‹ L'otageChapitre 37 sur 87 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

de l'autre et de payer ses contributions.

Gomme les choses de la nature se prêtent assistance et si certaines plantes pour certains êtres seulement ont une vertu médicinale,

Pourquoi les hommes l'un vers l'autre n'auraient-ils pas un ordre naturel ?

N'est-ce pas là une de vos idées ? Vous voyez que je sais écouter.

SYGXE. — Encore un peu et vous voilà royaliste.

LE BARON ÏURELURE. — Eh là ! Je pense à bien des choses.

L'empereur joue sa chance. Tout cela n'est pas sain et raisonnable.

Cet empire qu'il a entassé, c'est un butin. Cela n'a ni forme, ni mesure, ni sens.

Et le voilà maintenant en Russie ! décrétant sur la Comédie Française du haut de la Montagne-aux-moineaux !

— Vous savez que le Pape s'est échappé de sa résidence ?

SYGNE. — Que sait-on ici dans nos bois ?

LE BARON TURELURE. — Enlevé, la chose est claire. Cueilli comme un baiser ! comme une jeune fille par un dragon. C'est un coup impudent.

Il y a certaine main que je reconnais là.

Que m'importe ! Les gens de Paris sont affolés, qu'ils se débrouillent !

Ce n'est pas chez moi que le vieillard a pu se réfugier.

SYGNE. — Puisse le Saint Père échapper à ses ennemis !

LE BARON TURELURE. — Ainsi soit-il !

Mais à tout hasard, j'ai donné quelques petits ordres.

SYGNE. — Il ne tombera pas dans vos mains.

LE BARON TURELURE. — Tant pis. Il pourrait tomber plus mal.

SYGNE. — Cette police vous plaît ?

LE BARON TURELURE. — Non pas, mais il faut faire ce qu'on fait.

Page 1