‹ L'Otite Séche et Son Traitement ChirurgicalChapitre 12 sur 32 · EXAMEN DIRECT · texte numérisé non relu

EXAMEN DIRECT

L'examen direct du tympan à l’aide du spéculum et du miroir fournit quelquefois peu d'indications précises. La membrane tympanique peut même, dans des cas d’otite moyenne chronique grave ancienne, être peu altérée dans ses éléments propres et paraître à peu près saine, Plus souvent le tympan est opaque, gris blanchâtre dans ses parties périphériques constituées alors par du tissu fibreux, au lieu de ce tissu on peut trouver des amas de sels calcaires se présentant sous la forme d’un croissant qui, entourant l’extrémité inférieure du marteau siègent dans la partie inférieure du tympan. A côté de ces épaississements on trouve des parties atrophiées qui se présentent avec une coloration gris foncé. Dans ces cas si l’on touche avec un stylet mousse la membrane, celle-ci paraît plus tendue, plus résistante qu’à l’état normal on devine presque son épaississement ; de plus cet attouchement n’est pas douloureux, on ne trouve pas ici l’éxquise sensibilité qui interdit au médecin toute investigation sur un tympan normal. Si la caisse renferme des brides il est à peu près constant de trouver des modifications dans la courbure du tympan; celui-ci peut être attiré en totalité vers la paroi interne de la caisse, le manche du marteau paraît en raccourci, tandis que son apophyse fait une

saillie au niveau de la partie supérieure de la membrane,

le triangle lumineux est allongé et plus étroit. Si au contraire le manche est immobilisé dans sa position primitive on le voit faire saillie en dedans tandis que sur ses côtés le tympan forme deux excavations. Le spéculum paeumatique de Siègle permet d’explorer encore plus attentivement le tympan et le manche en permettant de découvrir les parties adhérentes ou immobiles. Indépendamment de ces physionomies, on a signalé des aspects particuliers du tympan quand il existe une arkylose de l’articulation stapédo-vestibulaire. D’après Schwartze on trouve dans les parties centrales et postéro-moyennes du tympan des reflets rougeâtres très faibles produits par les vaisseaux dilatés de la muqueuse du promontoire se

rendant à la fenêtre ovale où ils sont comprimés.

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