‹ L'Otite du NotfrissonChapitre 58 sur 79 · ETES · texte numérisé non relu

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quelquefois sortir des grumeaux que leur taille empêchait de sortir par lPincision, on voit nettement dans ces cas que la méthode classique de traitemeut n’aboutit à rien. L'examen minutieux montre en ce cas que lPinfection n’est plus nettement cantonnée à la caisse, c’est ainsi que lon note un très léger œdèmé périauculaire, un gonflement du conduit sans véritable chute.de la paroi postéro-supérieure, enfin l’exploration au stylet montre que de petites élevures ressemblant à des furoncles sont en réalité des fistules ayant évacué de petites collections souspériostées.

Dans ces cas, on a franchement l'impression que l'issue fatale n’est pas éloignée. Aussi avons nous tenté lantrotomie qui nous a donné des résultats extrêmement intéressants.

L'intervention montre fréquemment un léger décollement du périoste vers le conduit, sans aucune trace de perforation de la corticale. L’antre est nettement rempli dé pus france quiest sous pression. È

Il s’agit bien de mastoïdite, maïs lafléction se présente de façon tout à fait atÿ pique, n'ayant aucuñe tendance à l’extériorisation spontanée par la vore habituelle. Nous avons cherché les facteurs qui péuvent ainsi modifier Pallure de l’évolution et nous supposons qu'elle est due aux circonstances suis vañtes :

1° La profondeur de l’antre toujours beaucoup plus considérable dans ces cas, quenormalement, et qui ne permet pas la perforation de là corticale.

2° L’encombrement de laddifus et de la caisse par des fongosités qui obstruent immédiatement les orifices de paracentèse et rendent le drainage tympanique illusoire. |

3% Malgré tout, l’évolution n’est pas brusquée comme dans tous les cas où existe rétention franche, l’antre ne semble pas isolé complètement de la caisse qui se charge d’évacuer ane partie du trop. plein de la cavité par la voie sous-périostée. Ainsi se trouve expliquée l’existence de lœdème léger et de petites fistules que nous signalions et qui témoignent de périostite propagée de la caisse à la zone voisine par voie périlympanique.

Nous donnons, aux chapitres des observations deux courbes de température assez suggestives

concernant deux otites guéries par antro tomie, P.227r.

Traitement de l'otite latente

Si l'opportunité de la paracentèse n’est pas discutable dans les formes franchement aiguës, il n’en est plus de même dans lPotite latente des cachectiques.

I est à croire que ceci tient au fait que les diseussions ont porté le plus souvent sur l’otite latente en général sans distinction entre l’otite latente, maladie, et lotite latente complication des états cachectiques. Pour se rendre compte de ce fait, il suffit de se reporter aux résultats de l’enquête de Kietschel auprès des principaux pédiatres allemands, et dont Le Mée et Bouchet donnent le résumé dans un récent article.(Jour mél. france, octobre 1924 .

Les questions posées étaient les suivantes :

Paracentésez-vous toujours en cas d’otite nette (voussure, fièvre) ou bien la paracentèse est-elle une forme rare du traitement ? Goppert avec la majorité, répond que si la voussure du lympan seule, n’est pas une indication à la paracentèse, celle-ci doit cependant être faite autant que possible de façon précoce dès qu’ils constatent la voussure

Considérez-vous la paracentèse répétée comme une ligne de conduite favorable ? La plupart la con-

sidèrentcomme inutile et non sans danger. Les autres avec Goppert comme favorable sifaite «lege artis ». La question des paracentèses répétées, doitsonimportance au : de l'arrêt brusque de l’écoulement au bout de quelques jours. Faut-il faire chaque jour une nouvelleincision tympanique ? Les résultats obtenus decette façon ne nous semblent pas merveilleux, souvent lPécoulements’ar- ‘rête de nouveau le lendemain. Nous avons acquis la certitude que le mauvais drainage est beaucoüp plus fréquemment dû à la présence de muqueuse tuméfiée, de petits caillots sanguins, de grumeaux purulents, qu’à une fermeture de lincision, Au lieu de

refaire une nouvelle incision, nous nous contentons d’une aspiration au spéculum de Siegle quis’emplit quelquefois de pusgrumeleux, incapable de se frayer une route par l’orifice sans aspiration. Ce procédé a fréquemment amené une défervescence que la paracentèse seule n'avait pas été capable de déterminer. Il est évident que Île traitement de l’otite s’installant plus ou moins lentement chez le cachectique ne donne pas des résultats bien appréciables et bien

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encourageants. Amélioration inconstante, aliénuation momentanée d’une infection, qui ajoute son appoint à l’état antérieur déjà en équilibre instable sont tout ée que le traitement nousa semblé donner en ce Cas. |

D'après une quinzaine d’otites, faisant partie de celte variété, nous avons pu relever les faits suivantis, à la suite de la paracentèse.

Au point de vue température, il ÿ a quelquefois une défervescence dont la durée n’excède pas 24 ou 48 heures, brusque quand elle se produit, elle ne donne jamais la descente progressive et durable des cas aigus francs ; dans certains cas, il n’y a pas la moindre modification de la température ou au contraire, il se produit une ascension encore plus considérable. Et cela quelles que soient les conditions dans lesquelles se poursuive l’écoulement, qu'il soit abondant ou non,

Quel argument tirer du fait d’une chute de température, alors que chez ces petits, en dehors de l’otite on note quelquefois des températures des plus irrégulières, même dans certains cas où aucune lésion pulmonaire en particulier ne les expliquait, et où l’autopsie ne révèle dans la suite comme nous l'avons constaté quelquefois, la présence d'aucun exsudat dans la caisse?

Quant à l’amélioration de l’état d’athrepsie, où l’on rencontre le plus souvent ces inflammations, elle ne semble aucunement justifier les espoirs que l’on fondait sur le traitement. Dans les cas où onla note, elle est extrêmement transitoire, et comment

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