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Cette simple donnée géographique prouve que Henry Kelsey à fait un rapport fantaisiste, s'il a prétendu avoir découvert les plaines de la
Rivière Rouge.
En 1694, M. d'Iberville voulut tenter de reprendre le fort Bourbon qui était le plus important. Il partit de Québec au mois d'août, avec deux vaisseaux, Ze Poli qu'il commandait lui-même
et La Salamandre confié à M. de Sév
Iony son
frère. Il arriva à la baie le 24 septembre.
Aussitôt que les vaisseaux furent entrés dans
la rade, 1l fit descendre tout son monde avec ses
canons et commença à établir ses batteries. Dans
le fort Bourbon, il y avait trente deux quatorze pierriers et cinquante
défendre.
canons,
'uinmes pour le
Depuis le 25 septembre Jusqu'au 14 octobre,
(11 Français qui faisait partie de l'expédition de M, d'Iberville.
“ dit Jérémie (1) dans son journal, nous ne cessames pas un instant de harceler la garnison qui { ‘ demandaenfin à capituler et se rendit à condition |" d'avoir la vie sauve, ce que nous lui accordâmes “facilement. M. d'Iberville fit son entrée le 15 L'octobre ; et la rivière sur laquelle est situé le À * fort prit le nom de rivière Sainte-Thérèse, parce ." que le fort passa aux mains des français le jour
“ de la fête Sainte-Thérèse, le 15 octobre (1694.)
Nous perdimes en cette occasion le frère de M. Le fort était assez bien fourni de
‘ d'Iberville.
“ toutes sortes de marchandises et de munitions, “ tant de guerre que de bouche. Nos navires “hivernèrent [à parce que la saison était trop ‘avancée pour retourner en Europe.”
Durant l'hiver, la garnison eut beaucoup à souffrir du scorbut et une vingtaine d'hommes moururent, M. d'Iberville ne put repartir avec ses vaisseaux qu'à la fin de juillet (1695) pour retourner en France. Il laissa au fort Bourbon 67 hommes sous le commandement de M. de Laforest.
Jérémie enseigne.
M. de Martigny était lieutenant et Un missionnaire, le père Marest, jésuite, quEavait accompagné cette expédition, demeura à la baie d'Hudson pour donner ses soins à la garnison, et essayer d'instruire les naturels du pays.
Les français ne restèrent pas longtemps, les Lé:2
septembre 1696, les anglais arrivèrent à la baie
paisibles possesseurs du fort Bourbon.
avec quatre vaisseaux de guerre et une galiote à M.
La Rochelle avec deux petits navires, Le NMartyr
bombe. de Sévigny qui était parti de et Ze Dragon arriva deux heures après les anglais, mais comme ceux-ci occupaient déjà la rade, 1] ne put donner aucun secours aux français
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français, ses hom s'embus.
anglais € fort. M.
hommes tiraient :
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« d'Europe
Croyar son, Qui | les expos la saison, faciles et tulation.
transport.
nérent la leurs effet poignée « eurent ho
à (1694.) re de M.
ourni de
et fut obligé de retourner en France pour ne pas s'exposer à périr dans les glaces.
Les anglais commencèrent l'attaque le 3 sep-
aunitions, à | tembre, et dès le lendemain, quatre cents hommes
ne hrent une descente vers le fort. Le commandant à français, M. de Laforest, ordonna à quatorze de ses hommes de sortir des retranchements, d'aller aucOUp à s'embusquer dans les buissons pour s'opposer aux hommes M anglais et les empêcher d'approcher trop près du tir avec fort. M. Jérémie les commandait. Ces quatorze 95) pOur M hommes savaient si bien cacher leur nombre et Bourbon
le M. de tenant et
tiratent si à propos que les anglais n'osaient pas
Rs RE OR O NT Et DR A oo M SE
s'avancer de peur de tomber dans quelqu'embuscade : ils se bornèrent à lancer des bombes
le père M sans cependant causer de grands dommages. A cette ex- M la fin, les français, voyant leurs vivres et leurs
munitions s'épuiser et n'attendant aucun secours d'Europe, songèrent à capituler.
ur donner
truire les Croyant avoir affaire à une nombreuse garni- »mps, les 4 Son, qui pouvait les tenir longtemps en échec et
1 Le 2 à la baie
les exposer à souffrir beaucoup des rigueurs de la saison, les anglais se montrèrent extrêmement galiote à faciles et généreux sur les conditions de la capibar de tulation. [ls promirent aux français de les faire Marty A W'ansporter sur des terres françaises et leur done M s : .
k J nèrent la permission d’emporter avec eux tous près les | ME?
en leurs effets. Mais quand les anglais virent la at déjà la ANTLC Ne à ARE à : 4 poignée d'hommes à qui ils avaient affaire, ils rançais DR ei SELLE du eurent honte d’avoir capitulé à si bon marché et
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à cette honte ils ajoutèrent celle de violer leur
Dans
promesse, Au lieu de faire conduire les soldats ; sente à «
honorablement jusqu'en France avec leurs effets, D
comme ils s'y étaient engagés, ils pillèrent tout, MF}, lave marchandises et pelleteries et transportèrent leurs Le
10 ieTS N Î es 1 ro N 1lS < ÿ ire » . | prisonniers en \ngleterre, où ils languirent en D Qui les c prison pendant quatre mois. Enfin, après ce
nc | | " des mont laps de temps, ils furent remis en liberté et purent 1
0 la naviga
repasser en France où l'on faisait déjà les arme MS > : “ces énort
ments de quatre vaisseaux de vuerre pour aller M |
à 5 Jde broyer reprendre à la baie d'Iudson le poste perdu M pre À ! no 0 ANCEreEUu; l'année précédente. |
| perdu de Le commandement de cette petite flotte fut M
. | d “tembre, il confié à M. d'Iberville; ces vaisseaux étaient 1e Le Pélican de cinquante canons, le Palmier de quarante canons, le /’ro/ond et la Fiodente. M. loas eu c
? Ed 71 +. Te 1 c 160 ‘ 2 7 à / a à Sé 1 ÿ hd ‘4 1’ , d'Iberville avait avec lui son frère, M. de Sévigny, entrée di Lorsque les vaisseaux pénétrèrent dans la Atcnait null baie, ils la trouvèrent encore toute remplie de
places flottantes ; ils furent obligés de se séparer Létaicnt end
“25 homme
Le 6, ]
pour éviter de se briser les uns contre les autres.
. ‘Mquelques M. d'Iberville prit les devants. M. Duguay qui bien lou commandait le ?ro/ond fut poussé vers le nord M que c'étaic par les courants. Dans sa route, il rencontra trois Rionna les vaisseaux anglais contre lesquels ilse battit pour recevant p éviter d'être capturé. Les trois vaisseaux anglais fair étaient le //ampshire, le Deering et le //udson , }] oquer
tous trois se rendant à l'intérieur de la baie pou Plus critiqu
fortiñier le poste Bourbon. “Son équipas
oler leur
4 soldats
rs CES ont, de la part des marins, une habileté et une
ent tout, ent leurs urent en après Ce et purent es arme our aller te perdu
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Dans ces régions polaires, la navigation pré sente à chaque instant des dangers qui deman
À hardiesse peu communes,
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Les flots de la mer sont lourds comme Île cie]
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4“ qui les couvre, La plus grande partie de l'année,
“ des montagnes de glaces flottantes y obstruent
la navigation. Pour peu que la mer soit agitée, “ces énormes banquises menacent constamment
Jde broyer les vaisseaux qui s'aventurent dans ces
“ dangereux passages. M. d'Iberville eut bientôt
“perdu de vue les trois autres navires, et le 4 sepdtembre, il entra seul dans la rade du port Bour
1 bon. Le 5, il envoya la chaloupe à terre avec “2: hommes de l'élite de son équipage : il n'avait pas eu connaissance des vaisseaux anglais à d'entrée
“tenait nullement sur ses cardes.
de la baie et, par conséquent, il ne se
“ Le 6, pendant que ses vingt-cinq hommes
“quelques lieues au large, trois voiliers qui sem- “blaient louvoyer pour se diriger vers lui; il crut
lonna les signaux de reconnaissance, mais ne
“que c'étaient ses vaisseaux qui arrivaient.
æecevant pas de réponse, il comprit qu'il allait avoir affaire à trois vaisseaux ennemis quivenaient : bloquer dans la rade. La position était des plus critiques pour M. d'Iberville ; une partie de on équipage était absente ; ses vaisseaux n'ap-