‹ L'ostéosynthèse temporaire chez l'enfantChapitre 27 sur 53 · CRITIQUE DE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

CRITIQUE DE LA MÉTHODE

Nous l'avons vu, deux vis sont presque toujours suffisantes à maintenir une réduction parfaite : ceci est vrai dans la grande majorité des cas, maïs dans les fractures de l’humérus et surtout dans les fractures du fémur, le déplacement secondaire de la réduction peut survenir parfois. Dans ces deux cas en effet, les fragments osseux constituent des bras de levier puissants, sur lesquels agissent les muscles. Il devient donc nécessaire d'assurer la rigidité complète, non plus seulement par deux vis, mais par trois ou quatre ; on se mettra ainsi à l’abri du déplacement secondaire.

La principale critique que l’on peut formuler contre la méthode d’ostéosynthèse temporaire, telle que nous l’avons décrite, est la crainte de l'infection venant du dehors, se servant de la vis comme d’un fil conducteur, pour ailer infecter l'os.

: Nous y répondrons par un fait d'expérience : avec un peu de soins, on arrivé toujours à faire tolérer une vis chez un enfant une quinzaine de jours et depuis que le Pr Ombrédanne emploie cette méthode, il n’a vu qu'une seule fois survenir un léger accident infectieux. Néanmoins il faudra toujours surveiller avec beaucoup d’attention les pansements, prêt à

enlever les vis, au moindre signe d'alarme.

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