‹ L'Ostéomyélite Aigué Des Côtes: Diagnostic Différentiel Avec La PleurésieChapitre 11 sur 11 · TRAITEMENT ‘ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT ‘ET CONCLUSIONS

a) CoNcLusI1oNs. — Les conclusions se tireront de l’exposé même et de la discussion de notre travail :

‘1° Il existe une ostéomyélite aiguë des côtes, comme dans les autres os longs, courts ou plats.

2° Cette ostéomyélite donne lieu à des phénomènes généraux, graves où non, suivant l'intensité des cas, et à des phénomènes locaux.

3° Elle se développe le plus souvent par deux foyers aux points épiphysaires: l’un antérieur ou chondro-sternal et saillant en avant; l’autre postérieur au niveau de la tête de los, faisant saillie du côté de la cavité pleurale et présentant tous les signes stéthoscopiques d’un épanchement pleurétique circonscrit.

4° Les deux foyers communiquent entre eux par la face interne de la côte.

5° Dans le cas d’un foyer unique, développé à la partie postérieure de la côte, l’ostéomyélite peut, surtout les premiers jours, simuler absolument un épanchement pleurétique et compliquer le diagnostic.

6° Ces signes stéthoscopiques sont naturellement et intimement liés à la tension et à la résistance des parties molles qui ferment l’espace intercostal.

7° Dès que ces parties molles, par le fait d’une intervention par exemple, sont distendues, tons les symplômes pseudopleurétiques disparaissent de suite.

B) TRAITEMENT. — Nous n'avons que quelques mots d'indications thérapeutiques à tirer de nos observations. Qu'il nous soit permis cependant de donner aussi succinctement que possible le traitement en général de l’ostéomyélite.

L.-J. Petit déjà, en présence d’une région juxta-épiphysaire qui suppurait, trépanait ; d’autres chirurgiens incisaient simplement le périoste.

Chassaignac, qui opérait dans un temps où l’on observait des complications fréquentes de plaies, pratiquait lamputation ou la désarticulation.

Il ne saurait être question ici, dans l'espèce, de ces deux dernières opérations; mais, en revanche, les traitements d'Ollier et de Lannelongue frouveraient facilement leur place dans une intervention sur les côtes.

Dans le traitement de l’ostéomyélite en général, Ollier, en effet, suivant la phase de l'affection, débridait le périoste et s’en contentait; ou bien il allait jusqu’à la diaphyse nécrosée et donnait issue à ce pus, « afin de faire cesser les phénomènes infectieux et de prévenir une nécrose plus étendue. »

Pour Lannelongue, « la seule méthode dont l'opportunité et les indications soient indéniables est la trépanation. » Les indications se posent dès le début avant l'existence de l’abcès ou un peu plus tard, dès qu’on a reconnu sa présence. L'indication la plus formelle, dit-il, « se trouve dans les formes graves à marche suraiguë sans abcès sous-périostique reconnaissable encore, où l’on ne découvre qu'un gonflement diffus, ou en manchon, siégeant à la partie inférieure ou supérieure du membre. »

Est-il nécessaire que l'abcès sous-périostique soit formé

es es pour. appliquer le trépan? Non. Ce dernier sera d’autant plus efficace qu'il sera appliqué plus rapidement. On incisera les parties molles qui recouvrent l’épiphyse, zone très douloureuse d’ailleurs, et on trépanera: on trépanera sans se laisser arrêter par l'état sain du périosté, car le retentissement de l’ostéomyélite sur lui peut ne pas avoir eu lieu encore.

En tous cas, toujours d’après Lannelongue, les incisions des abcès sous-périostiques seront toujours combinées de façon à faciliter tôt ou tard la trépanation.

L'amputation et la désarticulation étant réseryées à des cas graves spéciaux (envahissement de plusieurs os ou articulations, décollement des parties molles par des infiltrations purulentes qui tiennent tout un sesment de membre — suppuration très abondante et diaphyse très dénudée avec état général grave), et ces deux sortes d'intervention ne trouvant pas leur place ici, nous le répétons, nous en arrivons immédiatement à notre traitement proprement dit.

D'abord, ainsi qu’il résulte de la méthode générale, d'après Ollier, Lannelongue ou autres, il faut intervenir vite, le plus rapidement possible, surtout si l’état général paraît grave.

Inutile d’insister sur les précautions antiseptiques en usage maintenant. Aseptie des instruments et des mains du chirurgien et des aides, antiseptie du pansement. Le lieu à opérer, la région, seront lavés au bichlorure à 1 pour 1000 ou à l’acide phénique à 3 ou 5 pour 100, après savonnage antiseptique de préférence.

Notre méthode consiste à ponctionner la poche chondrocostale, à pratiquer l'aspiration et à faire un lavage au moyen d’une solution de sublimé à 1 pour 1000. Nous nous servons d’un trocart Potain, appareil simple et peu encombrant, surtout en campagne : un aspirateur Dieulaloy ferait, d’ailleurs, le même office, et principalement dans une salle d'hôpital.

Après évacuation du pus, jugée aussi complète que possi-

| | — 71 — ble, on commence immédiatement le lavage, qu'ilest bon de répéter à deux ou trois reprises avec alternative d'aspiration.

L'intervention ne peut guère s'adresser qu'au foyer antérieur ou chondro-costal, le seul qui soit accessible au début ; on peut ainsi, en ponctionnant la poche chondro-costale, agir sur les deux foyers, grâce à la communication qui existe entre eux le long de la face interne de la côte.

D'autre part, comme dans les observations I et IT, on a pu voir que l'intervention avait été tout autre. En effet, dans ces deux premiers cas, la façon de procéder fut la suivante : antiseptie locale d'usage, incision au bistouri, lavage et drainage de la plaie.

Dans les deux cas, guérison pleine elentière, sans séquestres. |

S'ensuit-il que les deux méthodes se vaillent et puissent ètre employées indifféremment ou dans des cas spéciaux ?

Nous pensons que les deux procédés sont bons : en effet, Pun et l'autre peuvent être hâtifs,ce qu'il faut avant tout, et tous les deux donnent une bonne évacuation au pus, toutes conditions restant les mêmes...

Néanmoins, nous estimons que le procédé au trocart est le meilleur. La plaie est minime, une simple piqûre, peu ouverte aux microbes et sans communication appréciable avec Pair, lorsque toutes les précautions antiseptiques et opératoires sont prises. |

Le lavage immédiat est fait sans changement de canule, par conséquent sans manipulations spéciales et avec des chances nouvelles d'infection de moins ; ce qui n'a plus lieu en somme avec une plaie au bistouri, plus ou moins large, exposée à l'air; le drain, d'ailleurs, a des inconvénients connus et nécessite naturellement de fréquents lavages et des pansements à nouveau.

D'ailleurs, on agira suivant les indications.

Æ Gas — De de é Pise CAE | Gosseuin. — me de médécin 18 ; JABOULAY. — Thèse de Lyon, 1885. Éd LANNELONGUR. — Mémoire à l'Académie de dns 1878-1870. Congrès de Chirurgie, 1s91. T a (de Bordeaux). — Leçons de clinique chirurgicale, 1888. Mercredi Média lannéenS00 Eee | 7 ne — Eucyelopédie internationale, CIN ?

PASTEUR. — Académie de médecine, 4 mai 1880. MOVE ; SAR, RopeT. — Revue de chirurgie, 1885. AC Ce a de Re - 7 RecLus et Dupcay. — Traité de chirurgie. Paris, 1890. L ; Ÿ À a THELLIER. — Thèse de Paris, 1883.

= TILLAUX. — Traité de chirurgie clinique. Paris, re

ee - ; do

Quelques publications étrangères ayant traité de la matière

Bgcrer. — Deuts:he Medicin. Wochenschrift, 1888.

Eserrx. — Zur Kenntniss der Mycosen (Virchow’s Archiv. f. Pathol. Anat. und Physiol. 1875).

Kvegs. — Arch. f. experiment. Pathol. und Pharmacol., 1873, etc.,

: etc.

intérieur «he “maisons, mes yeux à n'y verront pas ce qui S'y passe, ma langue taira les secrets ( qui me seront confiés,

et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à

favoriser. le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que :j ai reçue de leurs pères. | :

Que les hommes m ‘accordent Le. estime, : si je suis fidèle à mes promesses ! Que Je sois couvert d’ opprobre et méprisé de mes confrères, si j'y manque ! :

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