‹ L'Otite Séche et Son Traitement ChirurgicalChapitre 9 sur 32 · DD · texte numérisé non relu

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vent le diapason, appliqué sur une surface osseuse du corps, soit olécrâne, soit rotule, était mieux entendu de l'oreille la plus sourde, alors même que la source du son était appliquée du côté opposé. Il nous a été permis de vérifier maintes fois ce fait à la clinique du D' Miot.

Gellé (1) propose l’audiphone pour apprécier la valeur de l'oreille interne. Il considère ce moyen comme très supérieur à l'emploi du diapason vertex, auquel il reproche d’être trop vague. L’instrument assez semblable à celui de Delstanche est placé entre les dents du malade. On cause devant lui et les vibrations sont transmises à l'oreille par voie osseuse.

Epreuve de la contre-audition. — Etudiée particulièrement par CG. Miot (2). En plaçant un diapason à note élevée, comme le Do‘—1024, sur la base de l’apophyse mastoïde, le son est perçu de ce côté, mais, en fermant l'oreille opposée, il se produit un phénomène appelé contre-audition en ce sens que le son n’est plus perçu que. par l’oreille fermée. Mais l’oblitération des deux oreilles fait disparaître la contre-audition. Il en résulte que säl existe un obstacle au passage du son dans les organes de transmission d’une oreille, la gauche par exemple, la contre-audition se fait de ce côté, le diapason étant placé à droite. Si les modifications pathologiques sont peu prononcées, il suffit de fermer l’oreille droite pour faire disparaître la contre-audition ou même pour rendre la per-

ception plus forte à droite. Quand les deux oreilles étant

1. Gellé. Annales des mal. de l'oreille, ete, 1892. 2. Miot el Baratoux. Mat. de l'oreille et du nez, 1894,

affectées, s’il n’y a pas de contre-audition, c’est que les lésions sont à peu près les mêmes des deux côtés.

Les deux oreilles ayant des modifications à des degrés différents, si la éontre-audition a lieu du côté de l'oreille la plus sourde et disparaît en fermant l'oreille la meilleure, le pronostic devient plus favorable pour la mauvaise oreille.

Dans le cas où le diapason placé sur le crâne est perçu par la mauvaise oreille, et où le diapason appliqué sur l’apophyse mastoïde correspondant au côté le plus atteint est perçu par la meilleure oreille, il y a une affection probable du labyrinthe.

Épreuve de Rinne. — Est avec le Weber la plus importante dans l’examen d’une oreille ; elles deux suffisent en général pour être fixé sur le siège et l'étendue des lésions Le Rinne ne fait que confirmer le Weber. Cette expérience repose sur la constatation, empirique il est vrai, que, à l’état normal la perception aérienne est meilleure que la perception osseuse. Un diapason est mis en vibration devant le méat auditif; au moment où les vibrations cessent d’être perçues, on l’applique sur lapophyse mastoïde, le sujet entend encore un reste de tonalité. On dit alors que le Rinne est positif.

A l’état normal, ce restant de vibrations perçues par voie osseuse est nul. Si le sujet présente une affection de la caisse, de l'appareil de transmission, la perception aérienne diminuera dans des proportions plus ou moins grandes, tandis qu’au contraire, si l'élément nerveux est

intact la perception osseuse augmentera dans une nota-

ble proportion.

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Epreuve de Schwabach.— Elle repose sur la durée comparative de la perception sonore sous le diapason vertex. Est-elle plus longue que sur une personne normale, on peut conclure à une affection de lappareil de transmission ; est-elle plus courte au contraire, l'oreille interne doit être en cause.

Épreuve de Bing. — Quand le diapason-vertex à cessé d’être perçu, on obture avec l’index l'oreille à examiner. Si cette obturation fait entendre un reste de sonorité (perception tardive de Bing) on conclut que les oreilles moyennes et externes sont libres, sinon ce son retardé ne se fût pas produit. Si au contraire il existe une perception tardive malgré l’insuffisance constatée de loreille, c’est qu’il s’agit d’un trouble de l'appareil de perception.

À bien des points de vue cette épreuve est sujette à caution, En obturant le méat, on comprime l’air du conduit auditif, on produit une pression centripète ce qui contribue à enfonter plus profondément l’étrier dans la fenêtre ovale, ce qui empêche la transmission du son. Il : existe aussi des cas dans lesquels l’étrier est maintenu en dehors de la fenêtre ovale par des adhérences plus ou moins intimes eten obturant le conduit, on repousse, par le même mécanisme, l’étrier qui entre en rapport plus intime avec la fenêtre, on rétablit donc momentanément les conditions normales et la perception tardive du diapason apparaîtra. Cette épreuve ne peut donc prouver l'intégrité de l’oreille moyenne.

Epreuve de Lucæw et Gellé.— Communément appelée épreuve de Gellé ou des pressions centripètes. ©

Si le Weberetle Rinne ont été positifs, on peut être à peu

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près certain que l’obstacle à la perception des ondes sonores se trouve dans l’organe de transmission de l’oreille, reste à en déterminer le siège exact. Tel ést le rôle que doit jouer, d’après Gellé, Pépreuve que nous décrivons. Elle consiste à produire une série de pressions centripètes dans le conduit auditif externe, soit à l’aide d’un appareil spécial, soit avec le spéculum deSiègle, pendant qu’un diapason vibre sur le vertex. Sous l'influence de ces pressions le tympan se rapproche de la paroi interne de la caisse, le manche du marteau est entraîné dans ce mouvement et comme la grande branche de l’enclume se meut dans le même sens que le manche du marteau, il en résulte que l’étrier est enfoncé dans la fenêtre ovale. À ce moment il se produit des bruits divers, uné sensation spéciale de bouillonnement, des vertiges, symptômes caractéristiques d’une compression du liquide labyrinthique, et le malade n'entend plus ou entend moins les vibrations du diapasonvertex. D’après Gellé, il en résulte que, quand il existe une lésion devenant un obstacle aux mouvements de la chaîne des osselets, comme une ankylose de létrier, la perception du son ne change pas pendant les pressions.

Malheureusement cette épreuve ne donne pas en clinique tout ce qu’on serait en droit d'attendre d’elle.

D’après Politzer chaque mouvement en dedans du tympan déjette la membrane de la fenêtre ronde du côté du labyrinthe d’où bourdonnements, vertiges, et affaiblissement du son, et cela malgré une ankylose de l’étrier. Pendant les pressions la tension du tympan augmente ce

qui entraîne un affaiblissement du son. Dans les affections

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du labyrinthe avec altération grave de l’ouïe le son du diapason n’est souvent pas modifié par les pressions.

Qu'il y ait encore un relâchement ou une luxation de l’articulation incudo-malléale avec un tympan très facilement dépressible, ou inversement une ankylose de cette même articulationavec un tympan épaissi, tendu,les pressions centripètes n’auront dans ces deux conditions aucune action sur l'étrier et la perception du diapason ne sera pas modifiée par la compression de l’air du conduit même sil y a ankylose de l’étrier.

Le Dr C. Miot (1) a essayé des pressions lentes, mais variables, sur des personnes à l’ouïe normale et a constaté une diminution de perception osseuse: proportionnellement aux pressions tant que celles-ci sont restées modérées (258 grammes par exemple) ainsi que des bourdonnements dans un certain nombre de cas. Lorsqu’elles sont devenues fortes (7 à 800 grammes) la plupart des sujets ne les ont pas supportées à cause des douleurs qu’elles ont produites, et les autres n’ont plus remarqué une diminution proportionnelle à la pression, probable ment parce qué le muscle de Pétrier, antagoniste du muscle tensor tympani se contracte et empêche cet osselet de pénétrer plus que de raison dans la fenêtre ovale. À ce moment il survient des bourdonnements et des vertiges, ce quine se produit jamais avec des pressions faibles.

Da moment où il y a réaction des muscles ou de la

chaine des osselets s’opposant, dans les cas indiqués, à l’en-

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