I. — TRAITEMENT CURATIF
a) Traitement local. — L’os malade réagit mal à l’infection, il peut difficilement faire les frais d’une régénération utile; en conséquence, les interventions seront toujours aussi limitées que possible. Le plus souvent il faudra savoir se borner à une désinfection simple par de grands lavages au bock rendus faiblement antiseptiques à l’aide d’une petite quantité de solution de Dakin ou d’eau oxygénée. On pourra aussi lütter utilement contre les diplocoques par des attouchements au bleu de méthylène, ou à la gonacrine en solution à 1 %. La thérapeutique spirillicide sera instituée parfois avec succès sous forme de néosalvarsan en pulpe glycérinée.
Le plus généralement les résections osseuses et les extractions dentaires ne devront être faites qu’au fur et à mesure de la progression de la nécrose. Dans certains cas, cependant, un acte opératoire précoce pourra être rendu obligatoire par suite des manifestations sinusiennes ou nasales susceptibles d'évolution grave ou déterminant des phénomènes douloureux. Mais autant que possible l’acte opératoire doit être aussi tardif et aussi limité que possible.
b) Traitement général. — L'état général devra être surveillé de près. Le repos à la campagne sera conseillé et une thérapeutique reglobulisante et recalcifiante sera instituée.
La vaccination antimicrobienne polyvalente luttera contre l’infection et surtout contre les poussées inflammatoires.
RS) Pine