‹ L'Otite du NotfrissonChapitre 4 sur 79 · ER PA · texte numérisé non relu

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malade que sain ». VeiLLarD arrive à conclure que sur un nombre donné de cas, 35 à 40 0/o seulement correspondent à de véritables otites. Dans les autres cas, le pus ou le muco-pus contenu dans les cavités de l’oreille, est d’origine pharyngée. La pénétration a lieu dans la période ultime de la vie. Enfin, plus rarement, il s'agirait simplement de ce qu’il appelle une maturation incomplète ou retardée de l'oreille du nouveau-né dont le contenu subirait post morlem une transformation qui le fait ressembler à un exsudat muco-purulent.

La partie clinique de cet ouvrage est la moins développée : très peu de symptomatologie locale ou générale. Elle relève la rareté des complications méningées, qui, en raison du voisinage, devraient être les plus fréquentes si l’otite, avait vraiment en pathologie infantile une grosse importance. Il la considère comme une complication dont le pronostic doit s’effacer devant celui de la maladie causale.

Depuis la thèse de Vencar», la question de l’otite du nourrisson n’a fait l’objet que d’un seul travail d'ensemble. C’est le travail de GomPerz, véritable traité dont la partie clinique est aussi fouillée que la partie théorique. Dans cet ouvrage cependant, un détail choque : l’auteur ne cherche aucunement à expliquer la contradiction qui existe entre l'énorme pourcentage des otites, — découvertes à l’autopsie, que mettent en lumière les innombrables statistiques qu'il rapporte et que confirment ses observations personnelles — et la richesse de symptomatologie qu’il donne à l'otite du nourrisson

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