ACTE PREMIER
rude jusqu'ici, et voire repos court jusqu'à cette messe matinale.
LE PAPE PIE. — Quel est ce pain que vous voulez me donner à nu
COUFOXTAIXE. — Un pain de loyale farine. Une maison chrétienne vous abrite.
LE PAPE PIE. — J'ai reconnu un bien ecclésiastique.
GOUFOXTAIXE. — C'est ici l'abbaye des Cisterciens de Coûfontaine, que mes pères ont fondée et nourrie.
Ma cousine
Sygne l'a achetée sous dispense, le château étant brûlé,
Dormant brûlé, pour la dérober à la destruction, la gardant aux mains légitimes.
LE PAPE PIE. — Elle est cette pieuse jeune femme que j'ai comnumiée cette nuit ?
COUFOXTAIXE. — Et je suis le Vicomte Ulysse Agénor Georges de Coûfontaine et
Dormant, lieutenant du roi Louis en France pour Champagne et Lorraine.
LE PAPE PIE. — Quel est cet acte violent ? Pourquoi m'avez-vous enlevé de ma prison ?
COUFONTAINE, tirant un papier de sa poche. — Ordre signé de l'Empereur. C'est moi qui me suis chargé de l'exécuter,
Le porteur se trouvant empêché.
La chose a été faite comme il faut. Moscou est loin. Eh, qui n'honorerait une telle signature ?
Une vraie traite en blanc sur tout l'Empire. Ils m'ont tous obéi comme à un ange du ciel.
(// tend le papier au Pape qui 'le lit en silence et le lui rend)
Ainsi à moi tout seul j'ai tiré Pierre de sa prison.
LE PAPE PIE. — Je vous remercie, mon fils.