‹ L'Otite Séche et Son Traitement ChirurgicalChapitre 8 sur 32 · Orne Green. Boston Med. and Surg. Journal, 21 janv · texte numérisé non relu

Orne Green. Boston Med. and Surg. Journal, 21 janv

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un phénomène pathologique, c’est un phénomène général normal que la physiologie nerveuse a expliqué.

Ne faut-il pas supposer aussi que bien souvent les bruits subjectifs que le malade perçoit dans l’oreille sont pour ainsi dire couverts par un bruit extérieur plus intense, tel que le roulement d’une voiture et que, dans ces conditions, les sons soient mieux perçus. Ces diverses circonstances, ébranlement des osselets, suractivité nerveuse, diminution de la perception des bruits subjectifs sous l'influence des bruits extérieurs, agissent peut-être, plus ou moins et à litre diflérent, chez un même sujet pour donner naissance à l’audition paradoxale.

Paracousie du lieu. — On nomme ainsi la perte de l’orientation des bruits. La localisation des bruits est due à la perception bi-auriculaire. Si acuité auditive d’une oreille diminue, les sons perçus même du côté de cette oreille seront localisés du côté de la meilleure parce que c’est cette dernière qui a l’habitude d’entendre. Dans certaines professions la paracousie du lieu devient pénible et gênante.

Diplacouste. — C’est la répétition de la sensation consciente correspondant à une excitation sonore. Elle a été observée par Urbantschitsch qui l’explique par une hyperesthésie du nerf auditif, hyperesthésie qui prolonge la perception de la sensation. On en observe plusieurs formes.

Diplacouste échotique. — La sensation n’est pas interprêtée en même temps au niveau des deux oreilles, l’une vient en retard et est plus faible que l’autre. Ces phénomènes sont très difficiles à expliquer. Kayser prétend

Brunel 2

nations

EXAMEN DE L’AUDITION ET DES APPAREILS DE TRANSMISSION ET DE RÉCEPTION DES ONDES SONORES.

Quand on est appelé à examiner un malade atteint de surdité il faut tout d’abord se rendre un compte exact de son infirmité, Pour ce faire, il faut étudier son acuité auditive avec un soin méticuleux. Malheureusement le médecin n’a encore aucune mesure précise qui permette de le renseigner sur la quantité et la qualité de lacuité auditive. Plusieurs appareils ont bien été proposés: entre autres les acoumêtres d’Itard, de Politzer, de Levy, de Kessel, le sifflet de Galton, les verges de Kœnig, mais aucun de ces instruments n’a de valeur bien réelle. Aussi en clinique se sert-on plus communément de la voix, de la montre et des diapasons, moyens bien défectueux et qui n’ont qu’une valeur bien relative mais suffisante.

Les sons sont transmis à l’oréille interne par deux voies, la voie aérienne et la voie crânienne.

Perception aérienne. — La perception aérienne sera prise à la voix, à la montre, aux diapasons. L’audition à la voix est importante à noter car bien souvent la voix, même basse est encore entendue alors que les bruits même forts ne le sont plus, et inversement. Ce symptôme peut avoir son importance au point de vue diagnostic.

L’audition au tic-tac de la montre est facile à enregister et :

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permet de noter les changements qui peuvent survenir dans l’acuité auditive au cours d’un traitement.

L'examen de l’audition à l’aide des diapasons est très instructive parce que, faite avec patience, elle donne une idée assez nette de l’acuité auditive que l’on examine.

Il faut se servir, à l'exemple de Hartmann, d’une série de diapasons, chez tel malade en effet on trouvera une perte de perception pour les diapasons aigus, chez tel autre au contraire la perception des sons aigus sera conservée, celle des sons graves abolie ou diminuée. Cette série va d'ordinaire de ut 2256 vibrations à ut‘4.056 vibrations. On aura soin de noter le temps et ia distance à laquelle sont entendus ces divers diapasons chez des sujets normaux.

Perception osseuse. — La perception osseuse doit renseigner sur l’état pathologique du labyrinthe, les sons se transmettent directement à l’élément nerveux par ébranlement des os. Elle est prise au tic-tac de la montre appliquée sur le temporal et sur l’apophyse mastoïde, Beaucoup d’auteurs attachent une grande importance à la conservation de la perception osseuse à la montre. Nous verrons plus loin que la valeur de la perception osseuse peut être contestée. (Obs. { et 2).

Plusieurs épreuves qui portent les noms des auteurs, qui les premiers les ont décrites, sont uliles à connaître en détail et utiles à pratiquer sur le malade pour arriver à un diagnostic aussi ferme que possible et poser un traitement rationnel.

Epreuve de Weber. — Si on place un diapason en

vibration sur la ligne médiane du crâne, sur le vertex,

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les ondes sonores se répartissant également des deux côtés de la boîte crânienne, les deux nerfs auditifs seront également impressionnés et enregistreront une même quantité de bruit, le son sera perçu au point appliqué ou dans toute la tête.

Que pour une cause quelconque les ondes sonores ne puissent plus s’écouler librement à l'extérieur et soient retenues dans les cavités otitiques, elles ébranleront plus fortement l’appareil récepteur du son et le bruit sera mieux perçu par l'oreille malade que par loreille saine, On conçoit très bien que, s’il existe dans une oreille un excès de tension du tympan et de la chaîne des osselets immobilisés par des brides et des ankyloses, le son sera renforcé à ce niveau. Si au contraire l’appareil récepteur est malade, si le labyrinthe est atteint de sclérose, si le nerf auditif ne réagit plus aux excitations extérieures, le diapason vertex sera entendu par l'oreille la moins sourde, Cette épreuve est cependant trompeuse en ce sens que les malades enregistrent mal leurs sensations et que souvent ils disent percevoir le diapason vertex du côté de la meilleure oreille parce que c’est la seule qui leur sert et que, d’après eux, c’est de celle-là qu'ils doivent entendre et non de l’oreille la pius sourde. Aussi est-il bon de les prévenir, de leur recommander d’être attentifs, de se croire aussi sourds d’une oreille que de l'autre.

Ces dernières aanées M. P. Bonnier (1)a étendu l’ap-

plication du procédé de Weber et a remarqué que sou-

1. P. Bonnier. La paracousie sur une forme particulière 4u signe de Weber. Arch, inlern. de laryng., nov. et déc. 1898.

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