ACTE TROISIEME
GEORGES, reprenant sa lecture. — Brave péroraison et digne de l'exorde !
(// finit sa lecture et reste pensif.
Puis il lit de nouveau, ôte ses lunettes, les remet dans sa poche, replie le papier et le repose sur la table. Sygne est restée dans son fauteuil sans un mouvement).
GEORGES, frappant un coup léger sur la table. — Sygne.
SYGNE, se redressant. — Me voici.
GEORGES. — C'est avec vous que je dois discuter ce papier ?
SYGNE. — C'est avec moi. Le baron m'a donné tous pouvoirs.
Il a pleine confiance en moi.
GEORGES. — « Il a pleine confiance en vous ». Il a raison.
SYGNE. — Mais d'ailleurs il n'y a rien à discuter. Le temps manque.
GEORGES. — Dois-je signer ces conditions hic et nunc ?
SYGNE. — Pas un point ne peut être changé.
GEORGES. — Et si j'accepte ?
SYGNE, montrant un pli scellé. — Voici la soumission de Turelure et la capitulation de Paris.
Entre les mains de Sa Majesté Très Chrétienne.
GEORGES. — Sygne, remettez-moi ce papier.
SYGNE. — Je ne puis pas.
GEORGES. — Sygne, remettez-moi ce papier et je vous tiens quitte de l'autre.
SYGNE. — J'ai promis.
GEORGES. — Certes vous êtes fidèle à vos
promesses.
ICO