M. DE SAINT-PIERRE
brûlé le fort de la Reine quatre jours après son C'était le plus pas
départ pour le Grand-Portage.
court moyen pour eux de ne avoir de préoccupation pour sa garde.
Arrivé au bas de la rivière Nipik, dit M. de “ Saint-Pierre, j'eus la douleur d'apprendre par “les cristinaux que quatre jours après mon “départ du fort de la Reine, les sauvages y “avaient mis le feu. Ceci, joint à la disette de “ vivres où Je metrouvay, me contraignit d'aller
“hiverner à la Rivière Rouge où la chasse est
‘ plus abondante.”
Nous avons déjà vu que le fils de M. de la Vérendrye avait bâti un petit fort vers l'embouchure de l'Assiniboine à l'endroit encore appelé aujourd'hui Fort-Rouge. Ce fut probablement dans ce fort que M. de Saint-Pierre hiverna en LFSS
Pendant l'hiver, il reçut une lettre de l'officier Marin qui avait été envoyé chez les Sioux par le marquis de la Jonquière. Marin, tout comme \1. de Saint-Pierre, travaillait de son mieux à pacifier les sauvages, mais sans trop de succès. Cet officier, lui aussi, était une des créatures de Bigot, pour faire la traite dans l'ouest. “Il avazt été “chargé conjointement avec M. de Saint-Pierre, “par l'intendant Bisot, dit un document de “l'époque, d'aller faire la traite dans l'extrême
RTE L'OUEST CANADIEN ‘ouest tout en explorant les contrées jusqu'a mer, st c'etait possible.
\larimn disait, dans sa lettre. que les chefs sou désirent avoir une entrevue avec des chefs cristinaux et les invitent à venir les rencontre À Missilnnakinaw, pour v tenir conseil M d:
Saint Pierre communiqua cette lettre aux ertsti MAUX qui consentirent à envoyer trois des leurs avee NM de Saint Pierre,
parut le 48 juin, du bas de la rivière Win mpeg avec trois chefs eristinaux pour se rendre au Grand Portace et de à Missitimakinanw,
Leo juillet, passait au fort Saint Charles sur le ae des Bois. \ ce Poste, il cut le plaisir de trouver deux français qui étaient depuis long temps, prisonniers chez les Sioux. Ceux-ci les avaient envoyés rencontrer M. de Saint Pierre pour montrer li bonne volonté qu'ils avaient de conclure un traté de paix au Grand-Portage, supposant que les délégués des différentes tribus ne pourraient pas se rendre à Missiliimakinaw.
Le 2$ juillet, le chevalier de Niverville rejoi enit M, de Saint Pierre au lac Supérieur. Lui aussi, avait abandonné son fort Paskoyac d'où il n'était pas sorti depuis trois ans. Fous es deux continuèrent leur route avec les chefs cristinaux. Quelques jours avant d'arriver à \issilimakinaw, ils Hrent rencontre du chevalier de la Corne qui s'en allait prendre la charge des
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