CONCLUSIONS
— 1° A l’exclusion des décollements épiphysaires, des fractures infectées, des fractures anciennes, ont été retenues sous le nom de fractures du genou, les fractures :
— supra-Ccondyliennes du fémur,
— intercondyliennes du fémur,
— unicondyliennes du fémur,
— $ous-condyliennes du tibia,
— comminutives de l’extrémité supérieure du tibia,
— de la tubérosité antérieure du tibia,
— uni ou bicondyliennes du tibia,
— de l’extrémité supérieure du péroné,
— 29 L’ostéosynthèse, méthode générale de traitement des fractures, se: justifie par l'exactitude de la réduction anatomique, par la rigueur de là contention, et — en conséquence — par la possibilité de faire récupérer plus rapidement les mouvements au membre blessé. L'intervention directe sur le foyer: de fracture permet en outre de traiter les lésions concomittantes des parties molles. Cette méthode, jeune encore, semble née de la médiocrité des résultats généralement obtenus par les traitements habituels.
L’ostéosynthèse à contre elle de nécessiter une véritable opération et, avec l’ouverture du foyer de fracture, de faire
courir le risque de l’infection alors que le résultat fonctionnel
Lo.
ne paraît pas régulièrement en rapport avec le résultat ana- ‘tomique. Sa réalisation délicate exige des mains spécialement entraînées.
— 3° L’anatomie pathologique des diverses fractures envisagées montre, à propos de chacune d’elles, les causes de difficulté d’une bonne réduction, d’une contention fidèle, et explique ainsi la gravité du pronostic porté à leur sujet dans les traités classiques comme dans les plus récentes monographies.
- La fréquence des raideurs, de l’ankylose, des angulations, des cals vicieux, de la pseudarthrose, est signalée à chaque chapitre. |
— 49 Or, l’ostéosynthèse trouve, dans les fractures articulaires en particulier, des indications très nettes.
Le rétablissement des surfaces articulaires d’une part, la mobilisation précoce d’autre part, — conditions assurées par la méthode sanglante — sont nécessaires à la restitution des mouvements et de la fonction.
Au genou, les diverses variétés de fractures doivent bénéficier de la méthode. Mais , loin d’ériger celle-ci en dogme absolu, nous pensons qu'il existe un petit nombre de contre-indications d'ordre général ou d'ordre local, relevant en particulier des caractères anatomiques et fonctionnels de la lésion osseuse,
— 5° Au point de vue technique, les principes généraux se retrouvent les mêmes que partout ailleurs. L'intervention doit être précoce, non immédiate, la préparation locale minutieuse. Pour le membre inférieur, la rachianesthésie est le procédé de choix. L'exercice du membre doit être commencé au bout de quelques jours. Le matériel de prothèse ne sera enlevé que s’il n’est pas toléré.
II faut une vaste voie d’abord : les incisions à volet sont pres-
que toujours préférables.- Pour les fractures para-articulaires du genou, ménager l'intégrité de l'articulation ; pour les fractures intra-articulaires, ouvrir au contraire largement la cavité capsulo-synoviale afin surtout de rétablir correctement les surfaces cartilagineuses.
ae 60. Quarante-deux observations, dont treize inédites, démontrent d’une façon incontestable dans les suites immédiates et dans les suites éloignées, la supériorité des résultats
obtenus par l’ostéosynthèse dans les fractures du genou.
Le Doyen, Vu, le Président de Thèse, : ROGER. H. HARTMANN.
Vu et Permis d'imprimer, Le Recteur de l'Académie de Paris.