ITS L'OUEST CANADIEN
dire certain, que la commission de poursuivre là découverte eut été confiée à un autre qu'à M. d: la Vérendrve, mais 1 paraissait difficile de retirer cet ordre à un homme d'un mérite aussi reconnu.
Les jaloux qui laccusauient depuis plus di QUINZE ans Sans Jumais avoir pu rien prouve contre lui, durent se résiener pour Île moment et attendre une occasion favorable à leurs des seins. Malheureusement elle ne tarda pas à s presenter,
On sait que M. le marquis de la Jonquière s distinguait par une avarice sordide ; qu'il n'eût pas honte de S'immiscer dans le commerce, tout couverneur qu'il était et qu'il ft fermer les maisons qui lui faisaient concurrence, La traits des pelleteries ne pouvait manquer d'attirer son attention et de tenter sa cupidité. D'ailleurs 1 avait sous la main les hommes qu'il lot fallait pour nombre
servir sa passion de Fargent, Un bon
des officiers français qui occupaient alors Îles premiers postes dans le vouvernement de là colonie, étaient de vrais fléaux pour le pays.
L'intendant Bivot, cet imfâme concussionnaire qui volait partout et qui encourageait ses amis au pillage, ne demandait pas mieux que de trouver des associés selon ses coûts pour ex ploiter en grand Ie commerce des fourrures.
Le gouverneur et lui s'entendirent à merveille.
Pour remplir leurs coffres, tous les moyens
“seul o
Saint- Pi, par M. d
leur CCUX pliss le prép Mot AU e plein.
lin:
avis «| en Fr avt l'ordre Per ‘de la Mont DE De ES "en pe "et Qu ‘qu'on “Saint
“qu'il
‘connai
Cette
vre da M.d retire connu.
us d rouv el omenlt rs des
As d St
More st il n'eût ce, tout mer les a traits tirer SON illeurs 1 lait pour nombre dors Îles ht de la RARE sionnaire ses amis que de pour CX res.
nerveille.
moyens
M D LA VÉRENDRNI 119
leur étuent bons et ils savaient éloivner d'eux CCUX qui pouvaient être un obstacle à l'accom plissement de leurs desseins,
Le O6 décembre 1549, au beau milieu de ses préparatifs de voyage, M. de la Vérendrys mourut presque subitement a Montréal lnétut age que de soixante-trois ans, et était encor plein de force et de vicueur.
Immédiatement, M. de a Jonquicre donna avis de cet événement au ministre des colonies en France et lui annonça en méme temps qu'il avait déjà confié à Legardeur de Saint-Pierre
l'ordre de poursuivre tes travaux de li découverte.
failhonneur ditil, de vous rendre compte “de la mort de M. de li Vérendrye, capitiune à Montréal, arrivée le 6 décembre.
“Comme ce dernier étut chargé de continuer ‘en personne la découverte de la mer de FOuest ‘et Qu'il me paraît que l'intention du Roy est
‘qu'on poursuive ce projet, jai chargé M. de
“Saint-Pierre de cette exécution et Je compte “quil parura dès le petit printemps. C'est le “seulofficier de toute la colonie qui a le plus de
connaissance de ce pays”
Cette affirmation de la connaissance que M. de Saint-Pierre possédait des pays déjà parcourus par M. de la Vérendrye, est un mensonge inventé