chvicule se 11 fois Omoplate ........ Je Osaliaque Fe, 9 — À Calcaneum....... 7 — Côtes tn RAR SE Occipitalr 2 — Zygema... T0 VE Maxillaire inf..... 2 — Aelrapalete 2 ju
(1) Thèse Fribourg, 1895.
(2) V.Bruxs et HoxseLr. — Ueber die akute Osteomyelitis im Gebiete des Hüftgelenks. Beitr. z. kl. Ch. Vol. XXIW, p.41.
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Dans cette importante statistique, l'os iliaque tient avec l'omoplate le second rang parmi les os courts ou plats.
Siège. — Le siège le plus fréquent semble être l’ilion : ensuite le pubis. Quant aux atteintes de l'ischion, elles sont extrêmement rares.
Sur les 14 observations inédites que nous avons rassemblées, 10 ont trait à l’ilion, 4 au pubis, aucune à l'ischion.
La plupart des auteurs allemands dont nous avons cité les statistiques, remarquent la plus grande fréquence des atteintes de l'ilion.
En ce qui concerne les ostéomyélites pubiennes, nous n'avons trouvé en France que 22 observations publiées : 1 de Goullioud
“+ 1 de Fleury 1 de Demoulin 2 de Girard 16 de Secheyron 1 de Rocher
Dans le mémoire de Secheyron, 11 autres observations sont citées mais elles se rapportent à l’arthrite de la symphyse et aux ostéites d’origine puerpérale.
Sur les 70 observations de Bergmann —- dont beaucoup ne sont pas de vraies ostéomyélites — il y en a,
3 seulement qui ont trait au pubis.
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En ce qui concerne l’ischion, l'extrême rareté des ostéomyélites est d'autant plus intéressante à mentionner que les lésions tuberculeuses de cet os sont loin d'être aussi rares.
La littérature médicale ne contient que les deux observations rapportées plus loin de Giraldès et de Lannelongue.
Bergmann en donne 4 observations.
Deux seulement (obs. 14 et 15, p. 539) sont vraiment des ostéomyélites primitives.
Age. — C’est pendant toute la durée de période d’ossification —— c'est à dire jusqu'à 25 ans — que l'os iliaque est plus exposé aux infections aiguës; mais c’est pendant l’activité de la puberté qu’on les voit plus fréquemment survenir. Cependant la maladie peut apparaître à tout âge. — Des cas ont été rapportés par Cance (1) concernant un enfant de 16 jours, par Fleury — enfant de 6 semaines, par Broca (2) — enfant de 2 mois. Nous donnons l'observation d’une fillette de 2 mois et demi. Dans la première enfance, on voit surtout l’arthrite primitive de la hanche. ;
Même la période de croissance terminée; l'os iliaque peut être le siège d’ostéomyélite aiguë. — On trouve dans la thèse de Fleury, les observations d’une femme de 33 ans (ost. du pubis) et d’un sujet de 29 ans (ost. d'ilon). Bergmann cite de nombreux cas survenus après 30 ans, mais qui ne sont pas exempts de toute critique.
(1) Gance. Des ostéomyélites au-dessous de 3 mois Th. Paris 1908. no98. a a Revue prulique de médecine infantile et de pédiatrie, 1898, » P. 20.
HRSTES QE
Causes occasionnelles. — Les causes invoquées par Gosselin à propos de toute ostéomyélite sont ici valables : traumatisme, fatigue, surmenage, froid.
Le traumatisme joue parfois nettement le rôle d'agent et localisation. Il faut qu'il ait une certaine violence pour provoquer une lésion suffisante.
Le froid semble jouer un certain rôle adjuvant, particulièrement le froid humide et Tillmanns (1) note la plus grande fréquence sur les côtes de l’Allemagne du nord, dans les régions montagneuses du sud de l’Alle-
magne et en Suisse.
Causes efficientes. — Tous les microbes pyogènes sont capables — ici comme pour tous les os — de provoquer l’ostéomyélite.
Le staphylocoque doré est de beaucoup l'agent le plus fréquent: 11 fois sur 14 observations. On trouve plus rarementce staphylocoque blanc (2fois)lepreumocoque(1 fois) ou le streptocoque.
L'infection peut se faire d'emblée sur l’osiliaque sans qu'on puisse trouver une porte d'entrée. Il faut alors invoquer le microbisme latent. Quelquefois la voie de pénétration de l'agent infectieux est très nette : abcès, furoncles, excoriations en des régions plus ou moins éloignées.
On voit, en somme, qu'il n'y a guère de particularités
étiologiques propres à l'os iliaque.
(4) Ticcmanss, in Deutsche Chirurgie, 62 A. p. 396,