LA FRANCE REVENDIQUE SES DROITS A LA BAIE D'HUDSON
L'organisation à Londres, d'une grande compagnie pour aller faire le commerce des pelleteries à la baie d'Hudson ne pouvait passer inaperçue. Les privilèges étendus que le roi d'Angleterre, accordait à cette Société de marchands, l'envoi d'un gouverneur pour fonder des établissements dans ces contrées, eurent pour effet d'éveiller l'attention de la France, et de lui faire comprendre qu'on avait eu tort, à la cour, de ne pas apporter plus d'attention aux récits de des Groseillers. Cette faute causait une perte énorme à toute la nation.
Durant l'été de 1671, le père Albanel jésuite, missionnaire au Canada, partit de Québec porteur d'une lettre pour le Gouverneur Bayly et d'une autre pour des Groseillers. Il était envoyé secrètement par le gouvernement français, pour aller remettre à des Groseiller, une note qui l'invitait à retourner en France. Ce missionnaire était accompagné de M. de Saint-Simon et du sieur Couture. Il partit le 8 août de Tadoussac, remonta le Saguenay jusqu'au lac St-Jean, en suivit le contours jusqu'à la rivière Mistassini, qu'il parcourut jusqu'à la chute où se trouve maintenant l'établissement Pères Trap- Comme la saison était déjà avancée,
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