C. Corradi. Arch. fur Ohrenheilk
2, Brenner. Unters. u. Béobachl. a. d. Geb. a. Elektroth., (Leipzig, 1868-69).
Fe>20.
travers l'oreille, en appliquant le pôle positif (anode), sur les côtés du cou et le pôle négatif (cathode) sur le tragus.
Si le nerf auditif n’est pas altéré, s’il réagit d’une façon normale, le malade devra percevoir un son à l'ouverture et à la fermeture du courant. Lorsque l’excitation électrique devient plus énergique la tonalité du son devient plus élevée, si le courant augmente il se produit des bourdonnements, |
D’après Kiesselbach la sensation sonore ne serait pas due à lexcitation directe du nerf, mais par suite de l’excitation électrique, le nerf auditif deviendrait capable de percevoir les bruits artériels normaux, renforcés par le conduit et qu’à l’état ordinaire il ne percevait pas.
Cette réaction est difficile à obtenir, même chez des sujets normaux, à cause des vertiges et des nausées qui se produisent au moment de l’ouverture du courant. Pollak et Gaertner ont constaté que le nerf auditif ne réagit ordinairement pas sous l'influence d’un courant dont l’intensité est inférieure à 15 milliampères, le courant n’est plus alors supporté. Pour Gradenigo on réussit même exceptionnellement avec des courants de haute intensité ; la réaction est au contraire facilitée toutes les fois qu'il existe une excitation du nerf auditif comme dans les affections de l'oreille moyenne accompagnées d'une hyperémie vive, elle ne l’est pas du tout dans les inflammations légères au dans celles qui ne déterminent aucun phénomène de réaction comme dans les otites moyennes
chroniques,