M"« DE L'ÉTANG, M"^ DUPRÉ
M"« DUPRÉ
On nous l'avoit bien dit que les deux fils de M. Jérôme étoient d'une humeur aussi opposée. On ne peut se défaire du cadet et on ne peut retenir l'aîné. Voilà une assez plaisante aventure!
M»e DE L'ÉTANG, riayit.
Voir ce bonhomme qui court après son fils, est-ce quelque chose d'incomparable!
— 4^ — « Voilà mon fils que je vous amène; avan- « cez, mon fils...» Et puis, néant! Si ce bonhomme revient, comment nous empêcher de lui rire au nez?
Gardons-nous-en bien, ni de faire semblant que cela nous étonne.
Mlle DE L'ÉTANG.
« Voilà mon fils que je- vous amène..., a avancez mon fils... »
Mlle DUPRÉ.
Ris tant que tu voudras présentement, mais prends ton sérieux, je t'en prie, quand il viendra.
Mlle DE L'ÉTANG.
J'y ferai mon possible, mais je ne réponds de rien.
Mlle DUPRÉ.
Tu serois folle à mettre aux Petites-Maisons. Tout ceci est peut-être de plus grande
conséquence que tu ne crois. Soyons sages, je t'en conjure, et ne gâtons rien. Le voici qui revient à nous.