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CHAPITRE XII

SOMMAIRE

Les Bourgeois de la Compagnie se réjouissent de la ruine de la colonie :

ils récompensent ceux qui ont aidé Cameron. La colonie est

rétablie de nouveau par un officier de Ja Compagnie de la baie

d'Hudson.-—Lord Selkirk arrive d'Écosse au mois de novembre :

il passe Phiver à Montréal Un courrier de la Rivière Kouge lui

porte la nouvelle des événements passés depuis le printemps.—

La Compagnie du Nord-Ouest se prépare à détruire de nouveau

la colonie. —Lord Selkirk demande des secours au gouverneur du

Canada.—Le gouverneur, trompé par les agents de la Compagnie du Nord-Ouest, refuse tout secours.

Quelques jours après la ruine complète de là colonie, Duncan Cameron et son ami A.

McDonell, partirent pour le fort William, conduisant avec eux les colons qui avaient consenti à descendre en Canada. Ils confièrent la varde du fort Douglas à Grant, commis de la Compagnie du Nord-Ouest,

À leur arrivée au fort William, Cameron et McDonell furent chaudement félicités de leurs

succès par les Bourgeois réunis pour la grande

assemblée annuelle. Tous ceux qui les avaient

aidés dans cette œuvre de destruction reçurent

de généreuses récompenses.

Sur la recommandation de Cameron, on alloua à Campbell la somme de cent louis sterling et la haute protection de la Compagnie lui fut promise, à cause du zèle qu'il avait montré.

Fous les autres reçurent une somme proportionnée aux services qu'ils avaient rendus.

La preuve de ce fait fut trouvée dans les livres de la Compagnie, lorsque Lord Selkirk s'empara du fort William, où étaient déposées ces archives. Voici quelques-unes des lettres signées par Cameron et McDonell.

“ George Campbell est un homme très connu ;

il fut un zélé partisan, qui a plus d'une fois “exposé sa vie pour la Compagnie. Il a rendu “ des services importants dans les transactions “ de la Rivière Rouge ; il mérite cent louis et la “ protection de la Compagnie.”

Signé : DUNCAN CAMERON.

D'un autre il dit :

“ Cet homme s'est joint à nous en février ‘et sest montré très actif et, depuis ce temps, “ nous à été très utile ; il mérite une récompense “ de la Compagnie.”

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