‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 26 sur 121 · I. de la · texte numérisé non relu

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M, DE LA VERENDRYE Ur!

V'érendrye se sont promptement aperçus qu'il était plus facile de critiquer cet homme de génie que de continuer son œuvre,

Le gouverneur auquel M. de la Vérendrye rendit compte de ses travaux et des difficultés sans nombre qu'il avait eucs à surmonter, comprit que l'envie seule faisait parler ses accusateurs. Aussi, il le traita avec égard, le reçut chez lui et lui témoigna une grande confiance.

M. de la Vérendrye passa l'hiver à Québec, et, au printemps, le gouverneur lui donna de nouveau l'ordre de continuer ses découvertes. Encore une fois les plans de ses ennemis étaient déjoués. Ceux-ci avaient écrit à la cour de France des lettres pleines de calomnies, accusant M. de la Vérendrye de passer tout son temps à faire la traite, à son profit, avec les indiens, et d'amasser une immense fortune aux dépens de la France et de la colonie.

Il est digne de remarque que toutes le œuvres

qui doivent contribuer à la gloire de Dieu et au salut des âmes, sont marquées du sceau de la La découverte des pays de l'ouest devait apporter le salut aux indiens, en ouvrant Ces peu-

persécution.

le chemin aux apôtres de l'Evangile. ples nombreux qui jusqu'alors avaient vécu dans les ténèbres de l'ignorance, allaient entrer dans le sein de l'Eglise et participer aux bienfaits de la rédemption : c'en était assez pour désigner à

la rage de l'enfer les instruments dont Dieu vou lait se servir pour opérer cette œuvre.

Christophe Colomb, en découvrant le Nouveau- Monde, avait ouvert les voies aux missionnaires porteurs de la bonne nouvelle; pour cela, Dieu permit que la haine des méchants se déchainât coniic lui. Les envieux, après l'avoir poursuivi pendant sa vie avec un acharnement féroce, con: tinuèrent à le calomnier après sa mort, et voutrent son nom à l'oubli pendant des siècles.

Le nom de M. de la Vérendrye sera, lui aussi, oublié pendant un siècle et demi, et les grandes compagnies marchandes qui, plus tard, exploiteront les richesses de ces immenses contrées de l'ouest, ne donneront pas à sa mémoire le plus léger souvenir. Bien plus, il se trouvera des historiens qui lui disputeront la gloire d'avoir découvert la Rivière Rouge.

“Je suis mal connu,” écrivait-il lui-même. “ Je

me suis sacrifié avec mes enfants pour Île service de Sa Majesté et le bien de la colonie.

On pourra connaître par la suite les avantages qui en pourraient résulter. Au surplus, ne compte-t-on pour rien le grand nombre de

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“ Dans tous mes malheurs, j'ai la consolation

de voir que M. le gouverneur-général pénètre mes vues, reconnaît ma droiture et continue de

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