EE RE EXAMEN FONCTIONNEL DE L'OREILLE DU NOURRISSON
Le nourrisson avant l’âge de 3 mois est pratiquement impossible à examiner au point de vue fonctionnel. Il ne semble cependant percevoir aucunement les sons graves émis par les diapasons 32-64 et même 128 V. D; mais perçoit fort bien jusque aux sons très aigus.
Pendant cette période, la réaction à un bruit assez fort se manifeste, tantôt par un tressaillement de tout le corps, tantôt par la rotation de la tête avec regard du côté d’où vient le bruit, quelquefois, par le réflexe cochléo-palpébral souvent enfin par le cri. Ces réactions ne peuvent suffire à prouver que le nourrisson entend. Dans un bruit comme celui que l’on produit en claquant les mains, il n’y a pas qu’émission d'ondes sonores, mais aussi ébranlement et déplacement d’air qui peuvent impressionner un sens autre que celui de l’ouife. Nousavons vu des nourrissons atteints d’otite double réagir à ces bruits. é
S'il s’agit d’un son émis par un diapason la réaction est beaucoup plus discrète. Le réflexe oculopalpébral est exceptionnel, ce que l’on constate plus souventest la simple élévation lente des globes oculaires au moment où leson est perçu en direction du côté où ilest émis. De plus, pour un son de même intensilé, la réaction quelle qu'elle soit est inconstante, ne se produisant pas à chaque émission de son.
Il n’y a donc aucun parti à tirer de l’examen de
l'audition du tout jeune nourrisson.
Dès l’âge de trois mois, l’échelle de sons perçus, augmente nettement d’étendue; le nourrisson normal perçoit le 128. De plus, chaque son semble produire une réaction nette, qu’elle semanifeste, par le réflexe cochléopalpébral, par le tressaillement, où par la direction du regard. |
La condition essentielle pour étudier lPaudition du nourrisson est la suivante : aucun mouvement aucun déplacement ne doit être fait autour de lui pendant qu’on pratique l’examen sous peine d’attribuer à la perception auditive les mouvements oculaires, en réalité dus à la perception visuelle, ou à une excitation sensorielle d’ordre différent.
Nous avons ulilisé deux appareils pour nos recherches : Le premier consiste en deux récepteurs téléphoniques dans lesquels le passage d’un courant alternatif amène la production d’un son dont l’amplitude augmente avec l’intensité du courant. Ils sont branchés séparément sur le courant de façon à pouvoir être actionnés alternativement.
Le second consiste dans un sthétocospe binauriculaire à ressort très mou, dont les deux tubes de caoutchouc d’une longueur de 5o em. se terminent du côté distalchacun par un petit entonroir de verre, couvert en parchemin tendu sur lequel peut se placer le pied d’un diapason en vibration.
Les deux récepteurs sont placés à quelques centimètres de chaque côté des oreilles du nourrisson, ou bien les deux embouts du stéthoscope sont bien ajustés à l'entrée du conduit auditif externe. Dans
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ce dernier cas, l'examen n'est possible que si l'enfant ne tourne pas la tête de côté pour essayer de se débarrasser de ces contacts gênants. Avec un appareil à ressort très doux, en examinant l'enfant, la tête reposant sur l’oreiller, il est presque toujours possible avec un peu de patience d’arriver à ses fins.