ACTE TROISIEME GEORGES. — Vous pariez de ce que Turelure me demande
SYGNE. — Oui.
GEORGES. — Abandon général et transport à Turelure de tous mes droits, titres et possessions,
Et réposition après ma mort de tous mes droits sur cet hoir que vous m'avez fait.
Tout est cédé sans réserve.
SYGNE. — 0 Georges, je voulais d'abord crier et disputer.
GEORGES. — Vous ne l'avez point fait ? SYGNE. — N'ayez peur.
GEORGES. — Je vous rends grâces, Sygne. En cela du moins je vous reconnais.
SYGNE. — Va, donne-lui tout.
GEORGES. — Je suppose que c'est la partie de l'acte à quoi mon beau-frère tient le plus ?
L'OTAGE SYGNE. — O Georges, donne-lui tout !
GEORGES. — Qu'ai-je à donner, vous avez tout déjà ?
SYGNE. — Mais le droit et le nom vous restent.
GEORGES. — Faut-il donner cela aussi ?
SYGNE. — Donne-lui cela aussi.
GEORGES. — Mais le nom n'est pas à moi, le droit n'est pas à moi, la terre n'est pas à moi, l'alliance entre la terre et moi n'est pas à moi.
SYGNE. — Tout est changé, Georges. Il n'y a plus de droit, il n'y a plus qu'une jouissance. Il n'y a plus d'alliance pour toujours entre la terre et l'homme, que le tombeau seul.
Et les mains qui étaient jointes se sont séparées.
Et la tienne ne sert plus de rien qu'à écrire et résigner.