‹ L'Ostéothorionécrose Tardive des MaxillairesChapitre 6 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le thorium X découvert en 1902 par RUTHERFORD et Soppy parait avoir été introduit en thérapeutique par Tracy, en 1904, mais ce sont les résultats obtenus en Allemagne dans le traitement de la goutte qui généralisèrent son emploi.

A l'heure actuelle, pourvu d’une abondante bibliographie, ayant fait l’objet d'innombrables essais et d’études de laboratoire, ce médicament radioactif est entré dans la pratique courante et ses propriétés pharmacodynamiques sont bien connues.

Il agit :

1° sur la douleur. Cette action analgésique le fait utiliser dans la plupart des formes de rhumatisme chronique.

2° sur la formule sanguine. A faible dose, il produit une hyperglobulie; à forte dose une anémie d’importance variable, généralement de courte durée et disparaissant à la cessation du traitement.

3° sur les ferments et les cultures bactériennes, où l’action est tantôt activante et tantôt modératrice.

4° sur les os. Cette propriété est moins connue. Dans un article paru en 1932, Ch. RuPppE et LEBOURG ont attiré l’attention sur une variété de nécrose des maxillaires à évolution lente et proche parente de l’ostéoradionécrose survenant longtemps après l’administration de Thorium X. DECHAUME, plus récemment, semble apporter une confirmation de ces faits que nous voudrions étudier dans ce travail,

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Dans un premier chapitre, nous exposerons les faits cliniques.

Le second chapitre sera consacré à la description clinique des ostéothorionécroses.

En troisième lieu, nous étudierons le diagnostic.

La pathogénie et le traitement constitueront les chapitres suivants.

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