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ACTE TROISIEME

funèbre, couverte d'une serviette, on place un crucifix entre deux flambeaux qu'on allume et un seau d'eau bénite avec le goupillon.

Pendant ce temps le bruit au dehors peu à peu s'est accru jusqu'à ébranler la terre, d'une armée en marche et de troupes interminables qui passent.

Bruit de chevaux, roulement de l'artillerie et des fourgons.

Puis tout à coup bruit de grelots et d'une voiture attelée de chevaux lancés à toute vitesse qui soudain s'arrêtent devant la maison. Tapage.On entend des portes qu'on ouvre violemment et toute la maison 's'emplit d'une grande lumière.

Soudain la porte à deux battants est comme arrachée du dehors et l'on entend un grand cri) :

L'OTAGE (Entrent deux valets tenant des flambeaux et derrière eux LE ROI DE FRANCE).

TOUSSAINT TURELURE, s'auançant à sa rencontre. — Sire, soyez le bienvenu dans votre propre royaume !

(7/ s'agenouille et lui baise la main)

LE ROI. — Relevez-vous, Monsieur. Il m'est agréable de reconnaître en vous le plus utile de mes sujets.

(7/ regarde autour de lui. Son fils, son frère, et les officiers de sa suite sont entrés derrière lui et l'entourent)

TURELURE. — Que Votre Majesté daigne excuser le désordre de cette maison.

LE ROI. — Il ressemble à celui de la France. Pauvre vieille demeure !

Des fondements jusqu'au grenier, on n'a rien laissé en place. Tout a subi conscription.

Mais Nous apportons la paix avec Nous.

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