‹ L'ostéosynthèse dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 14 sur 65 · FRACTURES DE LA TUBÉROSITÉ ANTÉRIEURE DU TIBIA · texte numérisé non relu

FRACTURES DE LA TUBÉROSITÉ ANTÉRIEURE DU TIBIA

Il faut distinguer les cas avec déplacement des cas sans déplacement.

Dans les cas avec déplacement, non opérés, les résultats sont

ort instructifs.

|! :Quandon peut obtenirun cal osseux, ce quin’est pas la règle,

le cal est parfois exubérant jusqu’à l’exostose et parfois douloureux (siège. d'apophysite : chronique).

Mais, comme à la rotule; la: coaptation inexacte entraîne une consolidation fibreuse, une véritable pseudarthrose. On a signalé une fracture itérative par rupture de ce cal fibreux.

Fonctionnellement, on peut lire dans les observations qui précisent le résultat, que la guérison a; été très lente chez ceux qui ont guéri (2 mois, 3 mois, 5 mois) ;les autres sont restés

des impotents définitifs.

Dans les cas sans déplacement du fragment, l’évolution n’est pas non plus toujours favorable. En effet, dans un certain nombre d’observations où ont été instituées la réduction simple et l’immobilisation, il a persisté pendant plusieurs mois ou plusieurs années de la gêne douloureuse’ et un certain

degré d’impotence fonctionnelle.

Jacoulet (63) s'exprime ainsi au sujet des fractures partielles : « Le pronostic est souvent médiocre... la fracture de Schlatter peut entraîner une infirmité absolue ou tout au moins interdire au malade tout exercice un peu violent et prolongé. Le membre lésé reste presque toujours un peu faible, et, dans l'effort, le malade hésite à prendre point d’appui sur lui tant à cause des phénomènes douloureux qu’à cause de l’atrophie

légère des muscles de la cuisse ».

En totalité, Linkenheld (in Tanton) a réuni 23 cas de toute espèce, non opérés, avec 11 résultats médiocres, 7 satisfai-

Sants, 5 pseudarthroses

FRACTURES CONDYLIENNES DU TIBIA

La physionomie de ces fractures leur est donnée par la

dislocation articulaire.

Aussi est-ce sur ce point que nous nous arrêtons davantage.

Pour Meerweim (95), les cas non ou mal traités se terminent

pär une articulation ballante (exceptons les arrachements du rebord tibial qui se rapprochent des entorses). :

En effet, le déplacement d’une des tubérosités tibiales, en détruisant la régularité de la surface articulaire qui s’affaisse ou s’exhausse en un point, en supprime la fonction de sus-

tentation par dénivellation (Demoulin) (25). La statique du

:genou-est compromise.

Nous avons vu plus haut les désordres'anatomiques consé-

-cutifs,'les arrachements, les déchirures, les distensions capsulo-

ligamenteuses. On comprend.les déviationside la jambe vraiment si fréquentes en varus ou en valgus, les mouvements de latéralité, les arthrites plastiques rebelles.

Le genu valgum (Zander) (143) entraîne les graves inconvénients habituels et sur lesquels nous n’insisterons pas (douleurs, difficulté et incertitude de la marche, entorses récidivantes, tendance permanente à l’accentuation du valgus).

Les mouvements. de latéralité, quand ils dépassent. .une certaine étendue, deviennent .une incapacité , fonctionnelle absolue, interdisant. la marche.

Or l’arthrite est suivie comme toujours de douleurs tenaces, de raideurs bientôt invincibles, d’amyotrophies. On a écrit qu'une tumeur blanche pouvait, chez les prédisposés, s'installer

sur Cette arthrite sèche (?)

RU re

Dans 2 cas, Moreau (98) a vu un épanchement intra-articulaire récidivant. Dambrin (33) insiste sur la présence possible de parcelles osseuses projetées dans l’interligne et y

jouant le rôle de corps étrangers.

De plus, la consolidation se fait souvent mal; elle est comme dans les fractures sous-condyliennes, fort lente (Gross et Sencert) (55) et elle aboutit même parfois à une pseudarthrose ; ou bien, elle provoque un cal difforme et exubérant qui, sil fait saillie vers l’article devient la cause de la limitation des mouvements normaux. Les complications vasculaires de voisinage ne sont pas exceptionnelles (Alglave) (2). Le pronostic

est donc, en tous points réservé (Günbel) (56), (Sonntag).

Si la fracture est bicondylienne, tous ces troubles sont rassemblés à des degrés divers, mais on peut dire qu’en général, le résultat est mauvais et Tanton signale que l'incapacité

permanente à pu atteindre jusqu’à 50 %.

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