DALBELL, BENOIT, LA BARONNE
BENOIT
Voici ma sœur. . . Eh bien?
LA BARONJÎE.
Eh bien. . . elle s^obstine au silence. . . sa seule réponse est qu'elle ne doit pas dire de mal de son mari. DALBELL , à part.
Bon petit cœur. . . voilà une femme rare!
LA BARONNE
« Il sait bien, a-l-elle ajouté, qu'il n'a qu'un mot à pro- » noucer pour me ramener près de lui, et, puisqu'il s'y » refuse. . . »
BENOIT
Ah ! si c'est comme ça, c'est malj pourquoi vous y refuser ?
DALBELL.
Au contraire , je fais tout ce je peux . . .
LA BARONNE
Je sortais , lorsque j'ai aperçu cette lettre jetée sur un divan , et mouillée de larmes. . . Quelle a été ma surprise! le timbre du Berry 1... j'ai regarilé... j'ai reconnu l'écriture. . .
DALBELL, à part.
Ciel ! encore ça î
LA BAKONNE.
Monsieur, apprenez-moi quel rapport il peut exister entre vous et ma marchande de modes?
DALBELL.
F.mny, votre marchande de modes?
LA BARONNE
Oui , Monsieur^ . . Fanny Garbelot.
DALBELL , elourcUiiient.
Garbelot ! , . . là !.. . le nom que j'ai tant cherche. . .
BSKOIT.
Mnis c'est nn abiine tl'alrocitës ! ( Prenant la lettre, ) Donnez , inn soeur.
BALBELL.
Mon oncle... cette lettre n'est pas ponr moi... c'est pour mon sous-lieuleuant, Isidore. . . à qui je ilois la faire passer.
BENOIT
Laissez, Monsieur, je ne vous crois plus ( Ouvrant.') Ah! in;iis, si fait, je vous crois... ( Il lit. ) « Mou cher y> Isidore. . . »
DALBF.LL, etonné.
Plaît-il?. . . Comment, il y a ?.. .
BENOIT
Ça vous rend mon estime. ( Lisant. ) (c Mon cher Isi- 30 dore. . . >■> { Il remet la lettre à Dalbell. ) DALBELL, lisant.
« Je t'écris en même temps qu'à ton capitaine... » ( A part. ) C'est ça, elle se sera frompc'e en mett.mt l'adresse... riiabitudc des quiproquos... ( Continuant de lire. ) « Viens vite me trouver, et nous rirons ensemble à » ses dc'pens et à ceux de sa tendre Eupliéniie. , . » ( /^/Vement. ) Èuphcmiel cest celai... je le tiens!... Ah! ma femme ! ma femme !. . .
( // court dans le boudoir. )