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les cas simples où il y a seulement épaississement du tympan avec quelques brides, l'audition est immédiatement améliorée dans des proportions plus ou moins sensibles par la perforation exploratrice. Les ondes sonores viennent directement frapper l’étrier mobile et le malade entend mieux. On peut alors se rendre un compte exact des lésions et savoir dans quelle partie la chaîne est immobilisée. On introduit un crochet mousse dans la caisse afin d’arc-bouter sa partie concave contre la longue apophyse du marteau et à pouvoir faire glisser l'instrument de manière à s’assurer qu’il n’existe pas d’adhérence entre la grande apophyse et la paroi interne de la caisse ; s’il n’existe rien à ce niveau et que le marteau soit immobile, on peut conclure qu'il est adhérent au niveau de sa tête. On peut du même fait s'assurer de la mobilité de l’enclume en exerçant des pressions de bas en haut sur l’articulation incudo-stapédale et d'avant en arrière
sur la grande branche de l’enclume.
Le traitement chirurgical ne devra être tenté que lorsqu’on aura eu recours, sans succès, aux procédés médicaux. Les massages (1) du tympan par la trompe et le conduit externe peuvent quand la lésion est récente et les brides peu résistantes entraîner une amélioration de l’audition en rompant les adhérences. Mais dans le plus grand nombre des cas le traitement médical est impuissant. Dans ces conditions il faut recourir à une intervention qui sera indiquée toutes les fois que l’incision exploratrice n'aura pas diminué l’acuité auditive ou qu’elle aura été suivie d’une amélioration de l’audition, |
Comme Pobstacle à la perception des ondes sonores siège, dans les otites moyennes sèches, au niveau de la caisse. dans l’appareil de transmission, le traitement rationnel consiste à enlever tout ou partie de cet appareil comme on enlève le cristallin dans les cataractes. Pour aborder la caisse deux voies peuvent être suivies, on peut, d’après les anciennes méthodes, opérer par le conduit
externe, où bien se créer un champ opératoire plus large,
1. Massage exlerne du tragus et du conduit (Gerst. Hommel. Zaufal). Massage vibratoire de la trompe (Urbantschitsch. Laker. Garnaull). Massage vivratoire du tympan. (Lucæ. Jacobson. Garnault).
ED lie
aborder plus directement la caisse par la voie rétro-au-
riculaire.
[, — Vore auricularre.
Historique. — I faut remonter au xvir siècle pour trouver les premières tentatives de quérison de la surdité par l’ouverture artificielle de la membrane du tympan.
L’attention des chirurgiens avait été attirée par l’observation d’un sourd, qui, s’étant perforé le tympan par accident, avait vu par la suite son audition très améliorée. En 1649 Riolan souleva cette question et tenta de faire entrer cette opération dans le thérapeutique de‘la surdité. Son contemporain, Cheyselden, sollicite l’autorisation de pratiquer cette opération sur un condamné à mort qui devait pour cette raison être gracié, mais il dut y renoncer, ce projet ayant soulevé l’indignation générale. C’est Eli de Paris qui, en 1760 pratiqua la première fois la myringodectomie, mais elle n’acquiert réellement le droit de cité qu’au commencement de ce siècle. Astley Cooper 1801 fait l’incision du tympan, puis Hinsley 1806, dès lors l’école allemande tenta plusieurs fois d’intervenir dans les cas de surdité, Weber Liel (1) fait sur le vivant en 1861 la ténotomie du muscle tenseur du marteau. Cette opération tombe dans le discrédit et n’est répétée qu’en 1873 par Schwartze qui fait l’ablation du tympan et d’une partie de la chaîne des osselets. Cette intervention ne lui donne qu’un résultat temporaire, un
tissu de cicatrice se forme et la surdité réapparaît ; Kes-