FRACTURES DE L’'EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DU PÉRONÉ
Les arrachements dé l’apophyse Styloïde, lieu d'insertion du biceps et aussi du ligament latéral externe, rentrent dans le cadre des entorses graves suivies presque toujours d’un certain
degré de gêne fonctionnelle.
La reposition et la fixation du petit fragment osseux sontelles réalisables ? Il est à présumer qu’elles sont pour le moins très délicates étant donnée la petite taille de la Styloïde, et comme d'autre part, il y à les plus grandes chances pour que
les plans aponévrotiques s’opposent à une trop grande ascen:
sion du fragment, l'opération sera le plus souvent contreindiquée ; on s’en remettra au massage. it
I en et tout autrement dans les fractures de la tête et'du col. La lésion nerveuse est primordiale, c’est entendu. En £ raison des blessures toujours possibles du nerf, il faut le vérifier; il faut encore le mettre à l’abri des injures dues au voisinage de la fracture. Cette manière ‘d'envisager les choses est presque incontestée.
Par conséquent, ou il y a des symptomes d'atteinte du sciatique péoplit externe et on-opérera pour parer aux accidents nerveux, 66 à cette même occasion, on réparera intégralement la solution de continuité osseuse. Ou bien, on ira de parti pris coapter les fragments péroniers et.on en profitera pour mettre, par prudence, le nerf à l'abri des accidents tardifs. Dans l’un comme dans l’autre cas, l’ostéosynthèse de principe remplace avantageusement l’expectation armée.
Nous pensons également que la simple suture est préférable à l'extraction dela tête, sauf si celle ei est éclatée.