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M, DE LA VÉRENDRYE
ce qu'on vous à mandé au sujet du Sieur de la Vérendrye, comme ayant plus travaillé à ses intérêts qu'à la découverte est très faux, et qu'au surplus tous les officiers qu'on ÿ emploiera seront toujours dans la nécessité de donner une partie de leurs soins au commerce tant que le Roï ne leur fournira pas d'autres moyens de subsister ; Mais
ce n'est pas une bonne façon de les encourager
ce qui peut être ne serait pas convenable,
que de leur reprocher quelques médiocres profits ou de leur retarder leur avancement sous ce prétexte, comme le Sieur de la Vérendrye prétend qu'il lui est arrivé.
“Ces découvertes causent de grandes dépenses et exposent à de plus grandes fativues, et de plus vrands dangers que les guerres ouvertes.
“Le Sieur de la Salle et le fils du Sieur de la Vérendrye et tant d'autres qui y ont péri en fournissent la preuve.
“ Au surplus, je m'en rapporte entièrement à ce que vous a mandé M. de Beauharnois le 15 octobre 1746.
“Je suis avec un profond respect, Monseigneur, etc., etc.
‘LA GALISSONNIÈRE.” Cette lettre produisit un bon effet auprès du ministre de la marine, car bientôt après, M. de la Vérendrye fut décoré de la croix de Saint-
Louts et ses hls, restés dans les postes de lOuc s{, reçurent de l'avancement. Voict comment ilen remercie lut-méme Le Ministre, dans une lettr
datée de Québec le 157 septembre 1740.
Monsconour,
“Je prends Ka liberté de vous fre mes tres humbles roinereiements de ce que vous avez bien voulu me procurer de Sa Majesté une croix de Sant Louis et à deux de mes enfants de lavan CCHICNE,
“Mon zèle, m'envcage à partir le printemps prochain, honor
des ordres de Mile Marquis de Hi Jonquière,
accompagné de reconnaissance,
notre général, pour poursuivre les établissements et les découvertes de l'Ouest qui ont été inter rompues depuis plusieurs années. (1)
Far remis à M. le Marquis de la Jonquière la carte et le mémoire de là route qu'il me faut tenir pour le présent. M. le comte de la Galis sonnière en a une pareille,
“Je tiendrar un journal très exact de Lx route depuis l'entrée des terres jusqu'aux extrémités où je pourrai parvenir avec mes enfants.
‘Je ne puis partir de Montréal que dans le mois de mai prochain qui est le temps où la na
vigation est libre pour les pays d'Én-Faut.
(1) M, de la Jénaquière venait de succéder à M, de la Galissonnidn
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M, DE LA VÉRENDRNI 11" “Je compte faire toute Hi diligence possible pour aller hiverner au fort Bourbon, qui est le dernier, au bas de Ta mvière des Piches, de tous les forts que pat établis,
Prop heureux st à Pissue de toutes les peines, fatioues et risques que je vais essayer dans cette longue découverte, je pouvais parvenir à vous prouver mon désintéressement, mon zèle, aussi bien que mes enfants, pour hi clore du Roy et
le bien de fa colonie.
“Je suis avec un profond respect, Monsctrneur, “Votre tres humble et tres obéissant serviteur,
OA VÉRENDRVE."
L'ordre de continuer les découvertes avait été donné à M. dela Vérendrye par M. de la Galis sonnière dont les vues, comme tla été dit, étaient les mêmes que celles de M. de PBeauharnois, Mais M, de Fi Galissonnière n'avait été envoyé dans la colonie qu'en attendant l'arrivée de M. de la Jonquière, retenu, en Angleterre, comme pri sonnier de guerre,
Ce dernier n'arriva en Canada qu'en 1740, quand déjà M. de la Vérendrye faisait les prépa ratifs de son départ pour FOuest.
Si M. de la Jonquière eut été dans Ta colonie
* deux ans plus tôt, il est très probable, pour ne pas
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