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ACTE DEUXIEME

Pas ce paie jus de citrouille, mais de l'eaude-vie bouillante telle qu'elle sort de l'alambic et de la poudre à canon,

Plein de colère, plein d'idées, et le cœur sec comme une pierre à fusil !

Puis ce biscaïen qui m'a cassé la patte m'a fait comprendre bien des choses.

Ces bons religieux ! Ma foi, je ne leur en veux pas, et les voilà grâce à moi qui entrent dans la gloire et le calendrier,

Ni plus ni moins que Saint Eloi et Saint Stapin qui guérit le mal au ventre, dont on voit les images au mur chez le maréchal et le sabotier,

Eclairés tout-à-coup par la flamme qui jaillit sous le soufflet, par le feu d'une pipe qu'on allume avec un brin de fagot.

Cela vaut mieux que de faire bêtement son salut en mangeant des épinards à l'huile de noix ! (Quelle saleté !)

— Et je vois encore notre précenteur quand il montait au lutrin.

Le sceptre au poing, ruisselant d'or, pareil au Dieu Apollon, et marchant dans sa majesté.

Et moi j'aurai ma place dans la légende comme le préfet Olibrius.

Voilà ! Ils reposent tous maintenant le long du mur entre les potirons et les artichauts de Jérusalem.

SYGNE. — Vous me faites horreur.

LE BARON TURELURE. — Je le sais. C'est sur ce sentiment que notre amitié est fondée.

SYGNE. — Mais il n'y a pas d'amitié.

LE BARON TURELURE . — Il y a un intérêt réciproque.

SYGNE. — Mais vous êtes l'image de ce que je hais.

LE BARON TURELURE. — Image pathétique et endommagée !

SYGNE. — Vous pouvez me cacher votre âme tout au moins.

LE BARON TURELURE. — Comment alors me la guérirez-vous !

ACTE DEUXIEME SYGXE. — L'os est cassé et mes simples ne vous remettront pas ensemble.

LE BAROX TURELURE. — Vous avez ce devoir cependant de me bien faire.

SYGXE. — i Un devoir envers vous ?

LE BAROX TURELURE.— Qu'est-ce qu'une génération ? Xe suis-je pas né votre serf et le fils de votre servante ?

Voici combien de temps que mon sang sert le vôtre.?

Et vous, ne ferez-vous rien pour moi?

SYGXE. — Vous êtes le préfet et je suis votre administrée.

LE BAROX TURELURE. — Je suis le préfet et je fais mon devoir de préfet.

Mais je suis un infirme aussi, de ces mauvais qui ont leur idée et qui ne veulent rien entendre.

SYGXE. — Il est juste que vous soyez infirme et malheureux.

L'OTAGE LE BARON TURELURE. — Cela n'est pas juste alors que vous êtes là.

SYGNE. — Quel devoir ai-je envers vous ?

LE BARON TURELURE. — Celui de toute votre race envers la mienne.

SYGNE. — Est-ce nous qui avons rompu le lien?

LE BARON TURELURE. — C'est vous, c'est nous. Nous vous servions et vous ne serviez plus à rien.

SYGNE. — Qu'avez-vous donc à me demander ?

LE BARON TURELURE. — Je suis le fils de votre mère Suzanne. Ne soyez pas si dure avec moi!

Voilà que je reviens à mon coin de terre comme un blaireau à la patte cassée et les autres « bêtes fausses. »

Je le vois, il y a d'autres rapports entre les hommes que d'essayer d'avoir le meilleur l'un

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