ST NULS
Le procès-verbal de la séance du 9 avril 1869 de la Société Médicale des Hôpitaux rapporte la première communication faite en France par Parror sous le titre « Note sur l’otite de l’oreille moyenne du nouveau-né... » Cette communication jalonne la question de repères si nets que nous croyons intéressant d'y relever les passages suivants : (Quel que soitle procédé par lequel on ouvre la caisse, on la trouve remplie, tantôt par une substance gélatineuserougeûtre, semi-transparente, tantôt par une masse jaune verdâtre semblable à du pus concret, d’autres fois par un liquide jaunâtre ayant la consistance du pus séreux ». « Aucune hésitation sur la nature de cette lésion qui l’a fait classer parmi les inflammations calarrhales, 1} nous paraïîtinutile d’insister sur l’importance qu’elle doit avoir dans la genèse de la surdi-mutité ». «On la rencontre avec des affections très diverses, en première ligne, la pneumonie et celles si nombreuses à cet âge du tube digesüf ». — « Les 19/20 des enfants atteints de ces aftections présentent à un degré quelconque des lésions de l’oreille moyenne ». « La plupart des enfants sur lesquels on l’observe ont éprouvé pendant un temps variable des troubles profonds de la nutrition ». « Quant à la part elle-même de l’abcès dans la mortalité, je ne la crois pas considérable, car j'ai bien rarement vu les lésions propagées à la cavité encéphalique ».
Le travail de Barery et de Rexaur paru la même année et inspiré d’ailleurs par Parror, entre dans le détail anatomo-pathologique des lésions. Nous y
trouvons de nouvelles notions, l’une est la coexistence de lésions dégénératives et de phlegmasies diverses « siégeant au niveau du cerveau, des poumons, des reins », et tend à faire de l’otite un fait qui nest plus isolé dans l’organisme. L'autre témoigne de tentatives d'examen fonctionnel de l'oreille du nourrisson : «après avoir paru entendre les sons aigus à leur naissance, ils cessent parfois peu de temps avant la mort de les percevoir ».
À cette première période de l’histoire de l’otite du nourrisson, période de l’anatomie pathologique en succède une autre, où d’un côté en France, Nerter étudie la question au point de vue bactériologique et où les otologistes allemands Gœpperr, HARTMANN, Gomrerz entrent dans le détail de la séméiologie des otites du nourrisson, tout en précisant certaines particularités d’aspect du tympan dans cette affection. Harrmanx établit un lien formel entre certains troubles digestifs et l’otite, il constate que chaque incident auriculaire marque une recrudescence des accidents digestifs et de l’amaigrissement. Ïl insiste sur la nécessité du traitement par la paracentèse, répétée au besoin, qui le plus souvent, amène une évolution favorable de l’otite suivie de près par la guérison des phénomènes digestifs.
La thèse de Verrcarp en 1898 cherche à classer des faits que jusque là, on s'était contenté d’enregistrer. C’est ce que n'avait pas fait GRUBER qui pourtant s’exclamait. « Je ne puis pas admettre que la nature ait arrangé de telle fason les choses que l’organe auditif des nourrissons soit plus souvent