‹ L'Otite Séche et Son Traitement ChirurgicalChapitre 27 sur 32 · MA · texte numérisé non relu

MA

Eee persistent, mais ils eussent été plus grands si elle avait continué plus longtemps le traitement.

On ne peut évidemment regarder ces résultats comme des quérisons et, ces malades opérés, malgré l’amélioration que l’on a obtenue n’en sont pas moins des sourds. Il faut cependant reconnaitre que cette amélioration, quelque légère qu’elle soit, justifie l'intervention puisqu’elle peut soulager les malades en supprimant ou en diminuant les bruits, en augmentant plus ou moins l’acuité auditive,

Nous avons d’ailleurs choisi comme exemples les cas les

plus graves, les plus anciens chez lesquels tout le traite-

ment médical de l’otite moyenne sèche avait été antérieurement essayé sans succès, l'intervention chirurgicale qui pouvait, seule, donner une amélioration n’avait été proposée par aucun otologiste. De par ces exemples, nous croyons donc qu'il ne faut pas hésiter à intervenir quand les lésions siègent au niveau de l'oreille moyenne et quand

le labyrinthe peut encore récupérer ses fonctions.

IT. — Voie RÉTRO-AURICULAIRE.

4° Procédé de Stacke.

Nous avons fait ressortir les difficultés grandes parfois qu'il y avait à opérer par le conduit. Quand celui-ci est trop étroit ou trop incurvé on à recours au procédé de Stacke qui donne plus de jour, permet d’agir d’une façon plus directe au niveau de la caisse.

C’est en 1890 au congrès de Berlin que Stacke fit sa

première communication et décrivit son procédé. Cette

opération avait surtout pour but d'atteindre non-seulement la caisse mais aussi l’attique etpouvoir facilement curetter ces cavités dans les otites suppuratives.

Par le procédé de Stacke on enlèvera plus facilement que par le couduit les osselets et l’on pratiquera l’effondrement du mur de la logette plus complètement, ce qui permettra dans les mobilisations ultérieures de létrier d'agir d’une façon plus efficace au niveau de cet osselet. C’est un manuel opératoire plus brillant mais dont les résultats fonctionnels sont les mêmes que ceux que l’on ob-

tient en opérant par le conduit.

2 Procédé de Malherbe.

Malherbe a décrit, l’année dernière au Congrès de Londres, un procédé opératoire qui aurait donné entre les mains de l’auteur d’excellents résultats.

Ce nouveau procédé consiste à faire l’évidement pétromastoïdien dans les cas d’otite moyenne sèche. L’auteur considère la caisse et l’antre comme des cavités de résonnance indispensables aux fonctions auditives. Contrairement au procédé de Stacke, l’antre est directement attaqué en son lieu d'élection, une fois ouvert ; l’aditus ad. antrum est élargi avec la fraise, les cavités largement ouvertes; la caisse bien accessible on détruit au moyen de curettes et de crochets les brides et les adhérences sans enlever les osselets, l’auteur considère même la mobilisation de l’étrier comme nuisible, Avant derefermer la plaie, on place un tube en celluloïde en forme d’U à cheval

dont une branche est passée dans l’aditus et l’autre dans le

aie conduit externe. Le but de cette intervention est de favoriser l'intensité et l’amplitude des ondes sonores. L’amélioration de l’audition resterait acquise.

Nous ne pouvons nous prononcer sur ce procédé opératoire tout nouveau et quin’a été pratiqué jusqu'ici que par son auteur. Nons croyons cependant qu'il est difficile par ce procédé d’obtenir une amélioration de l’acuité auditive quand il y a une ankylose de l'articulation incudo-

stapédale, ou stapédo-vestibulaire.

Page 1