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chez le nourrisson les dimensions minuscules auxquelles peuvent le réduire chez l’adulte des processus infectieux répétés, le blindant et le resserrant dans une coque d’ostéite condensante.
La plupart des auteurs insistent sur sa position haute et le situent par rapport à la paroi externe audessus du conduit auditif externe. Il nous a semblé que cette situation était loin de répondre à la généralité des cas. Le repère permettant de le trouver à coup sûr nous serhble être, chez le nourrisson le même que chez l’adulte, Pangle postéro-supérieur de l’orifice auditif externe osseux. Nous disons orifice, puisque le conduit osseux n'existe pas encore. Ce repère est d’ailleurs beaucoup plus fixe que la tache vasculaire assez variable d'importance souvent difficile à distinguer dans le saignement en nappe qui suit la rugination du périoste très adhérent à cet âge. Chercher l’antre au-dessus du niveau du conduit, expose à trouver beaucoup plus fréquemmentla méninge, à son point de réflexion que l’antre lui-même.
Cellules. — 1 est de même classique d’affirmer l’absence de cellules mastoïdiennes chez le nourrisson. Le bloc mastoïdien n’étant pas développé à cet âge, l’assertion est vraie si l’on envisage les cellules du corps mastoïdien. Elle néglige par contre l’existence très fréquente de deux petits groupes cellulaires : l’un sus antral et se prolongeant au-dessus du conduit auditif externe, l’autre, présentant souvent une cellule bien développée entre l’antre et le
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conduit. Cest elle que l’on rencontre dans la recherche de l’antre, c’est elle aussi qui sert de cheminement à l’extériorisation de certaines mastoïdites dans le conduit sans fistulisation de la paroi externe de l’ébauche mastoïdienne.
Deéhiscences. — Enfin nous insisterons sur la médiocrité de résistance des barrières qui séparent les cavités de l'oreille du voisinage. Elle tient moins à la minceur des parois osseuses qu’à leur manque de continuité. Normalement ce sont déjà en haut la suture tympano-squameuse et en bas la scissure de Glasser, au niveau desquelles des vaisseaux, des nerfs, des lymphatiques créent à l’infection des voies de progression nombreuses. Il en est de même des veinules minuscules quoique plus constantes que chez l’adulte ét réunissant directement la circulation muqueuse antrale et le sinus latéral. Ces points faibles peuvent être de plus le siège de véritables déhiscences, et 1l est plus fréquent d’en constater chez le nourrisson que chez l’adulte au niveau du tegmen, du golfe de la jugulaire o1 de la gouttière du sinus. Sur les cas de méningite que nous avons constatés à l’autopsie, deux présentaient une déhiscence très nette au niveau du tegmen.
Le rapide rappel des notions anatomiques nous a semblé nécessaire et nous ne craindrons pas d’ailleurs d’insister sur les plus importantes au fur et à mesure que l’occasion s’en présentera, tant sont importantes leurs conséquences et les déductions que l’on en doit retirer.