‹ L'ostéosynthèse dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 16 sur 65 · INDICATIONS OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

INDICATIONS OPÉRATOIRES

Aprement débattue au sujet de son application générale, l’osteosynthèse recueille un grand nombre d’adhésions quand. il s’agit de fractures articulaires. Dans certaines éventualités, elle n’est même pas mise en discussion.

C’est qu'il apparaît clairement qu’au niveau d’une articulation plus que partout ailleurs, se fait sentir la nécessité d’une réduction parfaite; c’est qu’aussi la moindre irrégularité anatomique est suivie de perturbations fonctionnelles souvent considérables.

Sans reprendre aucun des points traités dans notre premier chapitre et qui cependant trouveraient ici leur place, ‘i est évident que certains traits particuliers attirent aussitôt l’attention.

C’est d’abord la difficulté de la prise sur les fragments épiphysaires, en général petits, trapus, insaisissables, tandis qu’une diaphyse, si matelassée soit-elle, s'offre toujours dans une certaine mesure à la réduction manuelle.

C’est ensuite le bouleversement de la physiologie articulaire : le genou est une articulation non seulement de mobilité, mais aussi de force et de statique.

Au point de vue dynamique, une déformation sur une simple irrégularité de la surface articulaire, une cicatrice synoviale ou cartilagineuse entrave dans une certaine mesure les mouve-

ments normaux,

TC

7 Ba Or, l’exubérance- du cal: provoque de S'jetées osseuses empêchant le libre: jeu: de: l'articulation.

L’axe autour duquel se font les:mouvements peut être dévié

de même que la direction del'interligne articulaire. La mobilité:

anormale de-la-jointure, là déviation des segments de membre adjacents, enfin. la rupture de l'équilibre entre: deux groupes: musculaires antagonistes, plaident éloquemment en faveur de l'ostéosynthèse qui rétablira l’ordre primitif.

Au point de vue statique, d'importance évidemment- considérable au membre inférieur, la suppression des points d'appui, la modification des surfaces de pression, pression exagérée en

certains points tandis qu’en d’autres il y. à écartement. des.

* surfaces, les destructions ou les ‘rétractions capsulo-ligamen-

teuses et les déviations consécutives accentuent encore l'indication.

Ces modifications de la statique vont entretenir et aggraver les lésions primitives.

Mais avant tout et surtout, se retrouve ici cette considération primordiale : la possibilité de rendre rapidement au membre sa mobilisation. Ainsi acquiert-on une arme de premier ordre pour lutter contre les raideurs (suites d’une hémarthrose, de cicatrices synoviales, de rétractions ligamenteuses), contre l’amyotrophie et la dénutrition progressive du membre, la fonction précocement rendue constituant comme. toujours un auxiliaire précieux pour la guérison.

Certes, il se produit de temps à autre des résultats satisfaisants en dehors de la méthode opératoire, mais c’est l'exception (nous ne parlons que des adultes, bien entendu).

Aussi, peut-on lire parmi tant d’autres déclarations du

même ton :

Page 1