M, DE LA VÉRENDR\YE
“ me rendre justice, maluré les oppositions qu'on “voudrait y mettre.”
Non-seulement M. de la Vérendrye ne faisait pas fortune, mais, en 1740, neuf ans après son premier voyage, il avait dépensé tout ce qu'il possédait et, de plus, contracté une dette de quarante mille livres (40,000) sans parler des chagrins qu'il avait éprouvés dans la perte de son neveu, M. de la Jemmeraie, mort de misère au fort Maurepas et de son fils, massacré par les Sioux au lac des Bois avec le Père Auneau et une douzaine de français.
Au printemps de 1741, M. de la Vérendrye partit de Montréal accompagné d'un missionnaire, le Révd Père Coquart, Jésuite. Depuis la mort du Père Auneau, assassiné au lac des Bois, il n'est plus fait mention d'aucun prêtre dans l'expédition de M. de la Vérendrye au Nord-Ouest. On a vu que les deux premiers missionnaires, le Père Messaiver et le Père Auneau, n'étaient pas allés au-delà du fort Saint- Charles. Le Père Claude Coquart est le premier prêtre qui se soit rendu jusque dans les grandes prairies de l'ouest et qui ait offert le saint sacrifice de la messe sur les bords de Ja rivière Assiniboine, au fort de la Reine, là où est aujourd'hui la ville du Portage de la Prairie.
Cependant le Père Coquart n'arriva au fort de la Reine qu'en 1742. A Missilimakinaw les
autorités ne lui permirent pas d'aller plus loin * Des intrigues, ourdies par la jalousie, dit M. di la Vérendrye, empêchèrent le missionnaire de continuer sa route avec moi" (Memoire de A1 de da Veérendrye.)
On se demandera, peut-être, quelle crainte pouvait inspirer aux autorités un pauvre religieux, missionnaire dans ces pays sauvages ?
est bien probable qu'une telle tracasserie venait de là part de ceux qui convoitaient la place de M. dela Vérendrve. Tout ce qui pour vait contribuer à le décourager était mis en œuvre par eux.
NI. de la Vérendrye fut de retour au fort de la Reine le 13 octobre (1741) I s'était arrête quelques jours au fort Saint-Charles pour pacitier les sauvages qui étaient en guerre. Comme tour jours, ceux-ci hrent mille promesses de garder là paix, afin d'avoir des présents ; mais ils ne tardè rent pas à manquer à leur parole.
Pendant le voyage de M. de la Vérendrye à Québec, ses hs, comme ils en avaient reçu l'ordre, étaient allés chez les Mandanes dans l'intention de se rendre à la mer de l'ouest ; mais n'ayant pas réussi à se procurer des euides, ils étaient revenus au fort de la Reine,
Ce contretemps obligea M. de la Vérendrye à diriger ses opérations d'un autre côté. Il envoya, dès l'automne de 1741, son fils aîné construire Île
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