‹ L'ostéosynthèse temporaire chez l'enfantChapitre 23 sur 53 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE UTILISÉE DANS LES FRACTURES · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE UTILISÉE DANS LES FRACTURES

Le matériel de suture doit être d’une asepsie certaine et ne doit subir, en particulier, aucune contamination pendant tout le cours de l’acte opératoire. C'est une condition essentielle et l’asepsie minutieuse dans tous ses détails (on serait tenté d'écrire : plus rigoureuse que pour une laparotomie) est la garantie du succès. C’est une règle en chirurgie osseuse et nous ne nous étendrons pas sur son importance.

1° Soins préopératoires.

La veille, la peau sera soigneusement savonnée, rasée, puis badigeonnée au chloroforme iodé. Un pansément aseptique sera appliqué sur le segment

du membre atteint.

> Préparation du champ opératoire.

” Au moment de l'intervention, le membre sera badigeonné de nouveau au chioroforme iodé et les champs seront placés autour de la région cutanée où doit ètre tracée l’incision.

3° Voie d'abord.

L’incision doit être large,afin de ménager un accès facile sur les fragments osseux. |

On pratiquera immédiatement l'hémostase des parties molles incisées, on éliminera l’hématome et on épluchera les muscles déchirés et contus.

Dans toutes ces manœuvres on respectera avec

soin le périoste.

40 La réduction.

La réduction est en général facile chez l'enfant lorsque l’interposition musculaire est supprimée : une simple traction exécutée par l’aide suffit à ramener le bout à bout et à faire réintégrer aux

fragments la gaine périostique.

5° La fixation par l'appareillage.

C’est le temps capital, mais contrairement à l’ostéosynthèse avec plaques ou lames c’est un temps facile. Il sera avantageux de maintenir la réduction pendant la pose des vis à l’aide d'un davier unique de Lambotte à mors élargis, serrant ensemble les deux extrémités osseuses. ”

L’ostéosynthèse proprement dite va comprendre deux temps :

La pose des vis.

La connexion des vis entre elles.

a) LA Pos£& DES vis

La pose des vis doit être faite correctement, c’est le point capital.

La vis doit être enfoncée dans l'os d’une diaphyse de la même facon que les serrurriers font entrer une vis dans le métal. Dans les corps durs, une vis ne doit pas creuser son chemin; celui-ci doit être pré- Q paré et elle y tient solidement grâce à ses tours de spire rapprochés. En résumé trois opérations successives : le forage du trou, son HAeuusse, la pose de la vis proprement dite.

On choisira une vis d’une longueur telle que la suture des plans cutanés terminée, elle dépasse ceux-ci de ? centimètres environ, espace suffisant

pour placer le pansement aseptique.

Forage du trou

La mèche choisie est montée sur le perforateur et enfoncée perpendiculairement à la lame compacte de l'os. Le trou est percé à 3 ou 4 centimètres de distance du foyer de fracture, de facon à obtenir un écartement de 6 à 8 centimètres entre les deux vis. | Toute la lame compacte de l'os doit être traversée et l'on sait que l'on est parvenu dans la cavité

médullaire lorsque brusquement toute résistance à

la progression de la mèche cesse.

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