ACTE DEUXIEME
LE BARON TURELURE. — Un homme n'est pas une plante. Ce sont de fades comparaisons !
La raison est notre nature propre qui est un ordre supérieur.
Comprenez-moi un peu ! Comprenez au moins avant de mépriser !
Laissez-moi dire ce qu'il y a à dire de mon côté !
SYGNE. — Dites.
LE BARON TURELURE. — Je suis sur que je vous intéresse.
Je sais bien que je ne vous ferai pas changer d'idée, mais comprenez-moi au moins avant de me juger, ô, personne inclémente !
Et qui sait si je ne suis pas prêt à me convertir ? Vidons cette question entre nous.
Et puis cela fait toujours un meilleur sujet de conversation que toutes ces diiïes d'âne et de chien !
Le chien de votre cousin, paraît-il ! Un âne avec une vieille femme dessus, ou un prêtre. Cela n'a pas de sens commun. Chacun sait
que Georges est en Angleterre. Tant mieux pour lui.
— Non.
Est-ce contre le Roi que la révolution a été faite, ou contre Dieu ? ou contre les nobles, et les moines, et les parlements, et tous ces corps biscornus ? Entendez-moi :
C'est une révolution contre le hasard !
Quand un homme veut remettre son bien ruiné en état,
Il ne va pas s'embarrasser superstitieusement d'usage et de tradition, ni continuer à faire simplement ce qu'il faisait.
Il a souci de choses plus anciennes qui sont la terre et le soleil,
Se fiant dans sa propre raison.
Où est le tort si dans la république aussi, si dans cette demeure encombrée nous avons voulu mettre de l'ordre et de la logique,
Faisant un inventaire général, état de tous les besoins organiques, déclaration des droits des membres de la communauté,
Et fond sur ces choses seulement qui sont évidentes à chacun ?
Z/prarV