BAIE
e comleteries perçue.
leterre, l'envoi ements éveiller prendre pporter seillers.
toute la
jésuite, Québec Bayly envoyé is, pour ote qui lonnaire et du loussac, ean, en stassini, trouve Trapvancée,
mn LE ni RE nd de sb à
a eee ere Lu LOL FE am mnt cé Ta
ah GE ont a SL ad 8 TE
CHOUART DES GROSEILLERS
les trois voyageurs et leurs guides indiens passèrent l'hiver en cet endroit, Ils repartirent au printemps et arrivèrent sur les bords de la baie James le 28 juin 1672. Ils enterrère: au pied d'un gros arbre, une plaque de cuivre, sur laquelle étaierc gravées les armes du grand roi et proclamèrent, au milieu des landes, que tout ce pays appartenait à la France.
L'Angleterre, malgré cette solennelle proclamation, resta convaincue qu'elle avait des droits sur ces rivages.
Le Père Albanel, se rendit jusqu'au fort Moose, remit au Gouverneur et à des Groseillers les lettres dont il était chargé pour eux et repartit immédiatement pour Québec.
Les lettres remises à des Groseillers parle Père missionnaire, ainsi que ses conversations avec lui, éveillèrent des soupçons dans l'esprit des anglais du fort Moose. Des Groseillers avait trahi sa nation, il pouvait aussi bien trahir des étrangers. Les officiers de la Compagnie commencèrent à lui faire sentir qu'ils se méfiaient de lui. Humilié de ce traitement de leur part, des Groseillers songea à retourner en France, malgré la faute qu'il avait commise. Il partit de la baie sur les vaisseaux qui retournaient à Londres au mois de juillet 1674, et au mois d'octobre de la même année, il était rendu à Paris et se présentait au ministre Colbert.
À diverses reprises, le ministre Colbert avait
invité des Groseillers et Radisson à rentrer au service de la France. On savait bien à la cour que ces deux hommes étaient nécessaires pour reprendre pied à la baie d'Hudson. Dans toute autre circonstance ces deux traîtres eussent été châtiés; mais,ici, Colbert se borna à leur reprocher leur conduite déloyale et leur promit des lettres de pardon. Il leur offrit même un emploi lucratif qu'ils acceptèrent ; pour le moment, cependant, il ne leur parla d'aucune expédition à la baie, vot.lant auparavant s'assurer de la sincérité de leur retour à la cause de la France. Des Groseillers revint au Canada et se fixa aux Trois- Rivières ; Radisson prit du service dans If marine. Nous les retrouverons à la baie d'Hudson en
Durant les années qui s'écoulèrent de 1676 à 1682, nous ne voyons nulle part que l'Angleterre ait été troublée dans ses établissements à la baie. La Compagnie en profita pout étendre le champ de son commerce et bâtir d'autresforts. Les seuls rivaux que nous leur connaissons sont les coureurs des, bois, du côté des grands lacs. La Compagnie durant ces six années de paix réalisa de gros profits, car les fourrures les plus riches lui venaient du nord et de l'ouest.
En Canada, les marchands de Québec, qui savaient quels profits donnait la traite des pelleteries, ne voyaient pas sans dépit des éta-
blissen portes.
L'in offrit à expédit ce sera trahisoi vaissea Groseil Radissc la Ca
Le v exceller tel voys partirer obligés du Lab:
avec le
vaisseal côté ou rivière j1 embouc LA:tr:
fut très des Gros:
qui parle toutes le de ne p:
teries at
rer au a cour s pour ; toute ent été rocher lettres lucratif dant, il e, VOLde leur roseil- Troismarine.
son en
1676 à rleterre la baie.
chamn Ps seuls bureurs pagnie le gros enaient
ec, qui
e des Lé
es éta-
CHOUART DES GROSEILLERS
blissements anglais plantés pour ainsi dire à leurs portes.
L'intendant de la colonie, M. de la Chesnaie, offrit à des Groseilers de le mettre à la tête d'une expédition à la baie d'Hudson en lui disant que ce serait une occasion favorable de racheter sa trahison. Il se chargeait de lui fournir deux vaisseaux pour le printemps de 1682. Des Groseillers accepta. IT partit avec son beau-frère Radisson au mois de juillet, sur le Sazënt Pierre et la Charente.
Le vaisseau que montait des Groseillers était excellent ; l’autre était vieux et peu sûr pour un tel voyage. Ils firent escale à l'île Percé et repartirent le 11 juillet. Ils furent de nouveau obligés de relâcher dans une rade sur les côtes du Labrador ; ils en profitèrent pour faire la traite avec les Esquimaux. Le 2S août, les deux vaisseaux entrèrent dans la rivière Hayes sur le côté ouest de la baie. Ils remontèrent cette rivière jusqu'à une distance de quinze milles de son embouchure pour établir leurs quartiers d'hiver.
La traite qu'ils firent durant cet hivernement fut très abondante. Dès son arrivée à la baie, des Groseillers quiétait déjà connu des indiens et qui parlait facilement leur langue, fit alliance avec toutes les tribus et il obtint d'elles la promesse
de ne pas aller à la baie James porter des pelle-
teries aux anglais. [ls tinrent parole.
Deux vaisseaux anglais arrivèrent peu de temps après lui et se mirent en hivernement près de l'embouchure de la rivière Hayes. Radisson, avec une quinzaine d'hommes, alla les prévenir que les français étaient là les premiers occupants ; que leur fort, à quelques milles plus haut, était bien pourvu d'hommes et de munitions et qu'ils sauraient faire respecter leurs droits. Les anglais le crurent sur parole et se tinrent renfermés dans leur campement, sans chercher à se mettre en rapport avec les indiens. Au printemps, des Groseillers et Radisson repartirent pour la France, avec une ‘che cargvaison de pelleteries, laissant le fort français sous la garde dn fils de des Groseillers. Ils emmenèrent avec eux les équipages des vaisseaux anglais dont le nombre avait été fort diminué par la misère et la maladie.
En France, des Groseillers et Radisson furent très bien reçus. Le ministre de la marine donna ordre de leur préparer deux autres vaisseaux pour le printemps suivant, et il les récompensa généreusement pour le service qu'ils venaient de rendre.
Les choses paraissaient aller favorablement pour la France, quand: Radisson fut de nouveau gagné à la cause de l'Angleterre et entraîna avec lui des Groseillers. (1)
(1) Nous avons trouvé tc1s ces détails dans le journal de Radisson
lui-même,
a D AG Pa A ÉD a SE AA dm PE RARE ST nr sa ln M 3 3
Le d'Hud des Gi Anglet croyait des déi pays q d'août Duluth une lett un noi remettr Nelson.
‘“ Co * Dulut “de la “ rendir “de ne “au sie “ Nelsoi “que M
On vw la Barr Groseill reposait arrivait anglais, francs di
(1) M.Pé
Jeu de nt près disson, révenir ipants ; t, était t qu'ils anglais és dans ttre en es Gro- France, ssant le Groseilges des ité fort
furent 2 donna ux pour généjent de
lement ouveau ha avec
kb Radisson
RE LANGE PB es Dani NE Dirt sn NÉE Ta AE IET NO PE RREN mi re RG AAA
CHOUART DES GROSEILLERS
Le 17 mai 1684, Radisson partit pour la baie d'Hudson à bord du //appy Return, tandis que des Groseillers, fatioué de ses courses, resta en Angleterre. En Canada et en France, on le croyait retourné à la baie d'Hudson, et l'on fit des démarches pour le ramener au service de son pays qu'il trahissait une seconde fois. Au mois d'août 1684, M. de la Barre envoya porter à M. Duluth qui faisait la traite près du lac Nepigon, une lettre pour des Groseillers. ” Duluth chargea un nommé Péré, métis très intelligent, d'aller remettre cette lettre à des Groseillers à la rivière Nelson.
“ Comme je sortais du lac Nepigon, écrit “ Duluth à M. de la Barre, j'ai rencontré le sieur “de la Croix avec ses deux camarades, qui me “rendirent vos dépêches où vous m'ordonniez “ de ne rien omettre pour faire tenir vos lettres “au sieur Chouart des Groseillers à la rivière
“ Nelson. Il a fallu pour exécuter vos ordres “ que M. Péré y alla lui-même.” (1) On voit par ces dépêches qu'envoyait M. de
la Barre, combien on tenait à ramener des Groseillers en Canada. Mais pendant qu'il se reposait en Angleterre, son beau-frère Radisson arrivait à la baie et livrait le fort français aux anglais, qui trouvèrent là pour quatre cent mille francs de fourrures.
(1) M. Péré fut fait prisonnier au fort Albany etenvoyé en Angleterre,
38 L'OUEST CANADIEN À l'automne de 1684, la Compagnie du Nord à Québec (1) équipa à ses frais un vaisseau pour aller reprendre, par surprise, le fort français ; mais cette tentative échoua complètement et la Compagnie subit une perte de cent mille francs. L'année suivante (1685), la cour de France se plaignit au cabinet de Londres et demanda la restitution des forts français de la baie d'Hudson. Les négociations traînèrent en longueur et en 1686 l'Angleterre n'avait pas encore répondu aux plaintes de la France. La Compagnie du Nord, pour se dédommager des pertes qu'elle avait subies deux ans auparavant, entreprit de se faire justice elle-même. Elle obtint du marquis de Denonville un détachement de quatre-vingts hommes, presque tous canadiens, commandés par le chevalier de Troyes, pour aller, par terre, reprendre tous les forts anglais dans la baie d'Hudson. MM. de Sainte Hélène, d'Iberville et de Méricourt firent partie de cette expédition. Il fallait, pour un pareil voyage, des hommes brisés aux marches à travers les bois, habitués à conduire des canots, capables de supporter les froids piquants et habiles à faire la petite guerre. Cette poignée de braves se mit en marche dans le cours du mois de mars. En partant de Montréal, ils remontèrent la rivière d'Ottawa jusqu'à Matawan. Ils allaient à la raquette et
(1) Compagnie de marchands organisée à Québec,
Re A A ns SRE SM EE RUES
traina Matav dant |:
que la dans d être ca pour si Voic
de Cat:
nous fa puis le “ En monte ” quent ‘haute:
“ décha “quel n “trois ç * qui se ‘rapide
se
vâmes
Le fo
éminenc(
par un e
forme ca
muni de
de ce ca
I) 1 boga
1 Nord au pour ; : mais a Conm- CS.
ance se inda la Tudson.
r et en ndu aux u Nord, e avait se faire -quis de e-vingts dés par r terre, la baie [berville bédition.
nommes bitués à brter les guerre.
marche tant de
wa jusiette et
hr on ER a Rp SE
trainaient leur bagage sur des /oboganes. (1) A Matawan ils se firent des canots d’écorce en attendant la débacle des lacs et des rivières. Aussitôt que la navigation fut ouverte, ils s'enfoncèrent dans des terres jusque là inexplorées. “Il fallait être canadien, dit à ce sujet M. de la Potherie, pour supporter de si longues traverses.”
Voici en quels termes un officier français, M. de Catalogne, qui faisait partie de l'expédition, nous fait le récit de cette course aventureuse depuis le lac Témiscamingue jusqu'à la baie James.
“ En partant de ce lac, nous primes à droite, “ montant la rivière où les portages sont fré- “quents. De ces petits lacs, nous gagnâmes la ‘hauteur des terres où se trouve un lac qui se “ décharge dans le lac Abbitibi, à l'entrée duquel nous fîimes un fort de pierre, et y laissâmes “trois canadiens et ensuite traversâmes ce lac “ qui se décharge, par une rivière extrêmement ‘rapide, dans la baie d'Hudson où nous arri- “ vâmes le 18 juin.” |
Le fort Moose était construit sur une petite éminence dans une île séparée de la terre ferme par un espace d'environ un arpent. Il était de forme carrée, avec bastions aux quatre angles et muni de quatorze pièces d'artillerie. Au milieu de ce carré, il y avait une tour de vingt pieds de
1) Zoboganes, traînes sauvages, étroites et longues.
hauteur, au sommet de laquelle se trouvaient quatre petits canons de deux livres.
En arrivant à la baie, M. d'Tberville, qui avait avec luiquelques sauvages familiers avec le pays, S'informa de l'endroit où était situé le fort : il voulait l'attaquer immédiatement dans la crainte que l'arrivée de sa petite troupe fut annoncée aux anglais, par d’autres indiens, et qu'on prépara la défense, ce qui eut été facile. (1)
Le 18 au soir, ils essayèrent de s'approcher de l'île, mais comme Îles nuits sont très claires à cette époque de l'année, sous ces latitudes et que le crépuscule y touche presque à l'aurore, ils eurent peur d'être découverts et remirent l'attaque .u lendemain, afin d'avoir le temps defaire des observations et de mieux prendre leurs mesures. Pendant tout le jour suivant, ils demeurèrent cachés dans une coulée sur la terre ferme.
Le 19 juin au soir, ils allèrent à la découverte : ils s'approchèrent si près du fort qu'ils sondèrent les canons et constatèrent qu'ils n'étaient pas chargés. Voyant qu'ils n'avaient rien à redouter de cette artillerie, ils résolurent de donner immédiatement l'attaque de trois côtés à la fois.
Monsieur de Catalogne fut chargé avec quelques soldats d'ouvrir à coups de hache une brèche dans la palissade de pieux, pendant que le chevalier de Troyes et M. de Méricourt avec quel-
PS Re RE ETS
ER ee ve
Re
nn Ne PTS
FR
EE DAS ter re RE Dr ar ES ARE
RP ERP BE pet
vs SE
(1) Nous empruntons tous les détails qui vont suivre à M. J. B. 4
Proulx dans son ouvrage À /a Baie d'Hudson.
ques porte Hélèn la pal autre | en sur de la t
En le cher fit ouv.
tour sit
Un prépar:
Hélène
Quel de la t
‘So
mari
main et mais Co un angl et d'Ibe plus ni perdu.
d'esprit
lutte co anglais
cendaiet la porte
uvaient
qui avait le pays.
: 1] vouinte que cée aux épara la
ocher de s à cette t que le ls eurent taque ul es obseres. Penat cachés
ouverte :
ondèrent ient pas redouter er immé- Dis.
vec quele brèche 1e le chevec quel-
a M. J. LB.
an SE CP on D A a 2 En