LE CHEMIN DE FER « MONTREAL ET OCCIDENTAL
Ta compagnie du chemin de fer “ Montréal et Occidental " a auentdé à l'ancienne compagnie de colonisation qui avait fuit contraire une voie ferrée de Montréal à Saint-Térôme, La compuguie primitive, après plusieurs transformations et modifications, 8 cpfi trouvé su constitution définitive, ct, dans les gouvemements fédéral et local, un appui sufisant pour donner au projet original une étendue ct une portée bien autrement considérables qu'il m'avait au début.
Son objet immédiat est le développement et le peuplement des cantons qui se trouvent an. nord- ‘ouest de Montréal, et qui forment plus spécialement
la vallée de là rivière Rouge ; mais la compagnie doit en réalité étendre sa sphère d'action bien au del, et construire une Higue qui traverser les trois
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comtés d'Argentenil, d'Ottawa et de Pontiue, jusqu'au Ike Témiscamingue. Cette ligne rencontrera lle que lon va prochainement établir le long de la Lièvre, entre Buckingham, sur l'Outaouais, et Kiumika ; elle rencontrera aussi celle que l'on oomatruit actuellement le long de ln Gatineau, depuis Hull jusqu'à Maniwaki, et plus tard, jusqu'à rivibre JEAN ou des GENS de terre, affluent de La Gatineau. Elle traverser enfin ne ligne qui sera
dirigée le long de la rivière Coulonge, dans le comté de
Poutine, à partir de la florissante petite ville de Portage-du-Fort, sur l'Outaouais, jusqu'à ne soixantaine de milles dans l'intérieur
Comme on le voit, dès l'abord, ce plan est admirable.… On sent qu'il est le résultat d'une conception raisonnée, qui porte la méthode et une vue d'ensable très pratique et très large dans la constraction de Tignes qui, sans eus, seraient peut-être abandonnées au hasard ét au conflit des intérêts. De Jà une foule de déceptions futures, de Ih le chaos à lu place de l'ordre lumineux qui résulte d'un plan réfléchi, basé sur la mature des choses, sur le enurs que devra suivre inévitablement la colonisation de out le nord de a province.
Eu efet,ce cours semble tont indiqué d'avance. Si F'n jette un regard sur la curl, on voit de nombreux affluents, les uns considérables, les antres moyens
porter le tribmt de leurs aux soit à lOuta-
ai, soit au’feuve Saint-Lanrent, en suivant une direlion presque invariablement 1x même, du nor. ouest an sud-est
Plusieurs de ces afluents, exil nécessuire de le dire, sont de argus et puissantes rivières arrosant
es vallées assez grandes pour former de véritables
provinces; tllessont Les ivières Gatineau, du Lièvre
Éut-Maurier, Saguenay et Boteiamis, qui sont des tibutaires de ymemier ordre. Viennent ensuite, daus un ordre d'inférorité graduelle, la Rouge, la Batiscan, la Coulonge, la rivière du Moine, celle du Nord, l'Assomption, la Sainte-Anne et une foule d'autres, plus on moins considérables, qui forment dans leur enses ninvble système auquel Ge pays doit d'être l'un des mieux arrosés de la
“On, it s'agit de eonstraire, an. nord du Saint-Lanout aussi Join que possible dans l'intériour, sans écarter de la région des bonnes terres, depuis le lac Suint-Jenn jusqu'au Témisoamingue, une seule et même ligne, appelée le Grand-Nord, qui sera tenue n comunication eonstante ave Le Htioral du Saint- Laurent au moyen de ligues secondaires. Celles-ci devront. suivre Les cours d'eau grande et moyens, le long desquels la eolonisation se porte tonjours de préférence
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Mais comme une semblable ligne ext une entre. prise immense ot qu'elle dépaase les rossourcos ac. uelles du pays, on Le construit par fractions, par sections, anivanc Les besoins Les plus pressants, jusqu'à 8 que vienne Le jour où tons les tronçons ae trouve. ront réunis, au grand étonnement de ceux qui ne se tiennent pas d'habitude au eouraut des progrès de leur pays.
Le chemin de fer «Montnéel et Occidental” est à ui seul ms maitié del ligne future dut Grand-Nord. Mais, dans Ja pensée du enré Label, qui em a été le véritable inspirataur, qui en est l'âme et l'esprit dirigeant, ce chemin de fer ne sarrétorait pas au Témiscamingoe ; il trversait au contraire l'Outaouais, passerait bien an nor des grande lacs Huron et Supérieur, raserait les nos Manitoba et Winnipeg, et se prolongerait par ln Saskatchewan jusqu'aux montagnes Rocheuses, où il irait se relier au. Pac fique exnadien,
ail, certes, un projet qui ne manque pe gare, mais a plus; il et très praticable, très ration.
el, til s'accomplira fatalement un jour, lorsque l'A mérique canadienne aura pris des développements auf fisants. “ Ce sera dans l'avenir dit“ l'apôtre du Nord tn autre grand chemin du Pacifique, qui, par la rivière
Mattewin, se souder au réeau du. distriet de
L'ouoUAs surérueue. 22
Québec: (1) prison verra toutes les principales rivières de ln province se rattacher à ce Gmnd-Trone du Nord par des chemins de fer. Comme il faut com mencer per le commencement, je regarde aujourd'hui comm assurés le chemin de la Gatineau, celui de Saint-Jérôme À la chute aux Troquois et celui des Basses- Laurentides, avec les embranchements pro. jetés entre le Saint-Maurice et le chemin de fer du Îne Saint-Jean.”
M. Beemer, un Américain qui a, pour ainsi dire, adopté tout le nord de notre provinos pour en faire un vaste champ d'activité et d'entreprise, qui a déjh construit plusieurs grandes voies ferrées, qui en mène actuellement de front plusieurs autres, est aus, à la fois, le plus grand actionnaire et le constructeur da chain de fer * Montréäl et OvcidentaL” Il a obienn du gouvernement fédéral une subvention de 85,126, par mille de cométruction, de Saint-Térüme à La chute aux Iroquois, parcours de soixante-dix milles, et du gouvernement local une subvention da 85,000,
plus cinq mibe aores de terre par mille, pour le
méme parcours. LL a déjà dépensé dex sommes con sidérables, et il pousse activement les travans, de façon à pouvar meltre en exploitation quarante
3 La tes an de on es plus usées Erien
L'ovraouas suréaaeun
milles de oe chemin avant le fin de 1889, et, l'année prochains, les rente derniers milles restant à cons: aire pour atteindre la Chute
Dès que ces soixante-dix milles scront terminés, on se propose de faire un léger temps d'urêt, puis on continuer I ligne vers l'ouest, jusqu'à la rivibre des Gens de terre, 6ù sara parvena également, dans une couple d'années, le chexuin Gatineau, De la rivièredes Guns de terre, on pévétera aisément daus la belles pluine qui s'étend en arrière des sources de la Lièvre, t'on entrers de plain-pied dans la zone fertile par excellence de Ia vallée de l'Outaouais
Sur le Lièvre, à partir du œanton Poutilien, qui avoisine cali de Kiamika, jusqu'à l'embouchure de Au rivière Tapancs, qui est eu ligue droite avec oele de la rivière des Gens de terre, sur la Gatineau, 1 y a de chaque côté une étendue d'environ cent. milles de tre exeallente, comparable à celle de La vallée du lc Saint-Jean, et de beaucoup supérieure À ce dernière par la variété et la qualité des bois
Au delà des montagnes où la Lièvre prend sa source, se déroule le autre vaste plaine, bornée au
sud par ces montagnes, et, au nord, par limmens plateau maréeageux où les rivières Outaouais, Gatiinenn et Saint-Maurice ont leurs sources, dans le
voisinage les unes des autres, Cette vaste plaine est
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coupée en deux parles à peu près égales par la ligne do fîte qui sépare les euux qui se jetent dans Ju baie d'Hudson de celles qui epulent vers le Saint Laurent.
Les établissements des colons s'échelonnent sur la LLibvre, à des intervalles infguux, jusqu'à une quinaies de milles au del du canton Kiamika ; mais Lonte cute partie du pays est encore vierge de chemins, e qui s'explique par le développement inattend, tout à fuit sans précédent, qu'à pris a 0010 misation. dans la vallée de l'Outaouais et qui a été al que les colons ont devancé en maint endroit l'action da gouvernement, et se sont installés en véribles aguatters sans attendre ni les arpentages ni ouverture des chemins.
Nous appelons instamiment sur 0e sujet l'attention du présent gouvernement d'action et de progrès ; mous sommes convaineu qu'il n'hésitera pas à donner sa politique du chemins de fer son corollaire né cesire, qui est lonverture des chemins de éoloni-
sation, méme alors que le besoin ne sen fuit que faiblement œntir; enr la colonisation marche vite aujourd'hui, et 0e qui pouvait paratire superfu la ville devient Le besoin impérieux du lendemain
Vouraovus suréareun
D'autre part, ce qu'on peut appaler Ja moitié orientale de la ligue du. Grand-Nord se pourait à l'est de Suint-Jérôme. Actuellement construite jus. qu'à New-Glasgow, elle ne tardere. pas à atteindre Sninte-Julienve, dans le comté de l'Assomption ; de là, en un bond, elle se rattacher à a ligue projetée des Trois-Rivières au Nord-Ouest, qui ne ser, dans a suite, à proprement parler, qu'une rumifiction: du Grand-Nord. Quand oette ligne principale aura atteint les chemins de fer de La vallée du Saint-Maur. rive, elle se raccardera immédiatement avec ceux du lac Saint-Jean par l'embranchement du lue Edouard
äla Taque, et ainsi, le Geand-Trone du Nord se trouvera construit d'un bout à l'autre de a provines.
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L'ouraouus surémron 23
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ve, et aux hommes d'Etat un programme que le sul leur permettra d'exéouter et de développer dans toutes ses conséquences.
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