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ACTE TROISIEME

l'on vient d'arranger, et buvons à la santé de cet enfant-nouveau-né avec le vin de la Comète.

(Grand bruit de verres. Ils boivent. Cris : Vive Turelui'e !

Vive Louis - Agénor ! Vive l'Empereur ! )

Voix de TURELURE. — Passez la galette.

GEORGES. — C'est une bonne pensée que d'avoir gardé notre nom à cette nouvelle bouture. La grande éloquence de Toussaint m'émeut.

(Bruit de trompettes au doin)

Voix de TOUSSAINT TURELURE. — C'est la cavalerie Russe qui prend ses positions. Pour nous, que les cris de cet enfant tout neuf soient notre trompette que nous venons de baptiser sous le canon !

Entends-tu, Alexis Couillonadovitch ? C'est le cri d'un homme libre ! Nous nous foutons de toi, cosaque !

(Trompettes de nouveau)

Est-ce que tous ces Nicodèmes du Nord vont prendre la France ? Ils n'ont pas assez d'esprit pour cela.

Il y a encore du vin à Epernay ! Il y aura toujours assez de France pour embêter l'Europe et pour lui piquer le derrière et pour l'empêcher de manger tranquille son loin, la vache !

Messieurs, je vous apprends une grande nouvelle : l'Empereur Napoléon vient de remporter une grande victoire à Saint-Dizier.

(Acclamations : Vive d'Empereur !)

Quant à nous, qu'en dites-vous ? Il me semble que nous tenons ici assez bien.

Nous avons derrière nous Paris, et nos ennemis, ce qu'ils ont derrière eux, c'est l'Empereur et ses aigles !

Messieurs, à votre santé. Sacrebleu, on ne nous a pas tout pris, tant qu'il nous reste ce grand bout de France, ce petit morceau de Turelure et de la galette !

(Rires. Applaudissements. Acclamations)

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