ACTE TROISIEME
Chez Marianne. La salle du rez-de-chaussée. Un intérieur de grande maison de pêcheurs, antique, rude, barbare. Des filets pendus, des cordages entassés, des voiles pliées, amoncelées dans un coin. Une large table, des chaises, des bancs de chêne, mal équarris. Un escalier de bois monte à gauche, mène à une chambre supérieure, où a couché Richard. Au fond, la porte d’entrée donnant sur la mer. A droite, la porte de la chambre de Marianne, où a couché Jeanine. Une lampe fumeuse est allumée sur la table. La nuit, avant le lever du jour. — Pendant tout l’acte, l’ouragan fait rage, au dehors. Chaque fois qu’on ouvre la porte du fond, sur les ténèbres de la mer, la rafale entre, en un souffle furieux.