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CHAPITRE XI

LES OBLATS DU TEMISCAMINGUE

Su les bords d'une étroite et courte passe que forment les aux du Témisoumingue en se rétécissant en aval de la nie des Pères, s'élève une maison dont la modeste structure en bois peint, les dépendances &t l'entourage réspirent le calme profond et la tranquilité picuse d'une asile où d'un clolte isolé.

(Cette maison, c'es la Mission des Obats, qui, pen- ‘ant de longues années et jusqu'à hier encore, a été, avec le poste de ln Compaynie de la baie d'Hudson ritué en face, de l'autre côté de la passe, le seule habitation de tout le pays de ‘'émiscamingue

En face de a Mission, le ae, 'évasant tout à coup de nouveau, s'ouvre en une large baie d'un ovale si parfait, d'un destin ai harmonieux qu'on dirait une

coupe creusée et arrondie avec une précaution mina

tieuse par le main du temps.

L'ouraovais surÉRiEOR 235

{Un silences, un recueillement, qui semblent imposés pur quelque divinité invisible, rignent sur toute là Pure environnante, au sein des bois assoupis, sur A croupe omduleuse des coteaux, et jusque dans le alancement attentif ct retenu du luc

Partout au Join la plage es. muette, baïgnée par des fota d'azur qui s'appellent et se suivent les uns es autres comme des emtesses, et par es fots d'or Au soleil échtant au milieu d'un ciel sens nuages.

Çù et R, à moitié dans es bnissons émérgeant de quelque ravine à peine dessinée, appaft une cabane d'Indien, avec son tait d'égoree et sa cheminée fumante,

Les cutanes sont an nombre d'une vingtaine, et eafarment la population sauvage que les Oblats ont “éangélisée et urrétée auprès d'eux. De temps en temps, des enfants demi-mus courent sur le rivage, en jouant et étattaut ensemble ; des squaws, envedoppées dans leurs couvertes, s'cheminent vers la Mitaion pour y chercher quelque eonveil ou quelque cours ; un canot débouche brusquement de 1x passe vient s'attacher au petit chevalet en billots et en Slanches qui sert de quai, où bien lou voi quelqu'an

des Pères se promener lentement dans Le petit jurdin astenant à le Mission, ou monter, recueilli, la colline

236 L'ovraovais svréuuron

voisine, pour aller réciter son bréviaire à l'ombre des grands arbres qui le conrennent Rien west plus beau, rien n'est jlus charmant, lus parfait dans les détails ét dans l'ensemble, que le panorama qui, du haut de cette colline, se déroule sous le regard enchanté. L'atmosphère est limpide, lumineuse. On aperçoit, d'un côté, dans un lointain éclatant, jusqu'à l'extrémité même du: ao, tout Je détail des rivages, des fataies, où l'ombre ct la luuière se combattent, des pointes et des baies, qui nellement, mais sans rieu perdre de Ja mutteté et de la grâce de lours

se sucobdent en diminuant gradi

formes ; et, de l'autre, ln ravissante baie qui s0 développe comme uno une gigantesque en face de la Mission, @ë dont Veau est ai profonde, qu'à

jues pas seulement de La rive, an pourmit amoviler les navires réunis des plus grandes marines du monde.

C'est sur este colline que se fait chaque année, Le quinze août, Ja grade procession religieuse des Indiens

Qui na pas té témoin de cette solennicé v'a pas ane idée complète du sentiment et de la piété naive

de es enfants de la mate, Le qui obus leur 8

à eux, le jour où les Indiens, dans tonte l'Amérique du Naud, Sssemblent pour remplir en commun leur devoirs mligionx, à quelque mission qu'ils appar-

bre des

nant, ; que déroule pile cintain tout Le au es, qui qui se he de au se dm

érique a lent spas

Aienment, et celle des Pères du T'émiscamin jusqu'au voisinage de La baie d'Hudson

Dès le point du jour, ile arrivent ic en fovle dans

Jeurs canots avec Ten femmes et Jeurs enfants, Gé tits de leurs cotes pittoresques, et multico lors, ét se répandent de tous côtés, envahiseant Ia Mission, s'abordant, se questionnant, se demandant aille choses, mais sans tumulte, sans Droit, ave une de mouvementseur l'Indien pendant que tout au égresse qui semble

range tempérance sobre de gestes et de paroles tour d'eax cour ce murmure chanter dans l'air, que eur la pla samment de mouveuux emobs, que le va-et-vient ne use pas ct que les appréta les plus chatoyants

ju l'unique ét Lonchante

Les plus pompens, se font cérémonie.

at les Indiens qui sont venus, mais encore Les colons des endroits les plus gours, quelquefois assez nombreux ;

I où ne sont pas seule

reculé, des voy29 ù sorte que ce rivage, le veille encore si tranquill Ft ai désert, se voit inomdé amjourd'hui par une foule

lee, revêtne de tous les costumes €t présentant Les asprets Les plus divers et es plus birarres.

La petite cloche de la chapelle fait entendre s0û, oxrillon grêle. La fonle entière, meoueilie, muette, avance comme une longue vague vers l'humble

sanctuaire que lon aperçoit à eent pas en arrière du

238 L'ovraova evrÉRER

monetère, et que l'on a entouré et décoré de tout qe la pidté ingénne et les modiques reseouroes d'un pareil lieu peuvent offrir pour un jour de grande solennité, Les sons de Y'hermonium, que presse un fière convers, envahissent et fout trembler la voûte du fngile édifice, pendant que des centaines de voix répondent à Ia voix du prêtre qui vient d'entonner I grand'iesse,

Tous n'ont pu trouver place dans l'étrait intérieur, mais tous sont présents d'esprit à l'autel et tous po vententende Les deux sermons, qui sont préchés, l'an en afgonquin pour les sauvages, et l'autre en français pour les colons. Puis, ln messe finie, l'assistance ébranle ; chacun prend rang pour la procession qui va commencer aucsitôt, bannières déplayées,

an chemin jonché de fleurs, lea petites filles en tête auivies par les femmos, celles-ci par Jes garçons, &t les hommes venant en dernier Dieu, précédant

évêque, qui porte le Saint Sacrement sous un dais soutenu par quasre porteurs. On gravit lentement Le large sentier ouvart par les Oblats sur le flanc de Ju colline, ét que borde, d'un côté, une haie touffue d'érables, et, de l'autre, une ecinture d'énormes rochers roulés, aseujétis ét retenus les uns à cé des autres par un prodige de travail, d'eudace ét de per

Farvenne au sommet de la colline, la procession

tout 0 es d'un grande

vote le voix

térieur, sa ponte 6 l'on istancs

loyées, Îles en

argons, cédant mn dais tement ane de voue dé des le per

s'ovraovAts SUPERIEUR 239

fait ae, et se groupe autour d'an massif de verdure où l'on a dressé nn oratire, chargé, come la chapelle, d'omements aux couleurs les plus vives et les plus écletantes, afin de mieux saisir l'imagination grossière des-Tndiens, Un immense chant, poussé par ing cents poirines, va fmpper Les échos sonores qui s'éveillent se poursuivent les ans Les autres jasqu'à leurs plus lointaines retraites, Pas une voix qu me 16 fasse entendre ; pas une line humaine qui ne soit Ii attentive. L'évêque, debont sur les marches de T'ontoire, se tourne vers a foule. IL élève les bras au-dessus de sa tte, dessine dans les cieux avec Vostensoir le ïgne rédempteur et prononce Ja bénédicton divine, à laquelle répond Le “ Laudate Deum,” entnné par les fidèles, Puis, les derniers actes de la irémonie s'accomplissent le foule murmure un der nier chant en redescendant In elle, ct bientôt on la voit se répandre do nouveau sur Is plage, dans la maison des Pôres et dans les wigams, amais otté fois bruyante, animée, transportés d'enthousiasme et songeant déjà eux longs révis que chaonn fera de tour aux foyers lointaine,

ml

Bien avant les Oblats, les Jésuites avañent évangéné les Indiens du pays de l'Outaouais et de l'Abitbi à la baie d'Hudson, ce qui leur faisait une

240 L'ouraovAIS SUPÉRIEUR

étendue à parcourir de plus de cinq cents lieues cames, au sein de contrée absolument sauvages 8t sans autre véhicule que le canot d'évorce. Il serait puéril de. faire remarquer 62 qu'un. pareil apostolat renfermait de périls, de privations de toute mature,

souffrances physiques et morales au-dessus des for

parement humaines, et combien il exigeait d'abnégn

tion, d'oubli de soi-même, de dévouement infini. Les Jésuites disparus du Canada, les Indiens

restés privés de celui qui répand la lumière” comme ils appellent le missionnaire

Eu 1836, unsulpicien du lac des Deux-Montagnes, M. Charles Ballefeuille, se rendit Le premier au Témisoumingue pour y exercer le ministère d'apôtre, 11 ratoura pendant quatre années consécutives, jusqu'à 8 qu'il fût remplacé, en 1839, par M. Poiré, qui devait être un jour supérieur du collége naissant de Saint-Anne-le-Pocatibre.

En 1841, M, Poiré ofdait le place à M. Moreau, devenu dans Ia suite vienire général ; et deux ans lus tard, arrivait À son tour le premier oblat mis. sion, le Père Laverlochère, un, homme dont le souvenir est impérissable et qui fut le symbole de la vertu héroïque, de la charité inépuisable, de l'éloquence passionnée qui ouvre toutes grandes les portes du ciel et y pousse les âmes dans es transports du

et de l'espérance.

nta Tieues sauvages et + Il serait il apostolat 8 mature, de us des forces it d'abnégne ciné, Les ions. étaient

Montagnes, amie au TE lapôtre. 11 ives, jusqu'à

Poiré, qui ; naissant de

M. Moreau,

et deux ans or oblat misinme dont le sbole de Ja je, de l'éledes les portes ansports du

L'ovraovaIs supémron aa

Le Père Laverlochère avait à peine trente ans

lorsqu'il ar

iva an Témiscemiogue, ét pendant que ÿ « exerc£ um apastolat infatigable, dont Le digue couronnement a 44 une mort causée par les fatigues, les misèrea sans nombre endurées dans ses ables ét par lee maladies qu'il ÿ

rante ans il

avait contrats,

Les missions d'aujourd'hui, quelque pénibles qu'elles soient, affrent au mains çà ot à des asiles et de nombreuses ressources. Sur une grande étendue de pays I civilisation a remplacé le désert, les com routes et même es chemins de fer ont pere en maïnt, endroit ce qui n'était jadis que Je forêt ou 1e mon.

s se sont énormément dévelorpées, le

tagué, les colonies se sont avancées au loin, bien loin da des rivières et des lacs encor

s la solitude, les Dutezux à vapeur sllonnent

fort pen connus, Yhoume enfin pénêtre partout et partout plante ea tente; de plus les missions sont ngalariées; el me durent que de mai à septembre pour les voyages, et l'hiver, elles se font dans les chantiers avoamauta

où travaillent es bâcherons; elles sont en outre

opte tro, celle de Pembroke, celle de Mattavran

& oclle de

quart de sibcle, pas davantage, on ne connaissait pas

d'autre mission à l'ouest du lue des Deux-Montam

subdivisées; ainsi, dans l'Outaouais sup

émiscamingue ; mais 1 ÿ a à peine un

a L'ouraovars surérreun

gbes que celle des ‘pays d'en haut,” laquelle com prenait tout le territoire de l'Outaouais et celui de VAbitibi, ele Père Laverlochère, pour sy transporter à partir de Montréal, prenait à Lachine un des grands canots chargés de provisions de la Compagnie de la baio d'Hudson ét remontait ainsi jusqu'à a baie d'Hudson elle-même, à force d'aviron, en parcourant ur l'eau une distance de près de sepl cents milles ct en faisant d'innombrables portages. On surétait pour se reposer et so mvitailler aux quelques rares postes do la compagnie échelonnés. sur ce long parcours; on y mssemblait les Indiens pour les catéchiser, et la mission termine, on repartait pour la amission suivante, à travens un pays sans autre ressource que la chasse et Ia pêche, les dernières lab. atious 8e trouvant alors au rapide des Jouchims, sur VOutaouais, deux cents milles seulement de Montsal.

Le 14 octobre 1868, arrivèrent au T'émiseauingue les Pères Pian, Lebret et Mourier. Ils trouvèrent ua misérable “chantier” sur l'emplatement où ils devaient construire plus tard la maison actuelle des Oblats. De suite ils se mirent à l'œuvre. Il fallait avoir au plus vite une abittiou au moins couverte

ét probfgée contre Les intempéries. Is truvaillèrent de leurs propres mains, abuttant les arbres sur la colie voisine et les tirant au bus à l'aide de

elle com

cali de dy transe ne un des ompngaie là la baie arcourant milles et s'était ques rares long par

les eat le pour tre 203

sable is, sur de Monte

caningue quelle des

1 falaie vaillèrent ges sur la

L'orAOUAS SUPÉRIEUR 243

cibles. Puis ils les équarrirent et les fagonnèrent tant bien que mal. pour les mettre en charpente. Tout l'hiver, comme les années suivantes, ils se nonrrirent uniquement de poisson et de lièvres. Il eur fallait fair les ouvrages les plus grossiers et Les plus valgaires, étnt.leurs seuls ouvres et leurs

propres serviteurs. Enin, au bout de quelques Mois, is avaient réussi à construire un semblant habitation qui devait recevoir avec le temps de nombreux agrandissements et améliorations

« Nous sommes entrés. dans notre. monvelle demeurs, érivit alors le Père Pian. Pour tout meuble nous n'avons qu'an banc; nous couchons sur le lancer, les yeux tournés vers la cheminée, sans inte de faire une chnte. Si sainte Thérèse visitait notre maison, elle n'y trouvemit. certainement, rien de contraire à Je pauvreté."

Comme on le voit, ces commencements furent lus que modestes, et rien w'aurait pu. fire préanger Alors, dans Pinforme toit. élevé à la hâte et par des mains inhabiles, sur les bords d'un le désert, lim porant établisement qu'alluit devenir en peu d'années la Mission des Oblats du Témiscamingne. Personne n'eût os rôver alers Les transformations qui se sont accomplies dans l'ouest de la province et qui out révolutionué au point de permettre à cet asile eur, ignoré et si lointain, de ne. métamorphose

4 Lovraouas avrémren

sitôt en un foyer, pois en un centre de ooloniation ui vaste qu'inattendue, Personne n'e0 os croire que les successeurs des Pères Pian, Labret et Mourier marcheraient Bientôt à la tête d'une civilisation pour ainsi dire improvisée en pleine solitude, et dev raient une puissante compagnie servant de rlliement, de guide et d'exemple à toute une population nouvelle, qui s'avance à pas de géant et 'éablie dans l'ouest pour y former une fortereste inexpugnable de otre nationalité,

pu

A cette époque commençaient en même tempe les 8 dans Ja région du Témiscamingue et les premiers bcherons y pénétraent. L'année qui euivit l'installation des Pères, Mgr Guigues, évêque d'Ottawa, y fit une visite pastorale, et denx années plus tard, en 1866, arrivaient à Ia Mission deux évérendes Sœurs Grises pour aider les religieux dans leurs travaux, soigoer Les malades, recueilli les o1phelins et donner des radiments d'éducation aux jeunes sauvages, Ces deux religieuses s'appelaiont sœur Raizenne,

a supérieure, et sœur Vincent. Les Pères avaient ou soin de construire, pour lea recevoir, un Hôpital à

colonisation.

dt osé croire Let Mourier sation pour . ét doviene de rallie- Population:

établit dans pugnable de

1 temps Jen ngue at les és qui ani cs, évêque eux années ssion deux igioux dans

ir Jes ot cation aux

+ Raizenne, | Hôpital à

vovraovas surénarun 245

cité de leur Babitation. Huit mois plus tard, une Sutre religieuse, la sœur Saint-Antoine venait les joindre, et depuis Jors, elles onttoujours été trois à 1 Mision, accomplissant une œuvre admimble de dharité, d'enseignement et de. moraisation.

1 y à un quart de sibcle, les Indiens étaient benucoup plus nombreux au Témiscamingue, comme dans de reste de la province d'ailleurs, qu'ils ne le sont nnjourd'hui. Quand ils ne paroouraient pas la forût, À pomsuite des animaux à fourrures, ie 20 te aient en partie aupris du poste de la Compagnie de a baie d'Hudson établi en face de la Mixeion, do autre côté dela passe, Ts habitaient au hasard, disaurles deux vives, tandis qu'il ny avait 1 Canadien-Français, vivant dans une loge

sain qu'un seul forestière, à six milles plus bas

Las pauvres Indiens ne peuvent pas résister en antseuce de Je civilisation ; 1 faut qu'ils disparais- Pat devant elle ou qu'ils meurent. Aussi les voit-on Soigner £t diminuer en nombre de plus en plus. Laurs pénates sont légers À transporter, et, maturellement nomades, ls ss fixent indifféremment dans un Aion où dans un autre, pourvu. qu'il aient leurs los (et leurs forêts pour champ de course.

(Ce sont tous d'excsllents chrétiens, très dociles, aiment Hancoup leurs mistionnaires et avides des mais on ne peut leur ensaiguer

érémonies du eulte

246 L'ourAoUuS svpéRtEUR

Les vérités élémentaires de la religion qu'au moyen. d'image sensibles, car il no comprennent alu ment que 6 qui tombe sous Le ss, 62 qui ae VO où 86 onche. IL ex extimement diicie de leur faire sxéoter des ruraux manne ; is déteste de manier a hacho et Les instruments agricoles; ce ont de grands enfants parvenus à vivent au milieu d'un monde étranger dont ils ve peuvent prendre ni de tempérament ni ls habitudes, 2 comprendre la marche ascendante vers des con détons d'existence uns css améliorés, Leur cn. déur teur honnêteté ont touchant; Yonfant de 18 mature no connut pas les aies de a civile Sion; ausi Les employés de a Compagnie de Ia aie d'Hudson aimentils mieux trañiquer ave Les Indiens ui vivent an Jin qu'aves ou qui sont en ertact fréquent aveo es bancs ia redoutent bien: moins de les voir reoourr aux mille petits stntagius, ax ill paies ras communément admises ot to.

réa dans es rations du rl Le ba era peur en ts de in qu durent D Des a ds, € ven etes M 7 Gand un di à ne mx sim à fur De qui dei ue ee La mue FR Le de es de mue ot den we mn à

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L'oUrAOTAIS SUPÉRIEUR or

Ta était honnête ét doeile petit troupeau d'imes que les Pâres Oblate et les Sœurs Grises allaient être “argés d'enseigner et de diriger, Ces natures simples et incultes avaient buscin des premiers radiments de

Yéducation pour les choses les plus ordinaires, La sœur Rairenne ouvrit aan retard une lasse, et elle et es compagnes recueillirent des orphelins eL des ma. lades dans l'hôpital, formèrent de bonnes mères de faille, de bonnes femmes de inénage, auxquelles elles ensciguërent tous les tmvaux utiles, pendant que, de leur côté, les Pères enseignaïent aux hommes À cultiver Ja terre,

Non seulement les sœurs soignsient les malades à hôpital, mais encone les vistaient dans leurs wrigvas, assstaient les pauvres et fuisuient la classe aux petits garçous êt aux pétites filles. On pourra juger de leur œuvre par le tableuu suivant que l'au-

ab de tom Deep, va Les y here uit quand il are À an vien, BA aie on aus chusaur de or Fi qe Dan D che 08 de vor paquet de anus, 4 doi D pd pan rm ou tr

Pa td les qui trouvé ice dépouilée n rend aù he ns a cn à aan ons à ss amor

2 L'ovraoras scrÉRT

Vûr à recueilli dans le »

diennement par sœur Raizenne

Mulades soignés à Th Visité.

De 1875 à 1883.

Malade soignés à l'hôpital 156 Visite 268 Pauvres assistés... 38 Orphelins reoneillis.… 50 Ptitea filles instraites… ai Garçons un 284

Le nombre des enfants qu suivaïent la classe

ait en moyenne par année de quarante garçons at

de trente Ales; mais ce nombre était néanmoins très

irrégulier, à cause des habitudes nomades des Todiens.

Ave le temps, grâce à l'économie, au travail des religieux et des religieuses, la maison, l'hôpital et tout l'entourage avaient changé de physiononm

L'ovraovas SUPÉRIEUR 249

singulièrement progressé. Des cultures s'étaient fuites, On avait élevé du bétail, des pores, des volailles. On avait rendu la maison relativement confortable et spacieuse. Les Sœurs avaient oultivé

de leurs propres mains un jardin qui égulièrement eur donnait de bons produits. Elles avaient planté des axbres fruitiers, du houblon, toute sorte de

mes ct même des vignes, ét avaient entouré leur jucdin d'une jolie ceinture d'érubles à giguère. On avait aussi à champ de pommes de terre et un autre de mais, ét était Le seul endroit, dans tout le pays de Témiseamingue, jusque tont récemment encore, où. Y'on pt se procurer de la viande fraîche, du lait, du beurre el des Mégumes. Les Pères faisaient travailler roux cœux qui s'ofaient à eux, et ils avaient toujours quelque ouvrage utile à faire ‘exécuter. C'est ainsi que le Père Paradis, (1) venn beaucoup plus terd, avait réussi à dresser une énorme muraille de rochers pour border le flanc de la colline, en arrière de la Mission, et À ométraire un tramway pour transporter Îe sable qui servait à faîre le mortier. D'autres reigieux étaient venus s'adjoindre aux fondateurs ou es remplacer; et enfin, les frères convers, ces auxilines préeleux des communautés, étaient venus à eur tour remplacer les Pères dans tous les travaux manuels ét grossiers. L'n d'eux, le fière Lapointe,

250 L'eUraomIs sUPÉRIUR

improvisé menuisier et couvrenr à le fois, avait construit la petite chapelle de la Mission et avait rouvé le moyen d'enseigner ce dernier métier à un homme qui devait plus tard faire le toit du nouveau. monastère des Oblats à Ia baie des Pères

On ne saurait irop dire ce que ons obseurs et 10bustes frères convers ont fit de travaux importants, inéispensablesmais souvent presque imposables, dns édifistion de la prospérité grandissante des Oblats. Ainsi, longtemps, ils ont transporté des provisions Sur leur dos depuis Mattawa jusqu'à Ie mission, 6% quand il a fallu avoir recours À des ouvriers spéciaux, À des artistes même, à des masciens et à des peintres, d'est en eux que les Pères ont eu la bonne fortune de Îes trouver. Avec eala, leur vie en est une tout entière d'éfcement, d'impersonnalité et de sacrifice. Ile ne sontrien par eux-mêmes ni pour eux-mêmes ; leur

nom ne para jamais dans l'œuvre accomplie, et ils ne cherchent pas non plus à le faire paraître ; qu'au moins il soi fait mention d'eux dans ce livre où l'on raconte des commencements humbles, des œuvres courageuses et ignorées, et où l'on ouvre une ptite

porte dans l'histoire à des hommes qui. mériteraient mieux que le souvenir inscrit par notre plume.

L'ovrovus suRéRreuR

En juillet 1887, l'auteur de oo Jivre #6 un voyage an Témiseumingue ét passa trois jours à Là Mission pour y prendre ses notes, I] n'y avai Ià que le Père Fafard, économe, et les deux eœurs Raizenne 6t Vincsnt. Des deux autres religieux qui, seuls avec

e Père Fafard, composaient le personnel de la Mission,

J'an était parti pour Outews, l'autre pour porter les secours de son ministère à des Indiens éloignés. Déjà Ton songenit alors aux préparatifs de. départ pour Ia Baie des Pire, où les religieux faisaient construire un monastère, un hôpital et une église en pierre, Le déménagement devait avoir lieu à l'automne, ct la mission proprement, dite devait étre transporte à Ia tite du Ie. Les Pères parlaient encore de fonder à Ia aie un eouvent et un. ollége, et il n'y à pas de doute que 0 projet ne soit mis avant longtemps à exéention, parce qu'il répondra à un besoin. inoontastable dans ce pays si éloigné et qui progresse ai rapidement.

En so transportant à le Baie des Pères, les Oblais suivent le mouvement de la cloniation et du com merce qui se porte dans cette direction, et pour es quels la baie ofte un débouché commode et rappro-

252 L'ouraovus suréaron

hé, Cest ici le centre des affaires, Le point de départ et d'arivés de l'élégant et rapide batean à vapeur Afinerve, qui fait un. servies régulier, deux fois par semaine, d'un bout à l'autre du le. Cest ii qu'est Le barean de poste pour toute le région du Témiseamingie, etl'entrepét général pour l'approvisionnement des colons et dus chantiers; d'est ici que se sont établis les industries maissantes ét que ae gronpent tous ceux, marchands, industriels, artisans on autres, qui veulent tenter une fortune nouvelle ef ont flairé l'avenir. Et cependant il y avait absolument à Ja baie, il y a trois ans à peine, que la ferme des Oblats et cslle d'un vieux “ squatter” irlandais, du nom de Kally, élabli dans cet endroit depuis une vingtaine d'années

Cite farme des Oblats est considérable, elle 06 eupe presque tout Je fond de la baie et détend à plusieurs centaines d'arpents en arrière. Eu outre, les Pères possident une bonne partie du Httoral et

toute l'extrémité supérieure de la baie, qui s'appelle la “ Pointe au Vin." On dit qu'autref guie dela buie d'Hudson vendait du

bibé dans Les environs du peste, à eau ordre ct des rixes qu'il occasionnait, Les sauvages avaient pris l'habitude de se rendre à le pointe pour ÿ rene contrer les aous-employés de Ia compagnie qui leur

+ pre

L'OUrAOUUS eUPÉRIEOR 253

Hivraient Ja terible eau de feu, et que cest de 1à que la pointe avait pris le nom qu'elle porte.

C'est eur l ferme que s'élèvent le nouveau momastère des Oblts, l'hôp en pierres et en briques, comme nous l'evons dit plus Haut. Elles ont 616 fuites, sous la direction des fières convers, par des hommes inoxpérimentés et qu'il «fallu former pour ainei dire an jour le jour ur Jes lieux ; aussi l'apparence des bitises sen ressent-elle quelque peu; mais quand on songe à la manière dont sont construites la plupart de nos

al et l'église, constructions

maisons de ville, en payier mal mâché et en bois

et à l'intérieur, en briques à moitié supérposées et cimentées à peu près à l'extérieur, il n'ya pas vu de s'étonner de l'imperfuction des édifiocs de

en pie

lu bic des Pères, fuits avec des matériaux et des ouvriers imparfuts. 11 faut alle vite dans ce pay Gels

d'hier à le vie; on m'a pes le temps de mettre Ja dernib

main à quoi que ce soit ni même de

songer faite sufsamment bien, au moins pour ne

pas choquer le regard; on a construit pour un besoin press à des chemins de fer aux Etats-Unis, dune les régions monvelles quitte à

refus Le tout plus tend, quand ces régions seraient

comme on fait à Ia ht

peuplées ét enrichies, Lour nous aussi, allons de d'est le principal Quant à Ju forme, on ne peut gubre en dire encore

Tava

E7 L'ovraogAs suréuuR

que 6e qu'elle ser dans une dizaine d'années d'ici, Ÿ quan] elle au pris toutes ses dimensions, qu'elle aura reçu la plupart des améliorations nécessaires, qu'elle sera en plein rapport, donnera la variété de produite dont elle est susceptible, et que les Obluts auront entouré leur monastère des plantations et deg jardins indispensables, d'autant plus fuciles à disposer à leur gré qu'ils ont pour cele tout l'espace désirable. Alors, on alors, ce sera magnifique, ce mot n'est pas de trop, tant à causo du sol dont le fertilité est reconnue qu'à exuse du. site qui sera un des endroits d'attraction de l'avenir.

Sur Le sommet d'un eoteau brisé de cent manières, oftant tant des illies brusques, tantôt des pentes douces, des massifs d'arbustes, des mamlons ere vassés et marqués de quelques rides de feuillage, des fragments isolés de culture, des touffes de ver. dure odorante luttant avec lea broussailles, le monnsre domine, à une hauteur d'environ cinquante tuises, toute la campagne environnante. À sea pieds 2e déroule la baie dans son contour irréprochable, avec m puissante ceinture de rochers granitiques, surmontée d'une colline ubrupte et désolée que les Longs squelettes des pins rouges, dévorés par le feu 8t restés debout, semblent cheviller et clouer sur le s01. En arière s'étend la ferme aveo ses caleures variées de foin, de légumes et de céréales, ét plus loin er

ÉLÉLSI54E8348

L'opraovas svréureon 256

core un immense plateau onduleux, ans avoue roche, formé partout d'un sol arable de qualité sapérieure ; on y élablirait aisément une dizaine de peroisses que l'on pourait apercevoir tontes ensemble d'un même. coup-d'œil, aveo Jes clochers de leurs villages émergent soit du fond des gorges, soit sfélançant dans es airs, du. hant de quelque eoline animée et joyeuse.

Mais ce qui est qur desens tontes choses remarqueble, d'est le montienle gigantesque, formé de Jarges assises de granit mégulièrement espacées entre les ét diminvant graduellement comme une pyraide, jusqu'à une certaine hauteur où tout à coup le travail mystérieux de la mature est interrompu.

Sur ce moutieule les Oblats se proposent de construire um calvaire que l'on pourre apéreevoir à une énorme distance,

Nous entendimes Ia grand'messe, un dimanche matin, dans le nouveau. monastère, où l'où a installé une chapelle provisoire Les gens venaient soit des alentours en canot, soit À pied d lus avait pas encore de chemin voitemble, même autour

de le baie, mais un simple sentier plus où moins

266 L'OUHOUUS suPÉmEuR

Zarge, suivant les endioits, L'absence do. chemin ait alors le grand inconvénient, comme d'est ton. jours le eus du reste dans lea dtalieemente nouveaux. Les colons frient eux-mêmes des ouvertures à tra vers les Lois et ils transportent sur leur dos leurs provisions, parfois jusqu'à de grande distances, Mais les jours de cette oolonisation primitive et pénible sont maintenant comtés

Un autre inconvénient était le manque de bois combustible. Cela est incroyable dans un pays où Je bois surabonde, mois ol est Le bois appartenait À des concessionnaires de coupes, ou bien était brûlé ur le plapart deslots.… Lesravages opérés par le fou dans toute Le région du Témiscamingue sont efrayants ét partout visibles. Le colon n'en pouvait prendre pour son usage que sur Le lt où il avait ea maison,

en sorte que s'il avait deux lot, at que l'un fût ravagé

ar Le feu, il ne pouvait pas prendre le buis de l'autre lot pour se chanter. C'était 1à un des résultats de Yadtmirable législation qui, pendant tant d'années, rendu absolument impossible l'établissement des mel. leures pasties arabes de la province,

On nous a cité l'exemple d'un marchand de bois qui avai fait des billts au-dessous de l'étalon règle meutaire. Ces billols confisqués venaient d'être vendus d'un homme de l'endroit, du nom de Cour. aclles, qui avait installé une petite scierie à l'entrée Ÿ

L'ovraouus suréRmoR 257

Cette scierie, à peine à ses débets, no pouvait déjà plus suffire aux besoins toujours crois-

ts des colons. A quelque chose, on Je vois le mal

Ce qui fera le fortune agricole du Témiscmingue, pendant un certain nombre d'années encore, ce sont les chantiurs, On ne saurait croire ce qu'ils oomsom ment de produits agrvoles, et ces produits a vendent extrtmement cher sur les lieux, va l'éloignement des grands entres et l'enfanes des communieations. On pourra s'en faire une idée en 6 rappelant que Le foin nûte 895,00 Ie tonne et les pommes de terre un dollar cinquante le sac, ct qu'un seul arpent peut en donner jusqu'à 200 sacs

Comme il n'y a pas de distances à parcourir, à eus de l'absence de routes, et que Les lots ne sont que trs partiellement défrichés, on ne se sert pas de voitures, mais on transports Je foin sur de grands traineaux plats.

Le seul combnstible en usage est le pin rouge

A l'entrée de In baie d'avance un fort beau quai de

quatre cent cingmante pieds de Jongneur, auquel se

tient le bateau à vapeur Mineroe, qui à Été entière. ment omatrit sur es lieux, dans Le cours d'en hiver, AAjoutons qu'il est d'une forme nouvelle et d'une éléganos qui ne liste pas que de surprendre.

258 L'oUrAOUARS EUPRRIEUR

Sur les hauteurs qui entourent la baie les bluets 7 croisent avec une profusion incroyable. Is forme. Front sans doute un objet de commerce important quand les communications rapides le permettrent.

Les Pères ont fuit construire à la baie deux maisons pour recevoir les colons. Elles contenaient, lors de note passage, plusieurs familles dont l'une, qui mé rite d'être mentionnée, a famille Bourget, tait vente du fond de la Beauce jusqu'à Matiawa en voiture.

{Ajoutons un exoallent hôtel tenu par M. Gendre nous aurons donné un petit aperçu des habitations qui eumposent actuellement le village de la baie des Frs.

Nous remarqumes à la messe chantée au montstère, et où le frère Lapointe touchait l'harmoniur; besncoup plus d'hommes que de femmes. C'étaient ou des gens des chantiers, où de jeunes. colons 06 des hommes mariés qui étaient venus au ‘Témiscs+ mie sans amener leurs familles. Après Le messe, ils se réunissent chez le fermier des Pères, lequel

pensionne tous les hommes qui travaillent aux come tructions nouvelles. Aussité qu'ils sont réunis, l'un d'eux, l'artiste du Témiscamingne, fait entendre les sons du violon, et chacun de chanter ou de giguet aveo un louable entrain. Les Canadiens seront tou-

jours les Canadiens, Et disons: Dieu merci.

ovrLOUuS sUrÉREOR

Mais il et temps de revenir à la Micsion et de ui faire nos adieux, d'autant plus que nous pensons bien avoir ét Le deraier voyageur en quête de renséiguements qui l'ai visitée avant le départ définitif des Religieux pour la baie dos Pères

Ce que l'on éprouve dès les premiers instants que l'on passe à la Mission, 'est une tendance irésistible à le contemplation, au recueillement. On se sent là comme arrivé subitement dans un autre monde et l'on est sisi par les étranges sensations de l'inconnu. Cette meison solitaire, enveloppée dans son silence, ét qui semble inhabitée tout en gardant l'apparence de la vie, pendant qu'au loia, aussi loin que le regard peut atteindre, tout est également tranquille, profond, imperturhable, porte au cerveau ét au cœur une singulière impression de délaissement dâns l'espace désert ct muet, Mais l'âme bientôt es doû cement amenée à elle, Le bonne, tendre et mit nelle nature lui sourit. Grande, immense, elle est devant le regard, mais on plonge avec délics dans este immensité dont rien 'altère la sereine mansuétude. L'homme, en présence de l'impénétrblé nature, pleie à la fois de secrelà et de tndresses

260 L'OPrAOGAIS suPÉREUR

pour lu, qui ne l'accable pas du poids du mystère, mais semble Ii ouvrir au contraire des portes innome rables vers l'infini, se sent bientôt moins pénétré de sa petitesse que de son inmorte Se faiblesse ne le déconcerte ni ne l'hemile : i reprend rapidement l'empire de lui-même, ct sa pensée, éemsée par l'impression d'un. moment, se retrouve muftresse abvolue d'elle-même ct du monde qu'elle coutemple

perdu dans ma réverie, en quelques minutes je venais do passer par les impressions les plus diverses, contemplant en dernier Bien un pete oiseau mouche qui, de fleur en fleur, voletait dans le jardin dela Mission, lorsque le Père Fafarl, savançant vers moi: * Venez, me dit-il, je vais vous. montrer Ja chapelle, puis nous traversarons de l'autre té, où

vous verrez l'ancienne ehapèlle bte par M. Belle feuille, e cimetière où et enterré Le Pbre Laverlochère ut le poste de la Compagnie de la baie d'Hudson.

Aux yeux du passant qui ne voit que le côté oxtérieur des choses, a chapelle de la Mission. ne saurit ofrir le moindre intérêt. C'est tout uniment une pauvre ptite construction en bois, faite avec le seul objet de réunir les Indiens Lo soir, à la prière, te dimanche à la mes. Cependant, l'intérieur ne manque ni de grâce ni de proportion ; est que, dans tout ouvrage qu'inspire une pensée chrétienne at

L'ovraouus SUPÉRIEUR 261

généreuse, il y a toujours quelque partie par où l'âme se révble ct lai communique tout es qu'elle referme de sentiment inné, quoique imparfuit, du. noble et di be

Le bois de l'antelimite le marbre ; on y a plaoë des candélabres auxquels pendent des cristaux. multicolors, et on l'a omé tant qu'on l'a pu de dorures affectant des formes diverses, st surmonté d'une stat ohtés do le statue apparaissent deux tableaux, l'un de saint Joseph, l'autre du Cœur de Jésus, Un autre tableau, fuit pat un fire convers, représente la bénédiction de la cloche de la chapelle et contient es noms des donateurs, Enfin, un quatrième tableau représente des fleurs et renferme d'autres noms comme les prévédents. Les dessins des vitraux sont aussi l'œuvre des frères convers, qui sent, comme on. I voit, peintres musiciens, menuisiers ou architectes, suivant l'occasion on le bescin. On s'assied sur des

rand'messe, 'harmontum

80 fit entendre

Tout ce petit intérieur a une physionomie primi. tive, œandide, ouverts, qui semble s'adresser tout droit à votre âme et vous demander pardon, à vous qui avez sans doute aüimiré de bien beaux temples,

de s'appeler la maison de Dien, quand on est si p

tai pauvre

L'OUrAOCAIS sorÉRIEUR

{Au sortir dela chapelle, Je Père Fa sur le rivage Voyes me dit, celte magniéque al, 2e qu cote aus une Jongreur d'environ 48 ailes, an ompter parie saptian qui an more eve vingt. Pariot ea profonde qu'avant a fall rant an pr ne dt Juin mme des las paies ll, des Dies Pate crique enr que aurle Le mine en parle morieuer A un gra nome, Bi lon bia LIL À etre Le Lo Anglais agpallnt The Noyon, que Von À out, Lens et moe de fire plus que nous n'arons ft Fous ar DU ua ajeul'hai ans etat, os dénete,

arc en cnmtrelione nouvel, 2 montent À quarntecin pa Co em ue oo pod me

enphèe our ae ei Le pays ervireamant nt lus, étans parts exquis ; male ar Le le derlent tent d'en eus pale pour a avigéon en un. Le gras qi st Mat de dlolon lo mabn ne prune ven rtoamer à midi aq danée deraièe, tout le monde voa rs aie un Va bé, Las jou de fie, La Pc ont pe mr ea Men ie que ut ce tie aa enr rdoun pour tre one Quant aux got bia Le pays eq ant généralement

pauvre éroraant qu Le voyage Der avale AE coût ad Dore Le Pare leur Harfsaine souvent tonte ei de prove es. Des nil entire venu esapes, qui wavalet Vas note aan, 2 1 avale fu teur capte de don où ui os An nat mous ei each d'a ben grand name de per

Un petit canot venait de s'arrêter la passereli qu sert de quai devant là Mission. Nous y montämes, le Père Fañard ét moi, ét l'instant d'après nous touchiens l'autre rive, ur laquelle apparaissent tout d'abord les ruines de la première chapelle des mé

lle nt pourtant as bien ancicne, cts a pelle, pour être déjà en ruine, puisqu'elle ne date que de 1835. Mais éétait une construction en plane Ghes mal jointes, toute temporaire, élevée seulement

pour les esoins du moment, pour rassembler les Tndieus une fois ou deux par année. Aussi, depuis awelle a été abandonnée définitivement, la moisissure est-elle vite empanée d'elle, et l'a romgée et déchiquetée morceau. pac morvean. Le toit est efondré, Les fenêtres aout béantes, les poutres et les planches sont vermoulues, s'fiseet ; le squellette sl ext

debout, aveo la fagule pereéo de deux châseis, un de chaque côté du clocher qui a l'air d'agoniser daus le cel.

Vous jetez un dernier rgurd sur ce misérable dé

264 L'ourkouus supémieuR

ris et vous monte, entre des tableaux de la passion fixés dans une double haîe d'arbustes, le chemin du cimetière que tapissent de nombreux ges et que couronne um massif de eyprès toujours verts. Parvena au sommet du monticnle, vous remar. quez, après avoir dépassé une trentaine de tombes, un petit enclos fermé, entourant une plantée au milieu, C'est Ià la tombe du Père Laver. lochère, surmontée d'une simple planche de trois pouces d'épaisseur, portant l'inscription : 4 oetobre 1884, 72 am,

ar es bords d'un lac lointain, dns une veste 20litude longtemps ignore, cette tombe où reposent les restes d'un homme qui a sacrifié sa vie à ses semblales, qui est mor de sa charité, de son amour pour des homn dus balle, bien plus doquente que Les plus berux monuments fonéraires élevés à ceux qui furent de grands contempteurs et de

grands égorgeurs des autres hommes.

A eôté de la tombe da Père Laverlochère,.on it une insertion : Oma Nipa, ce qui signifie : Toi dot. Une autre: Gaganotawasici : priez pour elle ; et, plus bas, deux petites croix couvrant les tombes

1 Tao, da haut du monticule, est ravis.

sante. C'est incroyable comme en cet endroit, un des lus charmants peut-être an. monde, le grandiose at

L'ouraouus evPEmEuR 266

le majestneux s'allient constamment au gracieux et au pittoresque, Cest ei surtout que l'on remarque le contour si parfait et ai harmonionx de la baie de Ia Mission, et ln anceuseion indéfinie des autres haies avec leurs pointes s'vançant dans Le la, leurs flots détachés et leurs rivages de. sable fin un de granit étagé, contemporain des premiers ges du monde,

Lo cimetière des Indiens est entouré d'une petite paliseade, au delh de lagnelle commence Le cimetière protestant, d'est, celui où sont enterrés les employés et les sorvironrs à aie d'Hudson

Au Loin, om aperçoit la pointe à la Barbe, ainsi dénommée de a traditionnelle contume des employés

LaCompagnie d'y arriter pour se fire Ja barbe, avant &'arriver an poste et de «y présenter à monsieur le facteur, Et maintenant que nous y avons conduit le Acteur Iui-même, nous allons pénétrer avee lui sous le toit de l'un dus postes de ootte oélübie et impo sante cop Gé pendant si longtemps

cesse absolue do toute là partie soptentri de l'Amérique britannique, réputée inhabitable et inacocssible, mais rendue, depnis quelques années, si habitable @f si accessible, que tons les yeux ae tournent. vers elle at qu'un elle se fondent les plus

grandes et les plus Jgitimes espérances.

LE FORT DE TÉMISCAMINGUE

LLe fort” ou poste de Témiscamingue est situé sur lu rive gunche de l'Outaonas, vis-h.vis de la Mission C'est un des plus anciens de la Compagnie de la baie d'Hudson: sa fondation remonte à plus de eunt tente ane. I n'y a plus trace aujourd'hui du premier poste epvstruit à cette époque ; celui qui l'a remplacé, et que l'on appelle le “ vieux fort,” date de 1811; il est eneore debout, solide sur ses larges at fortes assises, quoique portant sur sea murs ézanés et jsuis l'empreinte respectueuse du temps. On sen sert aujourd'hui pour emmagasiner les énormes quantités de marchandises et de provisions que lu Compagnie de la baie d'Hudson entasse dans ses dépôts. C'était jadis la seule construction qu'il y eût dans toute le contnée du Témiseamingue. Le facteur de la Compagnie, ses commis et ses employés Yhubitaient et y tenaient un magasin ouvert aux Indiens, qui venaient y recevoir des marchandises en

L'ouraouus sure 267

échange de leurs paliteries Depuis dixhuit ans, on a construit un nouvean poste, qui sert uniquement

magasin de détail; le logement du facteur, ou principal employé de la Compagnie, est aussi une eonstmetion séparée du magasin et absolument pri vée. Quant au * vieux fort” il et fermé aux acheours, 6€ seuls es commis dé Ja Compagnie ÿ pénbtent pour renouveler le stock du magasin

I ne faut pas que cette appellation de * fort” veille chez le lecteur l'idée d'anc forteresse véritabl avee des rempart, des fosés 6 dus meurtrières ; 100, les fort de la Compagnie de la baie d'Hudson n'ont jamais eu ect asjuct belliqueux ; cétait simple. ment une habitation doublée d'un magasin, conse truite em mura très épais, et entourée d'une encointe de pieux d'une quinanine de pieds de hauteur, pour la préserver d'une ataque possible des sauvages qui aumient eu quelque sujet de mécontentement.

Von jet un regard aux la partie septentrionale de l'Amérique britannique, on verra qu'à crains en. droits particulièrement fvembles le long dea grandes rivibres, mais surtont À leur embouchure, de même qu'à a échange des lacs quelque importance, depuis Le Labmdor juen'aux monsauacs Rochouses la Com.

pagnie de La baie d'Hndson avale établi des postes, où

les Indiens de la négion environnante venrient

apporter leurs pelleteres ei faire leurs achats de pro-

268 Louraovars SUPÉRIEUR

visions et de vêtements. Ces pelleeries aient en. suite transportées, dans des eanots manœuvrés par des hommes au service de la Compagnie, jusqu'aux factomeries d'York et de Moose, situées, la première à l'embouchure dela rivière Nelson, sur la baie d'Hndson, la seconde, à l'embouchure de la rivière Moose, au fond de la baie de James, De Ed elles étaient expédiées en Angleterre sur les navires de Ir Compagnie, qui faisaient en moyenne deux voÿ ges par année. Au retour, il apportaient, dans

dloublées de fer blanc, toutes les marchandises dont I Compagnie avait besoin pour faire ses échanges avec les Indiens. Quant aux provisions elle les faisait venir du Canada, excepté toutefois a farine, qu'elle importait dans ses propres navires par la baie Hudson, afin d'éviter les droits d'entrée; elle en approvisionnait ses nombreux postes, et réalisa sur ce sul article des bénéfices énormes. En outre, elle ait très parcimoniense à l'égard des sauvages qu'elle employait au transport de ses marchandises 3 lle les rationmait impitoyablement, en sorte que “ceux-ci étaient souvent obligés de prélever sur leurs ges, toujours insuffisants, de quoi s'achoter un com plément de provisions. C'était surtout le riz qui était distribué par petites rations, Mais iln'en est plus ainsi de nos jours. La suppression du monopole du com méroe de fourrures, monopole que la Compagnie de la

L'ouraovus surémerR 269

baie d'Hndson revendiquait et qu'elle s'est effroée de retenir jusqu'en 1867, l'arrivée des blanes ct Ia comourence établie enên librement sur le vaste territoire qu'elle prétendait Ioi appartenir en propre,

ont changé la fuoe des chosea, fat baisser le prix

des provisions et oblige la Compagnie à payer plus cher aux Indiens leurs pellesries, en même

mps qu'à leur farine à meilleur marché 1), enfin à bien nourrir ét à bien payer ceux d'entre eux qu'elle em

Pendant l'existence de la Compagnie du Nord.

Ouest, qui fut longtemps une terrible rivale pour celle de la bañe d'Hudson, et qui avait auesi de nom. eux postes échelonnés dans l'intérieur de V'Amérique britannique, au delà du 4%e degré de latitude, il y eut souvent des rencontres sanglantes entre es hommes engagés au service des deux come pagnies, et que éloignement des licux, l'absence absolue de commumnioations mettaient en dehors de atteinte du là justes. Les commis du poste de l'émiscumingue ne sontsient pas pour commercer avec les Indiens, qu'ils avaient parfois de bonnes raisons de rodouter, La traite ae faiait par une asples d'embmanre pratiquée dans le mur du vieux age de be d'un, Anjou le ue Le rend plu que

L'ovraoUS SUPÉRIEUR fort, an deuxième étmgs. Les Indiens y montaientun à un et y présentaient leurs pelleseries, lorsqu'ils vient pu toutefois se rendre au poste sans être

Nord-Ouest.

D'un grande fenêtre du fott, d'où la vue embrasse

Ja partie supérieure du ir de Loin

Les Indiens, ét l'an se préparais à les recevoir. On envoyait aurdevant d'eux des messagers spéciaux Crunmers) pou les gngner et les enlever aux agents de la compaguie rivale. Celle-ci avait aussi expédié res ÿ, de leur @fté, s'eforçaient de réeuir à eux les Indiens on de les détourner de suivre leurs concurrents. I se précipitaient à envi des ans des autres au les pelleteries de l'Indien et so les dispntaient sous ses yeux. Le bullot de peuux restait aux mains da plus rt celui-ci s'en exaparait, le chargent sur sou d enduit au poste, il était de ceux de là Com! 2 d'Hudson, pendant que de sauva sieur qui fait porter Ou suit que l'établissement de la puissante Com yagnie de La baie d'Hudson remonte à l'année 1670, la vingt-deuxième du règue terre. L'acte qui

L'ograovais svnéRreuR 27:

1 Char par a gr de Dion, Roi d'Anglere, d Bt, de

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Atenda que note tnt biens cuis Le prive Haye Christophe de d'Alain, Will, conte de Care, Heat} Rob ne baron ir Pre Colon aranet, rit Era Hung, chavaler da Bain, ai Feu Nas, chu Hayes, John Kk, Faucds Millnsto, Wôlian Pnéraun, Job Feu, écaien, kan Prune ei fr de Let, ont, grand fe dépens, anti ane expédition à Le Bnis Hdi, dus L arts oroud de l'Amérique alu d'y dés ra araren ae à me de Se pa y fine e con are de plates, mind ce aus canot Importants, arts pour Des eucorage à Jouer plan lin Pobjt de La

nes que, dre de arr dos fut tuant an be tre publie de noëe pans st d'mouger Le die entrepras, re rep move, 07 do, rtf et cos, pa dits, ete, Gui l'ésméatian des noms etés cdreus) le pon dr de cat en er pou nom Ds costs de Fat t de nom sous mu de Le Gauvereur ae Compagnie arenanen d'Anieon ient À ana dec bas d'Hud Den Ft pont ira aa sont de note volent et de mi Go Vo éprynes avons Bt, mom et conti, ee Fa semour eos ou di sous, Le privee Hapet,

L'ouraouAIs SUPÉRIEUR

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Tel ait Je tit de la bnie d'Hudson prétendait naguère avoir non seulement le monopole exclusif du commerce des pelleteries, mais la propriété même du teritire sétendant depuis les bords de la baie d'Hudson

en vertu dhiquel le Compagnie

jusqu'aux sources des rivides et cours d'eau qui s'y

jettent, Cette prétention, elle a mé

tente jusqu'en

1868, alors < gouvernement dire l'agobs dé poux ÿ faire

où individuel de colenisti Pindustrie, à.

prodigiouser minénle sont

Bien diffé baie d'Hudsor du Nord-Oue gaise en An diet le | merce des pel éhands exnadi tureuses expé ges Rocheus lac Supérieur, Rouge, sur | Neon et € d'Hudson.

eut été con

L'ouraouus suréueun 978

1868, alors qu'elle &t ovssion de tous ses droits au gouvernement canadien. C'était simplement. inter ire l'acobs de La plus grande partie du Nord-Ouest, pour ÿ fuire la traite, à toute entreprise collective où individuelle ; é'étaie encore. repousser tout. essai de colonisation et fermer à jamais à là culture, à l'industrie, à la vie et à le civilisation, une région prodigieusement étendue, dont la fertilité ta richesse minérale sont inépuisable,

nl

Bien différente de celle de In Compagnie de la aie d'Hudson avait &£ I formation de la Compagnie du Nonl-Ouest, An temps de La souveraineté fran guise em Amérique, les "coureurs des bois” qui étaient les principaux internédiaines du come merce des pelleteries cutre les sauvages et les mar. chanda cnadiens, 'étaïent avanoés, dans leurs aven-

tureuses expéditions, jusqu'au voisinage des monta. gnes Rocheuses. Ils avaient établi des postes sur le lac Supérieur, sur lo lac Winnipeg, sur la rivière Rouge, eur la Saskatchewan, et sur les fleuves Nelson et Churchill, qui tombent dans la baie d'Hudson, Plus tard, peu après que le Canada eut été conquis pur la Grande-Bretagne, les mar

ma L'OvAOCAIS SUPÉRIEUR

chends anglais de Montréal et de Québee, qui roprirent le commerce des pellctarics,-marchèrent pas à pas eur les tranea des coureurs des bois, d'abord mesurément et avec cireomspertion, comme fuient une expérience douteuse, et, du reste, (rès mal accueillis par les diférentes tribus indiennes qui regardaient les Anglais comme les auciens alliés des Ircquois, leurs ennemis invétérés; puis la Le rent avec résolution et aves âproté, stimulés qu'ils aient jar le aucels et par l'extension de leurs opérations Plusieurs d'entre eux, notamment Joseph Frobisher. et Peter Pond, avaient même poussé fort loin des reconnaissances, jusqu'aux régions de l'Athabaska et du Churchill, et en étaient revenus, après avoir eoura tous les dangers et enduré toutes les privations dans des pays déserts, où ils n'avaient trouvé

d'antres moyens de subatance que la. chu péche, mais où, en revanche, ils avaient ré attirer à eux les Indiens Chipouyane, qui, d'ordi. maire, allaient porter leurs pelleteries à la fretororie d'Yoik.

Fons de l'expérience aoquise pendant quinze où dischuit ans d'opérations, les marchands du Crnade qui faisaient le commerce des pellteres, formbrent, dans le eours de 1783-84, une société sous lo nom de “ Compagnie du Nord-Ouest” et en confèrent la direction à deux maisons de commerce jouissant de

L'OUrLOUUS suPémIER 25

beaucoup de arédit ct de considération, la maison Benjamin et Joseph Frobisher, et celle de Simon MacTvish. Dès ce moment, le commerce du nordouest de l'Amérique fut établi sur des bases plus

lides qu'il ne l'avait jumais été, et la nouvelle société fe an moins autant d'affaires que lu Compa-

uie de la baie d'Hudson, dont let établisoments étaient pourtant bien mieux situés que les siens. (1)

De là était néaultée entre les deux compagnies une rivalité qui souvent dégénérait en vixes sanglantes. Elles avaient toutes les deux à Jeur service run grand nombre d'hommes, qui parfois se ivrèrent de véritables batailles rangées. La Compagnie du Nord Ouest employai, pour sa part, cinquante commis, soixante et on2e interprètes et commis d'interprètes, on2e cent vingé rameurs ou conducteurs de canot, et

rente-cing guides. On désignait cctte bande d'eu ployés par le sabriquet de “ mangours de cochon.” Ils se Jouaiont ordinairement à Montréal, et leur voyage durait depuis Je premier mai jusqu'à la fin de septembre. Les guides rcovaient pour salaire de ait œents à mile livres, avec un habillement co

mable ; les patrons, où chufs de eanota, de quatre à six ent Livres ; et les rameurs, de deux cent cinquente à trois eut cinquante livres, avec uno cou.

L'oUraOTAR ECPÉRIEUR

verture delains, une chemise et une paire de grandes culottes. Ils étaient nourris aux dépens de la Com. pagnie, pendant tout le tempa que durni leur voyage. En outre, on leur permottit de trafiquer avec les sauvages, ce qui rapporait à plusieurs d'entre eux

plus que la valeur de leurs gages

Les guides, qui étaient d'une grande utilité pour a Compagnie, servaient ani d'interprütes, On leur donnait une certaine quantité de. marchandises, et, en outre, de mille à trois mille livres d'appointements

Les condueteurs des canot se divisaient en doux classes + les maltres d'équipage, les pilotes ou timoniers formaient le première ; el les rameurs, la seonde Ce qu'on fournis aux pilotes et aux mattres d'équipage, indépendamment de leurs gages, ansistai en deux couvertures de laine, deux chemises, deux paires de culottes Longues, deux mouchoirs de ou, quatorze livres de tabac en carotte, el quelques autres petits articles. Les rameurs récevaient les mêmes objets, à l'exception du tabne, dont on ne leur donnit que dix livres. Tons ces gens étaient désignés sous les noms d'hiverneurs et d'hommes du Nord. Plus de sept cents sauvages, hommes, femmes où enfants, étaient attachés aux rumeurs et nourris aux dépens de la Compagnie (1)

un.

PouraovuIs suPÉREOR

Lorsqu'on s'était procuré le nombre do cenota née eussaire, que les marchandises étaient emballées et que la fonte des glaces avait rend les las et les rivières navigables, la lotte partait de Lachine, à huit milles an-desus de Montréal, Chaque canot avait dix hommes d'équipage. On y embarquait tout le

bagage de ces dix hommes, soixante-cinq balles de marchandises, pesant quatre. vingt-dix livres chacune, six cents livres de bison, deux cents livres do petit salé et trois boisseax de fèves.

En quittant Lachine, les canots se rendaîent à Sainte-Anne, prês de l'extrémité occidentale de île de Montréal, où les voyageurs se trouvaient À le vue dx lac des Deux-Montagnes. C'est de cet endroit

lement qu'ils eomptaient commencer en réalité leur voyage, parce qu'il ÿ avait Ià une église con sucrée à suinte Anne, protection des “ voyageurs (1)

(D) (Passage trait du Soon Macs de 1841,pour Le journal l'Issrtrer, de Quéte, par D. J. Tessier.)

Lan royagran” union sont poutre Le homes le ln Antennes, et on même temps des Pnjayex nca es grue oanot d'ééts de palais compagnie qi BA he cum de ourame en Kb Out 1 Eros Montréal platampe etrvriennent l'antenne, Quel ot eg por et nombre d'une a vers del op ie dau intriur du pays. Daun Le voyage en montant, er

278 L'OUTAOUAIS SUPÉRIEUR Ce voyage, commencé dans les premiers jours de

mai, se terminait à la fn de septembre, lorsque

« voyageurs” étaiant arrivés au Grand-Portage, à

extrémité occidentale du lac Supérieur. Le Grand.

Portage était le rendez-vous général des hommes de

la Compagnie, de ceux venant de Montréal avec les

marchandises comme deeeux venant dufond du Nord. Ouest avec les pellteries, Là on échangeit les unes contre les autres, et les deux bandes d'employés repremaïent la route qu'elles venaient de. suivre 11 se trouvait I quelquefois mille à douze cents

hommes réunis, se livrant à leur gré à l'absorption

sci ont chars de courrtre de ne, d'emveri, de onde à er d'antan qu seront au le ve ee nur

us aus eu dent ls arabe font ao Mot, par que par are it, guet à cs ok lus convenant, ue ci de compagnie dans les page de le ol d'au. La ets ll iranartés aout als de

Air emnt uvre, tdi, dune meet quan Rem pui be rte à ven Le

Aus rte Le yen

ang Br de ie. Alors on désarge Le canot, et on porte

L'OUTLOUUS SUPÉRIEUR ms

des boissons fortes, ayant souvent dispute entre eux, et, cependant, montrant toujours le plus grand respect pour les agents et les associés de la Compagnie, qui étaient relativement en petit sombre et qui a'avaient aucun moyen légal de se faire obéir. Telle eut la mauibre dont la Compagnie du Nord-Ouest a fuit le commres des pelleteries, pendant bon nombre d'années, jusqu'à ce qu'elle se soit fondue dans Ia Compaguie de la baie d'Hudson, en 1821. Aujourd'hui cette dernière n'a plus à rodouter de concurrence “rganisée en grand ; mais le commerce des pelleteries étant devenu absolument libre, les Indiens peuvent

repars Les chargent ur Leurs éanles Je lt bord des; De Lactart autant d'haumes gui et nés pour Le parer, Lattes joint Le bngn et es matchandl, an attehans Leu fade ave ne bande ci le pat ane derant he te Un pt cc cpabl de ouai cg ponts Are deu courants, Ale + équipement nine, eut Be paré pur un al home.

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La Proridame a manque, «2 étre ane pri ma où de onde dun beat prépare dun Rap 0 tango de rhum. Où prépare De era pe pas mis, een part de bn, mais, ct golgnsis En e qulqe gris que a nourri, voragrer au

280 L'OUOUMS SUPÉRIEUR aller vendre les produits do leurs chasse où et à qui bon leur semble et ik ngué de payer leurs psovisions moins her, tout en ayant un meilleur prix de leur marchandise.

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On serait porté à croire qu'aprés In chasse auns tève ct sans reliche qu'on a faite aux animaux À fourrures, depuis plus de denx. siècles, la plupart

Shen ant at la, mé avec lapoir de one d'un

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a vigueur dan ae pnib voyage

Ce pm alert d'un Al ester à l'nslrité abc de solde par es st de vies intreus Lu sers adiaie de I cit et de La ve I lu joyeuse, fut pa Deancop propre à mer un yen br A7 cependant, gone cho ana sa à Cu Same go 6 de venger de aben des où lle, D ie pa bascoup de se Fr, dat Ds Voyages ne stand us généralement lin de arr va. Jet

eut pu de Se posté dans no tons dar men mire toire au Te dr cv dans Le chan dau rage

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L'ouraovus evréemor 281

d'entre eux ont dispare, ou, du moins, sont près de

teindte, ou ont émigté vers des latitudes à peu après inaccessibles, comme La baleine, qui, poursuivie de mer em mer, a fini par se réfugier dans l'océan Gcial

lon est ainsi, à la vérité, pour quelques-unes des

randes espèces, tlles que le bison, qui, naguère, parcourt en troupeaux innombrables les prairies de l'Ouest, et qui n'existe plus anjourd'hui qu'à fut d'exception, grâce à la guome d'extermination aveugle, insemsée, stupide, qu'on lui a fuite. I em est aim, dans une certaine mesure, du astor, ms Longue Hire ant spl d'inde tonchants, ai ut ral d'un bo at, tgue pou tte tuer Dane de atcas des mms, reave a de Dune ob er partage on a

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ans d'ée du nurgs et ne arlenent dégaut de aareent adapté à 1 variation des rapdes peu profonds Aus où soda 2 Di dei Dons do Bag à pe ps,

Bip d'antenne palmes iso ce Mgr, ul ont de

qui tout en étant encore relativement abondant, à

4 émigrer d'un bon nombre de nos lacs et de nos rivières où il élovait judis ses ingéniouses eonstrac. tons. Len ser aimi peutêtre avant longtemps de l'orignal, ou élan d'Amérique, qui es le plus grand curf du nouveau monde. Autrefois l'orignal abon. ait en Canada; on le trouvai: même fréquemment au sad, jusqu'aux bonds de l'Ohio. Maintenant, aux Etats-Unis, pour le rencontrer, il faut pénétrer dans Les forêts les plus septentrionale, ou dans le bois que renferme le pare national de Vellowstone. Dans'la province de Québee, les chasseurs l'ont petit à petit

a pre à pra, a pla depui out jusqu l'autre bou, Es da one not tot enblble. Ou mov ls sorte Gus Len am comes eaeuble ave des me de on eat aa ar at mate Ga a forme qur fn plat bord et des pes Anar as Les bas de ur d'une cale. Ou: out 0 med. La cl où Le fond hr ls ct at us D ton sut clés en dede, Le cube a Longueur ds té du ensot ete ge ve Le core, et iiane get

et, ant à ufr de La La more séstans a et Eat qui ne Pet md ho,

L'ouraouus surémeue 283

fuit disparattre du territoire du Saguenay et des forts qui s'étendent en arrière de Québec. Il s'est séfugié d'abord dans Ia vallée du Saint-Maurice, puis dans cell de la Gatinean, et enfin dans la région du

Téiscaraingue, où l'on en fait un véritable masracre. Lagon tro ds ramiants fus de l'Amérique da ju ail, 2 name

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de va deals sésendaot d'un aan à l'autre,

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284 L'ouraovus SUPÉRIEUR

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sos où de a valioude de portmen, Le joe nt pas eu où l'oral part de ns rt, ns ds es mme so nova Le consint crane on ere de as. Une 1 da Nosress-ruseich, été 1 y

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À Prier, Au moyen dun soupe doang en té, mare és 29 not pet re sdaiement changés, € ae naeur de Parent ad bsncoup le tte d'un bu, — don à puce, — tr ques même dmpe Pons de lat pou pre à dn not put 6 à Du rementant Le ga he ptet des men re ae one 438 pd dati ie cn, 7 à de np, Fame de Para vie À tout 4 Le aura les Jeu sta

L'opraoUus surÉREER 285

He dé pla anne que 1 cha à V'gul a com ue clement rock D nt al trop lin pat Le Fr a peine emyoce le rt L'envoi. de chemin de He du le Siam 06 duo Témanamimgne à QD les ire dep de aux él, à Le viva qar trees ao Dam age, ation dues ee Jardi, mas ri aitb ae no de Qudbee, dora var lncondie, abondant en Jeu Poumes ble in, et de oi org on be d'oial dot le aa Jet tue de prélein. ÎL en exute encm on mas gaud ombre da Les montagnes du Labmur, mie Le Mootaguas le eu ent chum. Vases frontières da ain, ent rue entame”

A pou ob ve ef an moine al de donnes

A Cup Sarnia hé en de at, Le danger usb, A rt À Le mdr ds euvages, ab d'exderDajeie

29 Toute, dans l'Etat de Mae, Li pre ls. U amende de 109 dole, dent de moitie ve ie à eue qui at un ln où Capa phil. Ou ne pat Ghavar 4 ina Ga Vote Ré de mpsulement tes fort dan le Malte, La ane din d'avenir lat “mnt, pour 'empares el peut de annee el, un choeur savent À Fe pendu 1 son 6ù 1e Be tattie, Lara et quil mn écpares, tend mal de lamapde, La bu maire arage avc ai Le ul, e nr en a de Éune que de empable a dt payer. Le éhsour a alt led dut procure pair une bal cage «1 de préc

dpi.

286 L'ouraovais surénreun Ce n'est pus tont de faire des lois, malheureuse. ment, I faut en

avoir en assurer l'exéeution,

En Tai qul' as te eut au à

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