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ACTE TROISIEME

{Murmure flatteur dans la suite.

— LE ROI aperçoit le lit funèbre devant lequel MON- SIEUR BADILON est toujours en prière, et le sourcil légèrement levé vers TURE- LURE pour l'interroger, il le regarde pour la première fois)

TURELURE. — Que Votre Majesté m'excuse de ne pouvoir lui cacher mes deuils domestiques.

LE ROI. — Qui est-ce ?

TURELURE. — Ma femme, Issue du sang de la France le plus pur et le plus loyal.

LE ROI, reconnaissant les armes. — Coûfontaine adsum,

Et qui est l'autre mort ?

TURELURE. — Georges Agénor, mon cousin, votre fidèle serviteur et lieutenant.

Tous deux sont tombés en même temps.

Un déplorable malentendu, l'affreux quiproquo de cette crise soudaine.

(LE ROI s'approche du lit majestueusement et l'asperge d'eau bénite. Puis il passe le goupillon à son fils qui l'imite, puis son frère et les gens de la suite. Et, le dernier, TU- RELURE, qui s'acquitte du rite avec componction)

LE ROI, revenu au milieu de la scène. — Je saurai reconnaître de tels services et le sang versé pour ma cause.

TURELURE. — Un noble nom s'éteint.

LE ROI. — Il n'est pas éteint. Je sais que vous avez un fils.

(Entre un huissier qui dit un mot à l'oreille de TURELURE)

TURELURE. — Sire...

LE ROT. — Je vous entends.

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