‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 30 sur 121 · RETENIR · texte numérisé non relu

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M. DE LA VÉRENDRYE 103 droit appelé : Lie Horse Rance, cent vinot milles à l'Ouest de Vellow Stone Park.

Ils ne rencontrèrent sur leur route aucune tribu hostile. La lenteur de leur marche ne vient que de la difficulté qu'ils eurent à se procurer des ouides.

Ce fut le premier janvier 1743 qu'ils aperçurent les montagnes. Ils auraient désiré les gravir jusqu'à leur sommet dans l'espoir d'avoir de là une vue de la mer, mais les guides qui les avaient conduits jusqu'alors, refusèrent d'aller plus loin ‘“ parce que, disaient-ils, les tribus féroces sur les terres desquelles ils étaient arrivés ne manqueraient pas de les massacrer.”

Ce ne fut pas sans une profonde douleur qu'ils se virent obligés de retourner sur leurs pas. Après douze jours de marche, ils atteignirent à un endroit que M. Edmond Mallet, de Washington, suppose être la ville d'Helena, dans le Montana.

Puis se dirigeant vers le sud, les voyageurs passèrent Musselshell où ïls rencontrèrent les Têtes Plates. Ils croisèrent le Yellow Stone jusqu'à la rivière du Vent, près du pic de Frémont (\Vyoming) où les indiens Serpents leur parlèrent de la rivière Verte de l'autre côté des Montagnes Rocheuses et de la rivière du Vent qui est un tributaire du Colorado de l'Ouest tombant dans le volfe de Californie.

Le 19 mars, ayant revagné le haut du Missouri, ils prirent possession du pays chez une tribu

appelée les cens de la petite Cerise, Le 2 juillet

1-43, ds étaient entin de retour au fort de la Reine. Leur voyage avait duré quatorze mois.

La longue absence des tils de M. de la Vérendrve avait inspiré à leur père de très sérieuses inquiétudes sur leur sort: ausst ce fut pour lui une grande joie lorsqu'il les vit de retour.

Le Chevalier de la Vérendrye écrivit 1mmédiatement à M le Marquis de Beauharnois pour lui fre le rapport de ce voyage et lui prouver par À que les envieux qui accusaient le découvreur de passer son temps à faire la traite étaient des calomniateurs. Malheureusement ces calomnies étaient crues à la cour, car maleré limmen sité des services que M. de lai Vérendrve rendait à la France, cependant ni lui, nises ls ne rece vaient de l'avancement.

Monsieur le Marquis de Beauharnoïis qui était favorable à M. de la Vérendrye et qui savait apprécier son dévouement comme celui de ses hls, s'empressa d'adresser au ministre des colonies le mémoire du Chevalier de la Vérendrye, auquel il joignit la lettre suivante :

27 octobre 1744.

“ J'ai l'honneur de vous envoyer ci-joint le journal que le fils du Sieur de la Vérendrye m'a

adressé à l'occasion du voyage qu'il a fait chez

les Mandanes pour suivre la découverte de la mer

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de l'Ouest, suivant les ordres et instructions que le sieur de Li Vérendrye lui avait donnés et dont j'ai eu l'honneur de vous rendre compte l'année dernière. Quoiqu'il ne soit pas encore parvenu au but qu'il s'était proposé, il ne paraît pas, Monseigneur, qu'il ait rien néglieé sur Fa dili wence qu'il devait VŸ apporter ct lose se flatter que vous voudrez bien en juger ainsi, si vous avez la bonté d'attacher quelque considération AUX oppositions qu'il a eu à surmonter, soit pour se concilier l'amitié des nations chez lesquelles on n'avait point encore pénétré, soit pour parvenir méme à s'en servir, comme 1l était indispensable de le fire, ain d'avoir d'eux les secours et les CONNAISSANCES QUE SONT nécessaires pour cette entreprise.

“ Cet officier, Monseigneur, m'a paru dans Ta dernière mortifhication, de ce que l'on ait CSSAV C de donner à la pureté de ses sentiments pour parvenir à cette découverte un caractère 6pposé aux vues qu'il avait. Je ne prendrai point la liberté d'entrer dans les détails des raisons qui peuvent justifier sa conduite ; mais je ne puis lui refuser les témoignases qui paraissent lui être dus, qu'il n'a, dans cette découverte, fait que l'avantage de la colonie par le nombre d'établis sements qu'il à faits dans des endroits où personne n'avait encore pénétré, qui produisent aujourd'hui quantité de castors et pelleteries,

dont les anglais profitaient, sans qu'il ait occasionné aucune dépense à Sa Majesté pour ces

établissements ; que l'idée qu'on s'est faite des

biens qu'il avait ramassés dans ces endroits tombe

d'elle-même par l'indigence où ilest, pouvant vous

assurer, Monseigneur, sans aucune complaisance,

ni prédilection pour lui, que les douze années

qu'il a passées dans ces postes, ne lui produisent

pas environ 4,000 livres, qui sont tout ce qu'il a et

qui pourront peut être lui rester après qu'il aura payé les dettes qu'il a contractées pour cette entreprise, et qu'enfin, Monseisneur, les choses, dans l'état où il les a mises, me paraissent toujours entièrement dignes de vos bontés sur lui. C'est où je suis que vous

aussi dans l'espérance voudrez bien les lui accorder, que je vous supplie, Monseigneur, de lui donner des marques sen-

sibles, en lui procurant son avancement à la première OCCasion.

“ Je ne connais aucun endroit par lequel il ait pu mériter la mortification, qu'il a eue, de n'être point avancé, et j'oserais même ne l'attribuer qu'à l'oubli que vous avez fait, Monseigneur, de la proposition que j'ai eu l'honneur de vous faire du sieur de la Vérendrye, comme le plus ancien des lieutenants et le sujet qui me paraissait être le plus digne des grâces du Roy. En effet, Monseigneur, six années de service en France, trentedeux en cette colonie, sans reproche, du moins

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je n'en sache aucun à lui faire, et neuf blessures

4 ’ . e . U 1 surle corps, étaient des motifs qui ne m'ont pu

faire balancer à vous le proposer pour remplir une des compagnies vacantes et si j'ai eu lieu de

0 me flatter, Monseigneur, que vous étiez persuadé

que je n'admettais sur mes listes que des officiers capables de servir et qui méritaient vos bontés, | c'était particulièrement dans l'a ention que vous À auriez bien voulu faire en faveur du V'érendrye.

sieur de la

; , “ Je suis avec un profond respect, Monsei-

eneur, votre très humble et très obéissant ser-

viteur,

# HEAUTHARNOIS.”

Maleré cette haute recommandation, la calom-

nie avait si bien fait son chemin, qu'on va voir

bientôt M. de la Vérendrye et ses fils comyète-

ment dépouillés du fruit de leurs travaux.

Quelques tribus sauvages des bords de la

Saskatchewan continuaient encore à porter leurs pelleteries aux anglais de la baie d'Hudson, même après la construction des forts Dauphin et Bourbon.

Les anglais avaient usé de tous les moyens

pour indisposer les sauvages contre les français. Un mémoire présenté par M. le chevalier de la Vérendrye à Mer Rouillé, ministre des colonies, nous apprend que les officiers, employés dans les postes de la baie d'Hudson, allaient jusqu'à offrir

[On L'OUEST CANADIEN de l'argent aux sauvages pour Lure la guerre aus truteurs de M de la Vérendrve Si les français firent concurrence aux angels des pelleteries, ce fut tou lutte

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dans le commerces

jours de Leur part un lovale dans

laquelle dé respectarent les chacun et les lois de humanité. Pour bénéhicter du com merce des indiens de fi Saskatchewan, M de la \érendrve envoya son ls aîné bâtie un fort à

l'embouchure de a matière Paskovae. Celuto tra alla en même temps, par de bons procédés, à effacer de l'esprit des indiens Tes mauvais HNPECSONS QU'A avautent petées les anglais les ITA À venir, Sans crainte, échanger avec les Hanças les produits de leur chasse et 1 réussit à ramener chez eux br confiance C'est au tort de la Reine qu'il revint passerte reste de Five

Au printemps de 1746 le ls ainé de M. di La Vérendrve fut rappelé à Montréal par M. 1 Marquis de Beauharnots qui lur donna du servie dans l'armée, sous les ordres de M. de Saint Pierre,

La méme année, le Kévd Père Claude Coquart qui était dans les forts de l'ouest depuis trois ans

retourna à Montréal et jusqu'à l'année 1760, 1

vens de M. de la Vérendrye, En 1740, XL de la Vérendrye, accusé de nou

nest plus fait mention de inisstonnare avec les

veau par ses calomniateurs, fut obligé de revenir

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U Montréal On ur reprochait toujours de neoli cor les travaux de l'exploration et dé passer son temps à bare la traite dans les torts

On te remplaga par Mo de Novelles qui one parait pas avoir été plus om quete tac Sopérien

Apres le départ de M de la Vérendise et de on Hé ane, Tes sauvages ne fréquentéerent plus les forts des français et reprrent te chermm de bate d'Eludson

Le chevalier de li Vérendive jusqu'en rs, ut continuclement tenu en service sous ordres de M de Saint Pierre, atin qu'il meut pas le lois de retourner dans les postes de l'ouest pendant que son père restait à Ouébec pou répondre Aus accusations de ses ennemis

Enr ht la campagne contre les Aoniers qui venaent bure des prisonniers pres dé Mont réal À a suite de cette campagne, où ils dstingrua, eut la permission de retourner dans les forts pour essayer d'y rétablir Fordre, car les tibus étaient en guerre depuis le départ de M de la Vérendrye.

Avant de repartir pour Fouest ilrequt Paso lette en récompense des services qu'il venait di rendre à la colonie,

En arrivant à Missilimakinaw, 11 rencontra M. de Noyelles qui chercha à le détourner de ce voyage, sous prétexte qu'il nétut pas

prudent d'aller chez les indiens pendant que

ceux-ci étaient en guerre. Cependant, au bout de quélque temps, il prit sur lui de se rendre, non sans peines, dans les postes ; mais il n'y trouva pas de sauvages,

Il dut, pour les rejoindre, aller dans leurs camps, OÙ il vint à bout de les persuader de reve nir chez les français,

Déjà les anglais de la baie d'Hudson leur avaient donné des colliers et d'autres présents pour les décider à faire la vuerre aux gens de \E de la Vérendrye et à se défaire de tous les français dans le Nord-Ouest. (HWémoire du che radier de la Verendrye.)

Le chevalier de la Vérendrye leur parla des bontés de son père pour les tribus sauvages et de tous les présents qu'il leur avait faits. Tour chés de ces bonnes paroles, ils redevinrent traitables et mieux disposés.

Le cadet de ses frères fut laissé parmi les sauvages au fort Saint-Charles, tandis que lui revenait à Missilimakinaw, où il reçut avec les ordres de M. de la Galissonnière une expectative d'enseione en second.

De là il repartit pour Île fort de la Reine, qu'il Il le fit rétablir et mettre en bon ordre ainsi que le fort Maurepas

trouva presque tombé en ruines,

qui avait été brulé par les sauvages.

Le chevalier de la Vérendrye, après avoir

terminé ces travaux, entreprit, comme son père

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