CONCLUSIONS
Le thorium est susceptible dans certaines conditions de produire une profonde modification osseuse qui peut entraîner des nécroses à caractères spéciaux. Ces mortifications s’observent surtout aux maxillaires.
Clinique. — L’ostéothorionécrose mandibulaire se caractérise cliniquement :
1° par son apparition tardive après les injections de thorium X.
2° par son évolution lente et son allure extensive.
3° par l’aspect de l’os nécrosé qui n’a pas de tendance à la limitation et ne se séquestre que tardivement.
4° par l’absence de toute régénération osseuse.
5° par son pronostic grave du point de vue local esthétique et fonctionnel.
Diagnostic. — En général facile, une seule maladie ressemble à l’ostéothorionécrose, c’est l’ostéoradionécrose facilement éliminable par les antécédents. Les nécroses infectieuses banales ou spécifiques, les nécroses toxiques, et celles des maladies du sang présentent toutes des caractères distinctifs cliniques indiscutables.
Pathogénie. — Deux éléments sont à considérer :
1° L'action du thorium X sur los.
Le thorium X produit très actif, se cantonne électivement dans l’os et le fragilise. Par un mécanisme sur lequel nous n’avons aucune certitude, il modifie ses réactions biologiques de défense et de régénération.
2° Rôle de l’infection.
L’infection, cause déclenchante s’installe au bout d’un temps variable et détermine au niveau des maxillaires,