BACTÉRIOLOGIE
On s’explique assez difficilement la discordance qui existe entre les travaux de certains auteurs. Les uns avec Gradenigo et Penzo (1890) ne trouvent aucun pathogène dans le contenu de la caisse et ‘énumèrent uniquement des saprophytes : micrococcus cereus albus, roseus subflavus, candicans, flavus, diplococeus flaviformis, baccillus iridescens, fluorescens, putridus, flavus tardigravus, luteus, liquefaciens, ureæ.
Haûg prétend trouver outre les saprophytes habituels, le gonocoque.
Ces constatations sont si éloignées des résultats récents que nous nous sommes contentés de les noter au passage.
NETTER sur 24 cas trouve :
SÉTEPIOCOQUe rer NII AOISS PneumOocoqUueMear te 5 fois.
Staphylocoque ........ 6 fois.
KosseL : à peu près égale quantité de streptocoque, de pneumocoque et de b. de PrEIFFER
Rasu: 33 fois le pneumocoque sur 43 cas.
RS A RRn
CozzoziNo: presque uniquement le pneumocoque (c’est à ce fait qu'il attribue la rareté de la perforation, le pneumocoque donne des exsudats riches en fibrineset peu de lésions ulcératives). \
SCHANGELIDZE : SUrT D1 Caisses examinées, 1 était stérile, les autres contenaient :
Pneumocoque "2:12. . 19 fois Sirépiocoque MER AVE MAIS ÉOIS Staphylocoque.blanc ... 12 fois.
— dore. "0" IDIS:
PYOCYAnIQUEe FA MEME ST TONS" Saccharomyces ....... 1 fois.
DareInes 0 0 SUP MANU US TO CE Diploco. FRIEDLANDER .. 1 fois
Nos recherches bactériologiques portent sur 4o cas se répartissant ainsi :
Contenu muco purulent : 10 cas ; Contenu purulent : 30 cas ;
Nous tenons à remercier notre ami le Docteur Lévy-Bruuz, qui, à l’Institut Pasteur, a bien voulu interpréter la plupart de nos résultats et les contrôler par l’examen de nos cultures.
Contenu muco-purulent : toujours une flore extrèmement variée où dominent le pneumocoque 7 fois et le streptocoque 3 fois, toujours accompagnés de staphylocoques, de gros cocci (fréquemment du catarrhalis) et de pseudo-diphtériques.
Contenu purulent: sur les 30 cas ; 25 fois contenu monomicrobien ;
5 fois contenu polymicrobien ; qui se répartissent ainsi ;
Pneumocoque". 1... mm + 19 fois.
Pneumococcus mucosus ... .. 3 fois.
Streptocaque . ........, à Nas va 5 fois.
Staphylocoque SR ra 2 fois.
Pneumocoque-Streptocoque. .... 1 fois.
Pneumocoque-Staphylocoque. ... 1 fois.
Streptocoque-Staphylocoque .. .... 2 fois.
Streptocoque-Bacille diphtérique.. rx fois.
Toutes ces recherches ont été faites uniquement sur des liquides prélevés à la pipette au cours de la première paracentèse. En rapportant les observations cliniques en regard de l’agent causal on remarque lagravité des formes à microbes associés, 4 cas sur 5 de celles-ci furent rapidement mortelles malgré un traitement approprié. Nous devons dire que dans ces cas l’otite était associée à des accidents pulmonaires. Les cas où fut trouvé le pneumococcus mucosus se caractérisaient par une longue évolution torpide, brusquement aggravée et terminée par une broncho-pneumonie et deux méningites purulentes.
ETIOLOGIE & PATHOGÉNIE.
Ces deux questions nous semblent inséparables dans létude de l’otite chronique du nourrisson. Par contre, il est impossible de soumettre aux mêmes influences et aux mêmes lois, l’otite du nouveau-né et celle du nourrisson de quelques mois.
En effet, si une condition semble être indispensable dans les deux cas : la pénétration de matières septiques dans la caisse, les circonstances de pénétration comme l’origine de l’infection ne peuvent être identifiées.
OfTiTE DU NOUVEAU-NÉ.
Elle a étésurtout étudiée par les auteurs allemands qui sont beaucoup plus prolixes en interprétations pathogéniques, qu’en faits cliniques. Presque toutes leurs études se groupent autour des trouvailles d’autopsies sur des sujets n’ayant fait l’objet d’aucun examen otoscopique pendant la vie.
Tous à peu près s'accordent pour reconnaître un. fait constant à la base de l’étiologie: la pénétration de liquide amniotique dans l'oreille moyenne, Celle-