‹ L'ostéosynthèse temporaire chez l'enfantChapitre 24 sur 53 · SAGE · texte numérisé non relu

SAGE

Le taraudage

Le taraudage sera pratiqué lentement en faisant parcourir au taraud deux fois le chemin allér et retour. Mais, nous le répétons, ce temps n’est pas

obligatoire. :

Le vissage

La pose de la première vis est facile mais elle doit être faite avec soins. Le vissage est effectué à l’aide de la clef spéciale jusqu’à ce que,l’on éprouve une certainé résistance, indiquant que le canal médullaire traversé de part en part, on a atteint la lame compacte opposée. À ce moment il faudra engager très lentement le foret de la vis dans la lame opposée par des manœuvres de taraudage faites avec la vis ellemême. La fiche sera ainsi fortement maintenue et n’est plus susceptible d’aucun mouvement.

La tête de la vis est carrée et on doit arrêter son vissage, dans une position telle, que deux côtés du carré soient parallèles à l’axe du membre ; précaution indispensable pour pouvoir facilement adapter la plaque qui connecte entre ellesles têtes des deux VIS. |

La pose de la deuxième vis est aussi simple. Il faut la placer dans un parallélisme aussi rigoureux que possible avec la première, afin que toutes deux soient dans le même plan.

Par suite d’une faute de technique, parfois inévitable, il peut en être autremert, le gauchisseur per-

PER LR

met alors de ramener l’une des vis en parallélisme

avec la première sans ébranler son implantation.

b) CONNEXION DES Vis ENTRE ELLES

Les vis sont posées toutes deux ; il- né reste plus qu'à assurer le maintien de la réduction.

La fenêtre de l’attelle est engagée dans le carré des deux vis ; elle repose ainsi sur l'épaulement. Elle y sera assujettie de façon définitive en vissant fortement les boulons. En

Siles deux vis. bien parallèles, sortent d’une égale longueur des plans cutanés, on se sera servi d’une attelle plane; mais s’il existe une dénivellation entre les deux têtes, une patience à double courbure vien-

dra les épouser de façon parfaite.

6 Vérification de l’immobilisation.

L’ostéosynthèse est terminée et plus aucun mouvement n’est alors possible dans le foyer de fracture, comme on peut s’en assurer.

Néanmoins, dans quelques cas, dans une fracture du fémur par exemple, où les bras de levier sont puissants en raison de la longueur de la diaphyse, il sera nécessaire de placer une troisième ou même

une quatrième vis. Le fait est rare et modifie peu la

technique.

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7° Suture des parties molles.

PLANS MUSCULO-APONÉVROTIQUES.

Il ya aura parfois avantages à suturer les plans musculo aponévrotiques par quelques points au catgut afin d'isoler le foyer de fracture ; dans Îles interventions sur la cuisse on reconstituera avec

soin l’aponévrose péri-fémorale.

PLANS GUTANÉS

La suture sera faite aux crins de Florence,en ayant soin que ia peau ne bride en aucune facon sur les vis pour éviter sa nécrose par compression. S'il devait en être ainsi un débridement latéral au bistouri serait suflisant pour y remédier et éviter ainsi une

petite complication.

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