FRACTURES DE LA TUBÉROSITÉ ANTÉRIEURE DU TIBIA
Là comme ailleurs, plus qu'ailleurs, l’indiscutable indication de la reposition sanglante (particulièrement facile et bénigne) est de permettre très rapidement, presque: immédiatement, la mobilisation articulaire et l’exercice musculaire,
Dès le lendemain, les mouvements de flexion:et d’extension du genou peuvent être commencés ainsi que les contractions du quadriceps à l’atrophie si rapide.
Dans les fractures à gros déplacements comme dans les fractures sans déplacement, l'intervention sanglante n’est vraiment :pas à discuter. Logiquement elle s'impose. S'il y a déplacement, c’est pour redresser le fragment capoté et parfois comcé à la face antérieure de larticulation sans qu'aucune prise soit assez bonne pour le réduire par manœuvres externes ;
pour rendre à cette longue eorde de traction (quadriceps, rotule,
ne tee
ligament rotulien) sa longueur, sa tension, sa direction normale, conditions indispensables à la fonction d’extension de la jambe. -Cazamian (21) .observa un exemple de l'infirmité consécutive -aux:eas mon: opérés. | S'ilin'y à pas dedéplacement, nous ne pensons pas qu'il faille non plus, rejeter l'ostéosynthèse : car on n’oserait pas
alors faire exécuter précocement au malade la mobilisation
- active (d’ailleurs la traction sur le ligament rotulien serait
forcément douloureuse) ; et en second.lieu, la fixation exacte, Si elle n’évite pas toujours ainsi que le prouvent les statistiques, -Papophysite chronique et les troubles fonctionnels, guérit dans -Certains Cas.
‘Enfin une dernière indication sera tirée de la présence d’une ‘hémarthrose.; celle-ci, pourra: être aisément traitée en -cours d'opération.
Si l’on cherche des contre-indications spéciales; on n’en pourra trouver : 19 ni-dans l’âge du sujet : car, si ces lésions se ‘produisent, comme.de règle entre 12 et 30 ans et semblent donc de véritables décollements apophysaires, il n’y à là nul inconvénient à devancer l’époque naturelle de soudure de l’apophyse à: la: diaphyse ; 2° ni dans les caractères anatomiques de la fracture ear le fragment est suffisamment gros pour permettre la-pose d’une agrafe, d’une vis ou d’un simple clou ; en cas de fragmentation, le cerelage a donné de bons résultats.
FRACTURES CONDYLIENNES DU TIBIA
Il faudrait pour ouvrir définitivement le champ de ces
fractures à lostéosynthèse, un faisceau de preuves maté-
rielles qui manquent.
“Les cas opérés et connus sont trop rares malgré leur élo-
quence, pour être convaincants. |
D'autre part, si les statistiques d'ensemble au sujet des fractures non suturées sont pessimistes, ainsi que nous l’avons vu, certains auteurs ont publié une série de cas particuliers heureux (33, 40).
Pourtant les complications de toute ‘espèce sont réelles — et nous les avons signalées.
Parmi elles, nous rappellerons les déviations de la jambe, la mobilité articulaire anormale, la gêne mécanique, l’ankylose partielle ou totale. Il y à lieu de distinguer : a) La fracture du bord du plateau tibial, véritable écornure qui ne détruit pas la statique du genou et qui (ainsi que des faits personnels entre autres nous l’ont montré) guérit seule et b) la fracture du plateau tibial proprement dit, c’est-à-dire de la surface d’appui (externe ou interne).
Là, de deux choses l’une : — oule déplacement est important, les désordres qu’il entraîne sont en proportion; alors il est indiqué non seulement de visiter l’ensemble de la lésion (y compris la cavité synoviale dans laquelle on pourra trouver ainsi que Dambrin (33), outre du sang, des parcelles osseuses éclatées, mais encore de la traiter judicieusement. Dans la variété à trait oblique, la remise en place exacte de la tubérosité (qui à entraîné le fémur) à comme conséquence la meilleure des réductions possibles de la jambe luxée. Dans la variété à trait vertical, le fragment tubérositaire, s’il est externe, se trouve attiré en haut par le biceps (Lemercier) (86) fait bien mis en lumière par Desguin (40). On ne peut lutter contre cette attraction, permanente qu’en fixant le fragment. Sinon, le
redressement est douloureux et difficile et il ne se maïntient
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pas, même dire 8 ou te jours d’immobilisation en bonne position. D'autre part, l'extension continue ne paraît avoir aucune action sur la tubérosité tibiale externé fracturée (Demoulin).
— Ou bien le déplacement est peu accusé mais dans ce cas,
+ pération est vraiment simple et bénigne.
Et puis, si l’on a pu grâce à une cheville ou à une simple vis,
s'assurer du maintien de la/tubérosité fracturée, quelle sécu-
rité pour mouvoir la jambe, entretenir flexion et extension,
conserver ou rétablir par le massage et l’exercice la souplesse de Pappareil capsulaire et la tonicité des muscles, permettre
de bonne heure le lever et la marche.
Les opinions de Moreau, de Dambrin, les faits de Chevrier, de Dujarier, de Lambotte, de Moons, de Willms, de Leveuf, viennent à l’appui de cette manière de voir. Nous croyons, à fortioripour les fractures bicondyliennes, que l’indication est dans le même sens, mais nous n'avons trouvé qu’une
observation pour étayer notre conviction (Juvara).